N’avez-vous jamais eu la curiosité de savoir s’il est possible de vivre son quotidien sans carte SIM ? Ce qu’il est possible de faire et ne pas faire ? Pour vous, chers lecteurs et chères lectrices de FrAndroid, j’ai passé plus d’une semaine sans forfait mobile.

Aujourd’hui en France, les abonnements mobiles sont plus accessibles que jamais. L’illimité est à la portée d’une grande majorité des bourses et la qualité du réseau est, quoi qu’on puisse en dire, plutôt solide sur une grande partie de la France métropolitaine.

Mais est-ce qu’il est possible, d’un point de vue théorique, de se passer entièrement d’une carte SIM ? De ne plus payer le moindre abonnement mobile et de naviguer au fur et à mesure des réseaux sans-fil gratuits ? Est-ce que les contraintes sont assez soutenables pour envisager un tel geste ? C’est exactement ce que j’ai voulu découvrir cette dernière semaine.

Comme j’ai pu passer quatre mois sans carte SIM en Corée du Sud, non sans soucis je l’admets, j’ai pensé qu’il serait intéressant de faire une comparaison. Il est temps de voir ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire sans carte SIM.

Posons le contexte

Personnellement, je me considère comme un gros consommateur de données. Il n’est pas rare que je dépasse les 50 Go de données par mois (merci Free). La raison est simple : je ne capte pas le WiFi dans une grande partie de ma maison. On ajoute à cela le fait que j’aime regarder mes vidéos avec la qualité maximum et que je regarde beaucoup de vidéos, et on comprend comment je fais pour consommer autant.

Il est maintenant temps de parler de ma stratégie : je me débarrasse de ma carte SIM et je continue de prendre mon téléphone, de vivre ma vie au quotidien. Je ne me connecterai qu’aux réseaux publics et ouverts, sauf ceux que j’ai enregistrés avant de commencer, comme le travail ou le domicile. La question est alors : à quel point mon quotidien va s’en trouver transformé ?

Faire une croix sur Netflix ?

Premièrement, le point le plus évident, celui qui compose une bonne partie de mes trajets quotidiens. Les vidéos.

Qu’il s’agisse de Netflix, d’Amazon Prime ou SFR Play, tous les services majeurs proposent de télécharger les vidéos pour les visionner en hors-ligne. Même YouTube offre une telle option, mais il faut payer un abonnement pour en profiter…

Donc pour les vidéos, hors YouTube, c’est très facile de se passer d’une connexion internet. L’autre habitude que j’ai acquise dans le train est de consulter les actualités de la journée ainsi que mes flux de réseaux sociaux. Quand j’étais en Corée, il me suffisait de me connecter à un réseau sans-fil gratuit, disponible dans toutes les gares. Pour se connecter, il fallait compter 5 secondes au maximum, ce qui me laissait le temps de charger une page à lire avant d’arriver à la station suivante, d’arriver à la station suivante, de me connecter, de charger une nouvelle page et ainsi de suite.

Essaie encore

En région parisienne, c’est un peu moins… systématique. Sur la ligne RER D Sud, que je parcours quotidiennement deux fois par jour, je ne capte aucun réseau Wifi gratuit à l’aller (même si je capte une imprimante HP sans que je ne puisse voir le moindre bureau à proximité) et au retour, il y a du mieux.

En effet, je trouve le réseau gratuit de la SNCF dans certaines gares, mais le processus de connexion peut varier entre 5 secondes et 35 secondes, notamment à cause d’une vidéo de publicité qui ne peut pas être passée.

Alléluia !

Or, en 35 secondes, le train a le temps d’arriver en gare et de repartir… sans que je ne puisse charger la moindre page.

Une fois arrivé au bureau, c’est comme si j’avais une carte SIM en permanence. Entre WhatsApp, Allo (vous avez bien lu) et Messenger, je n’envoie plus de SMS. Quant aux appels, je n’en voyais déjà plus l’utilité même avec une carte SIM. Surtout que la qualité audio est souvent bien plus médiocre que Messenger et consorts, quand on n’a pas accès à la VoLTE (merci Free).

Je résume donc pour l’instant : je peux profiter de mes vidéos hors YouTube, je prends un peu plus de temps pour répondre aux messages (le temps de finir le trajet) et je n’ai pas accès à internet quand je prends le train, la faute au réseau trop peu fiable de la SNCF.

Un autre point que j’aimerais préciser : généralement quand je me réveille, j’aime traîner au lit et jeter un coup d’œil à mes réseaux sociaux. Mais sans carte SIM, je n’ai pas d’autre choix que de me lever et de me préparer. Je vous laisse juger si c’est un point positif ou non.

Les tracas du quotidien

Le second jour où je n’avais plus ma carte SIM, je suis allé au cinéma en plein air de la Villette pour regarder La La Land. J’ai donc dû préparer mon aller et mon retour à la minute près.

Il m’a fallu télécharger toute la zone sur Google Maps, qui permet de rechercher des endroits en mode hors-ligne, mais ne propose pas d’itinéraires si l’on n’est pas connecté à internet.

Et malheureusement, même à Paris, ce n’est pas évident de trouver un réseau sans-fil gratuit. J’ai tout de même pu rentrer chez moi par mes propres moyens, mais je dois admettre que par moment je n’étais pas parfaitement serein. Et une fois que l’on sort de la ville, il est quasiment impossible de trouver un point pour se connecter à internet gratuitement, en dehors des grandes chaines de consommation (type McDonald’s) qui proposent un tel service.

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Et parfois, au quotidien, il y a des imprévus. Comme par exemple, tous les trains qui sont retardés ou quand il faut joindre impérativement quelqu’un.

Dans ces cas, j’ai pu me débrouiller pour trouver un point d’accès ouvert et me débrouiller, mais pas sans m’inquiéter auparavant. En Corée, bien que j’eusse été incapable de lire le moindre panneau, je ne me suis jamais inquiété parce que je savais que j’étais à proximité d’un réseau sans-fil. À Paris et surtout dans ses alentours, rien n’était moins sûr.

Évidemment, si vous êtes accompagné, c’est beaucoup plus simple. Il suffit de demander d’activer le partage de connexion ou de prêter son téléphone le temps d’un appel.

Une semaine très galère

Si on exclut les quelques fois où j’avais besoin d’une carte SIM, on peut penser qu’il n’est plus trop nécessaire de payer cet abonnement. En effet, à partir du moment où j’étais chez moi ou au travail, mon téléphone était toujours connecté et je pouvais joindre qui bon me semblait. Mais ce serait oublier tous les coups de stress, dont certains qui ont failli me faire regretter de me lancer dans cette aventure.

Pour conclure, je pense donc qu’il est encore trop tôt pour s’affranchir d’une carte SIM en France, même en région parisienne. La couverture en réseau sans-fil ouvert est trop ténue et, à moins de savoir exactement en quoi consiste son lendemain, l’expérience est trop désagréable. Dans quelques années, il sera peut-être possible d’être constamment connecté sans débourser le moindre centime, mais en 2018, il est encore trop difficile de se passer du confort d’une carte SIM et du forfait mobile qui lui est joint.

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