
Ce n’est pas une nouveauté totale puisqu’il a déjà été présenté au CES en janvier dernier. Cependant, c’est la première fois qu’il était présenté chez nous en France. J’ai pu jouer un peu avec et voilà mon ressenti à chaud.
Commençons par le nom. On parle ici du Vinabot AI Talking Frame. Derrière ce nom à rallonge se cache un cadre photo numérique un peu plus évolué. En fait, tout repose sur un chatbot, ChatGPT en l’occurrence. Mais plutôt que de n’avoir qu’une voix, on y gagne l’image. À partir d’une photo, on peut animer la personne choisie pour qu’elle incarne l’IA. Le système utilise la technologie digital-human de LAiPIC qui « transforme de véritables photos en humains numériques expressifs, capables de conversation en temps réel et de réponses émotionnelles. »
De base, le cadre de Vinabot intègre une série de personnages connus comme Alfred Einstein, Isaac Newton, Harry Potter ou Mona Lisa. Mais il est aussi possible d’ajouter ses propres photos et c’est là que ça devient bizarre.
Un résultat bluffant (et un peu malaisant)
Lors de ma session, j’ai pu voir un membre de l’agence de presse me répondre sur la météo du jour, animé comme un pantin par l’intelligence artificielle. Même la tessiture vocale est clonée. Bon, là ce n’était pas entièrement convaincant puisque l’étape de calibration se fait en anglais. Les réponses dans la langue de Molière y gagnaient donc un accent so british. Mais la persona numérique était convaincante.

Néanmoins, j’étais bluffé. Et en en discutant avec d’autres journalistes présents, s’est vite posée la question des dérives possibles, comme faire parler les morts. Oui, c’est techniquement possible puisqu’il suffit de donner une photo et un contenu audio à l’appareil pour qu’il régurgite un avatar IA réaliste. D’ailleurs, c’est un axe de communication de Vinabot dans son pays d’origine, la Chine, mais pas chez nous. Cultures différentes.
L’AI Talking Frame propose aussi un mode studio créatif qui génère des images et vidéos à partir de textes ou de photos et un calendrier dynamique.
Deux modèles et des prix conséquents
Ce concept se décline en deux modèles : un de 21,5 pouces (1920 x 1080 pixels) et un second, plus petit, de 10,1 pouces (1920 x 1200 pixels). Tous deux disposent d’une belle lisibilité. On a un angle large de 180° et une surface en verre mat antireflet. Tactiles, les écrans se contrôlent aussi à la voix. Ils sont alimentés sur secteur et embarquent 32 Go de stockage. À cela on peut ajouter des connectiques USB-C et microSD.

Vient enfin le prix, la douloureuse même : 999 euros pour le plus grand et 499 euros pour la version mini. Oui, c’est très cher et d’ailleurs, de l’aveu de certains la destination de ce produit en France sera plus le commerce, les musées ou showroom que nos salons.
Les deux modèles seront lancés en juillet.

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