J’ai essayé l’Acer Predator Atlas 8 : de sérieux arguments pour défier le Steam Deck et la ROG Ally

 
Acer retente l’aventure console PC portable avec la Predator Atlas 8. Elle embarque notamment une toute nouvelle plateforme Intel plutôt prometteuse.
Acer Predator Atlas 8 // Source : Frandroid

Le Computex 2026 est marqué par deux préoccupations : rivaliser avec le MacBook Neo, et investir dans le format console PC portable.

Popularisé par le Steam Deck et l’Asus ROG Ally, le marché attire désormais toutes les marques de l’écosystème. Acer s’y est essayé plusieurs fois, sans trouver la bonne recette. Le Taïwanais revient à l’assaut avec un nouveau partenaire, Intel. Voici l’Acer Predator Atlas 8 que nous avons pu prendre en main sur place au Computex.

Expérience Xbox et Intel inside

En quelques mots, l’Acer Predator Atlas 8 est une console portable sous Windows 11 Home équipée d’un écran LCD IPS de 8 pouces au format 16:10 (1920 x 1200 pixels) avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz.

Comme la Xbox Ally, elle propose l’expérience Xbox plein écran développée par Microsoft pour optimiser l’usage de Windows 11 sur ce type de machine.

Surtout, sous le capot, on retrouve une puce Intel Arc G3 ou G3 Extreme, selon le modèle. Cette toute nouvelle puce tout juste dévoilée par Intel est très prometteuse.

Il s’agit d’une puce entièrement conçue pour les consoles portables, avec une partie CPU Panther Lake de dernière génération, et un GPU basé sur l’Intel Arc B390 et l’architecture Xe3.

On retrouve plusieurs technologies poussées par Intel comme le Thunderbolt 4, le Wi-Fi 7 et le XeSS 3. La puce graphique intègre en effet des cœurs dédiés à l’IA pour concurrencer le DLSS de Nvidia. Un avantage net face à AMD.

Une console portable encore un peu immature

Nous avons pu faire quelques parties de Forza Horizon 6 sur la Predator Atlas 8 lors du Computex. On en ressort avec des points convaincants, mais aussi quelques bémols qui nous semblent montrer qu’Acer a moins d’expérience, pour le moment, sur ce type de produits.

Acer Predator Atlas 8 // Source : Frandroid

La Predator Atlas 8 se présente dans les grandes lignes comme ses cousines de MSI ou d’Asus. Vous avez une console monobloc avec l’écran au milieu, et des manettes de chaque côté. Le châssis en plastique est de bonne facture, assez semblable à ce que l’on retrouve sur le marché chez les concurrents.

Sur ce premier essai, les performances de l’Intel Arc G3 Extreme nous semblent bluffantes. Nous avons pu faire tourner sans problème Forza Horizon 6 à 60 FPS avec les réglages élevés et le XeSS en mode performance.

On aurait aimé un écran Oled, mais l’écran LCD de 8 pouces est tout de même plaisant aux yeux. Le format 16:10 permet d’agrandir la surface d’affichage sans trop faire grandir la console. C’est plutôt bien vu.

Acer Predator Atlas 8 // Source : Frandroid

Avec 810 g sur la balance, l’Atlas 8 n’est pas un poids plume, mais le confort est bien là, console en main. Parmi les points de distinction de l’Atlas 8, il y a les deux modes configurables pour les gâchettes LT et RT. La console propose un petit levier physique pour chaque gâchette au dos qui permet de débrayer ou non la course de la gâchette.

Acer Predator Atlas 8 // Source : Frandroid

Cela permet de profiter de toute la course de la gachette sur des jeux comme Forza Horizon pour bien régler son accélération, ou alors de réduire cette course pour avoir une gâchette très sensible, plus adaptés aux jeux d’action.

Acer Predator Atlas 8 // Source : Frandroid

On avait promis quelques bémols, les voici. Si les gâchettes analogiques sont à effet Hall, ce n’est pas le cas des deux sticks à l’avant. Ils seront donc sensibles au drift à la longue.

On n’est également pas du tout convaincu par la croix directionnelle proposée par Acer. Il s’agit d’un grand bouton rond avec les directions légèrement en relief.

Et la question du prix

La console Predator Atlas 8 d’Acer sera proposée à la fin de l’année, à partir du mois d’octobre 2026 en Europe. Pour ce qui est du tarif, il devrait dépasser les 1000 euros pour la version Extreme, et se placer légèrement en dessous des 1000 euros pour la version classique.

Difficile d’être surpris par ces tarifs après la hausse de prix vertigineuse du Steam Deck. Il s’agit des nouveaux prix du marché et tant pis si le pouvoir d’achat des consommateurs n’a pas suivi.

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