Concurrent de Bambu Lab : Mova a lancé une imprimante 3D avec jusqu’à 36 couleurs et changement de buses automatique

 
On savait que Mova voulait conquérir la maison, mais on ne les attendait pas là. La marque vient de dévoiler la Palette 300, une imprimante 3D qui s’attaque frontalement au roi du secteur : Bambu Lab. Et ils n’arrivent pas les mains vides : leur système de gestion des couleurs pourrait bien renvoyer l’AMS au vestiaire.

Mova débarque au CES avec 19 gammes de produits. Aspirateurs, robots piscine, tondeuses, et maintenant impression 3D. C’est ambitieux, mais c’est risqué.

Le piège classique des marques qui veulent saturer la maison connectée, c’est de finir par produire du matériel « moyen partout, excellent nulle part ». Et voici une imprimante 3D.

Bref, il y a encore trois ans, l’impression 3D, c’était pour les bricoleurs patients. Puis Bambu Lab est arrivé avec ses machines « plug and play », rapides et fiables, mettant tout le monde d’accord (et au chômage technique les vieilles Ender 3). Depuis, tout le monde court derrière. Creality essaie, Prusa résiste, mais personne n’a vraiment réussi à reproduire l’effet « waouh ».

Personne, jusqu’à ce matin ? Mova, que l’on connaît surtout pour ses aspirateurs, vient de poser sur la table la Palette 300 et son module RFD-6. Et croyez-moi, ils ont bien regardé ce qui clochait chez la concurrence.

Bambu Lab ou Prusa ne font qu’une chose : de l’impression 3D. Ils mangent, dorment et respirent du G-code. Mova doit prouver que la Palette 300 n’est pas juste un projet opportuniste pour occuper le terrain, mais un vrai produit soutenu par une équipe dédiée sur le long terme.

L’anti-Bambu Lab ?

Le problème du système multi-couleurs de Bambu Lab (l’AMS), c’est le gaspillage. À chaque changement de couleur, la machine coupe le filament, purge la buse, et jette du plastique. C’est long et ça fait mal au cœur.

Mova arrive avec une approche radicalement différente : le système OmniElement. Au lieu de changer juste le filament, la Palette 300 change la buse entière.

La promesse : « un filament, une buse ». La machine embarque un carrousel de 12 buses auto-remplaçables. Vous pouvez mixer des buses de 0,2 mm pour les détails fins et 0,8 mm pour le remplissage rapide sur la même impression. C’est techniquement beaucoup plus complexe à réaliser que le système de Bambu, mais si ça fonctionne, c’est un gain de temps et de fiabilité monstrueux.

36 couleurs, parce que pourquoi pas

Là où ça devient du délire, c’est sur la capacité. En connectant plusieurs unités RFD-6, Mova annonce une compatibilité jusqu’à 36 couleurs simultanées.

Le module RFD-6 ne fait pas que stocker : il sèche. La partie supérieure chauffe jusqu’à 85°C pour déshumidifier le filament pendant que la partie basse l’alimente. C’est un point crucial. Avec les matériaux techniques (PETG, Nylon), l’humidité est l’ennemi numéro un. Mova intègre donc directement ce que les utilisateurs de Bambu doivent souvent acheter à part.

La machine est bardée de 50 capteurs pour surveiller le flux, la calibration et la température. Sur le papier, c’est une fiche technique de rêve pour les makers.

Le piège : le logiciel

Mais attendez. Faire une belle machine, c’est « facile ». La force de Bambu Lab, c’est Bambu Studio et son écosystème logiciel ultra-léché. Mova débarque avec son propre slicer, AtomForm.

C’est là que tout va se jouer. Une imprimante 3D, aussi bonne soit-elle mécaniquement, ne vaut rien si son logiciel est buggé ou mal optimisé. Mova promet une gestion intelligente du nettoyage des buses et des purges, mais c’est un domaine où ils n’ont aucune expérience historique.

Sans oublier le market place de modèles et une bonne application. Bref, Mova a tout à prouver ici.

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