
Cet article fait partie d’un dossier global sur Rebirth. C’est le premier article d’une série de trois, exclusivement dédiée à Angell/Rebirth.
- « Il y a un sentiment d’abandon » : le calvaire des clients des vélos électriques Angell après le rachat de Rebirth
« Il y a un sentiment d’abandon »
Robert Labuthie, que nous avons joint par téléphone, a acheté son Angell Silver le 17 juin 2020, directement sur le site de la marque, pour 2 690 euros. À cause d’un cadre fissuré, son vélo est inutilisable depuis 2023, et est ensuite touché par le rappel.
Depuis, il multiplie les démarches sans résultat. « On a beau essayer de faire des choses, rien ne se fait. Il y a un sentiment d’abandon. On se dit qu’il y a des droits, il y a des lois, il y a un jugement, il y a tout ça, mais derrière, rien ne se fait », confie-t-il. Il parle d’une « catastrophe industrielle » et d’un « gros échec », avec le sentiment d’être démuni : « C’est la première fois que je suis confronté à un problème comme ça. On essaie de respecter les choses, mais rien ne se passe derrière. »

S’il avait choisi l’Angell, c’était avant tout « pour le design » et pour son côté connecté : « On mettait une adresse qu’on ne connaissait pas, le guidon vibrait à gauche ou à droite pour indiquer où tourner. Je trouvais ça génial. » Il vante encore les clignotants et le service de révision à domicile, tant qu’il a fonctionné. « Et puis là, on ne peut plus rien faire », lâche-t-il.
Sa lecture des courriers reçus par Rebirth et Angell est sévère. Il y voit « une communication très policée, qui manque de respect » et résume : « Aujourd’hui, à part du baratin, il n’y a rien. C’est du blabla, de la pommade sur la brûlure. » Robert Labuthie a tout consigné par date : échanges avec l’avocat, échanges avec Rebirth. « Ils ne peuvent pas dire qu’ils n’étaient pas au courant », insiste-t-il.
Une position de « chevalier blanc », selon Rebirth
Grégory Trebaol récuse fermement l’idée que les clients seraient menés en bateau. « Il y a des mots que je bannis complètement. Le mot ‘balader’ notamment », nous coupe-t-il après que l’auteur de cet article a employé ce terme au cours de l’interview.
« Je peux vous donner des témoignages de clients Angell qui nous sollicitent, y compris les jours fériés. Je peux passer dix minutes comme une heure avec un client pour lui expliquer la situation. » Ce qu’il dit ne pas pouvoir faire, c’est exposer toute la complexité du dossier « dans un mail générique envoyé à 5 000 personnes ». Il assume une posture qu’il qualifie lui-même de « chevalier blanc » : sans l’intervention de son groupe, estime-t-il, « personne ne serait allé chercher les responsabilités » et les clients auraient été « floués », la société « fermée ».
Et d’enchaîner : « On ne vend pas des casseroles. Quand vous avez un problème de cocotte-minute, de casserole ou de mixeur, vous prenez le produit, vous le mettez au recyclage chez Darty et vous achetez un autre produit. Mais ce n’est pas possible dans ce cas de figure. » Sur le fond, l’intéressé dit partager la position des clients : « On est dans la même barque que les clients. »
Chronique d’une attente
Le dossier de Robert Labuthie, dont Frandroid a pu consulter la correspondance, illustre cette attente mois après mois. Le 19 mai 2025, Angell écrit à ses clients pour s’excuser de son « long silence » et leur annoncer qu’un « industriel du secteur de la mobilité » s’est montré intéressé, avant une « audience décisive » en juillet.
Le 4 juin 2025, la marque relaie le message du mandataire judiciaire fixant à ce jour la date limite pour déclarer sa créance, en précisant que la démarche « ne vous concerne que si vous avez acheté votre vélo directement auprès d’Angell / Zebra » — les autres devant se tourner vers leur revendeur. Cette différenciation, entre acheteurs directs et clients passés par la distribution, structurera tout le reste de l’affaire.
À l’été 2025, une douzaine de clients se regroupent autour de Maître Arnaud Delomel, avocat rennais spécialisé en droit de la consommation, peut-on confirmer au travers d’échanges fournis à Frandroid. Une lettre recommandée est adressée le 29 juillet au mandataire judiciaire pour obtenir l’identité de l’assureur responsabilité civile de Zebra sur la période 2020-2024 — une information jamais transmise.

Fin août 2025, l’avocat informe le groupe qu’Angell est « sortie » du redressement, qu’un repreneur s’est manifesté et qu’un interlocuteur, John Mollanger, connu pour être l’ancien CEO d’Angell, est désormais chargé des litiges au sein de Zebra. L’espoir, alors, est celui d’« une issue définitive d’ici à la fin de l’année, le repreneur n’ayant aucun intérêt à ne pas apurer les situations problématiques ».
Mais les promesses semblent s’enchaîner sans se concrétiser. Le 5 novembre 2025, John Mollanger écrit à l’avocat que « le projet suit son cours », évoquant « un travail important de qualification des différents cas de figure qui nous a pris une grande partie des 2 derniers mois », et assure : « D’ici à la fin de l’année nous aurons lancé le processus opérationnel et vos clients selon les cas en feront l’expérience. » Pour l’avocat, la réponse « n’est en rien claire ».
Des excuses
Le 30 janvier 2026, c’est Grégory Trebaol en personne qui adresse aux clients un courrier d’étape. Il y présente ses excuses pour le silence et liste trois chantiers : « contribuer à mettre en lumière les responsabilités des différentes parties prenantes, via une procédure à dire d’expert », identifier les clients concernés, et définir une solution de remplacement ou de dédommagement.
Le courrier annonce un calendrier précis : une audience avec un expert technique le 18 février 2026, l’ouverture prochaine d’une plateforme de déclaration, et une solution de dédommagement espérée « avant fin février ». Quinze jours plus tôt, la responsable satisfaction client de Rebirth, Hayat Bensaber, avait déjà répondu à Robert Labuthie que le groupe n’était « pas encore en mesure de [lui] apporter une réponse définitive concernant l’immobilisation de [son] vélo, une expertise étant actuellement en cours », avec des résultats « attendus pour fin février ».
La fameuse plateforme arrive en février 2026 : Angell invite ses clients à remplir un formulaire « Déclarer mon vélo Angell ». Robert s’exécute ; il reçoit le 1er mars une confirmation automatique l’informant qu’ « à ce stade, aucune démarche n’est nécessaire de votre part ». Fin mars, la période de déclaration est close, et la marque annonce « procéder à l’analyse et au tri des réponses recueillies ». Côté avocat, le 13 février, un représentant d’Angell avait promis un retour « entre fin février et début mars ».
La « participation financière » qui met le feu aux poudres
C’est le 18 avril 2026 que la nature de la solution se précise — et déclenche un nouveau conflit. Dans une communication relayée par Hayat Bensaber, Rebirth propose « un vélo directement comparable à votre vélo Angell, avec potentiellement une participation financière de votre part, que nous sommes en train de définir en se référant au prix et aux conditions d’achat de votre vélo ».
La réaction de Robert Labuthie est immédiate. Le 21 avril, il « rejette catégoriquement » cette participation financière, qu’il juge « contraire aux engagements pris par Rebirth devant le tribunal de commerce de Bobigny ». Il cite l’article 3.c du jugement, qui offre au client, à son choix, « un vélo de gamme équivalente, une réduction sur un autre modèle, ou le remboursement de la créance déclarée », et souligne qu’« aucune mention d’une ‘participation financière’ du client n’est prévue ».

Il invoque par ailleurs la garantie légale de conformité, son vélo ayant présenté un défaut dans les deux ans suivant l’achat, et y voit « une tentative de contourner [les] obligations » du groupe. Il réclame l’une des trois options « sans frais » : un vélo équivalent, un bon d’achat d’un montant au moins égal à 2 690 euros, ou un virement du même montant — faute de quoi il saisira le commissaire à l’exécution du plan et la DGCCRF pour pratique commerciale trompeuse.
« Là, je les trouve quand même culottés », fustige l’intéressé. S’il comprend qu’il faudrait payer un supplément pour monter en gamme, un équivalent doit rester gratuit : « Moi, je veux l’équivalent. Soit ils me le réparent, soit ils me donnent un vélo équivalent à celui que j’ai. »
Des traitements différents selon le canal d’achat
La réponse de Rebirth, le 27 avril 2026, est la suivante : le dispositif « s’inscrit dans le cadre du jugement du 16 juillet 2025, dont l’interprétation et la mise en œuvre opérationnelle font l’objet d’un encadrement spécifique », écrit Hayat Bensaber. Les solutions, ajoute-t-elle, « ne peuvent être appréciées de manière générale » mais reposent sur l’analyse, dossier par dossier, des informations transmises via le formulaire.
La participation financière évoquée « ne constitue pas une remise en cause des engagements pris, mais leur application dans les conditions actuellement définies ». Cette logique de traitement au cas par cas recoupe ce que décrit Grégory Trebaol lors de notre interview.
« Un client Angell qui a acheté un vélo sur Vente-privée à 999 euros ne peut pas avoir la même indemnisation qu’un client qui a acheté un vélo à 2 999 euros. » Reste qu’aux yeux d’un acheteur direct comme Robert Labuthie, jamais remboursé, demander une contribution pour un vélo équivalent a dû faire lever un sourcil.

Laurent Tricaud, bêta-testeur depuis octobre 2020, en a aussi fait son mot d’ordre. Son historique avec Angell illustre les débuts chaotiques de la marque : « J’ai eu sept interventions. Et j’ai eu trois échanges de vélo complet », nous raconte-t-il, citant un écran « qui ne tenait pas bien le froid » avec « des lignes de partout » et un microcontrôleur responsable de déconnexions à répétition.
« On a vraiment vu qu’on avait été bêta-testeurs. C’est évident pour moi. Pour un vélo à 2 700 euros au début, on s’attend à avoir quelque chose d’un peu mieux. » Laurent Tricaud a fait réviser entièrement son vélo, « pour un sacré paquet de sous, autour de 400 ou 500 euros », juste avant d’apprendre le risque de fissure. Il a alors racheté un vélo musculaire pour aller travailler. Conséquence : un vélo de remplacement ne l’intéresse plus. « J’attends un remboursement complet du vélo, et si possible des accessoires. »
Des hypothèses de remplacement, selon Rebirth
Comme Robert Labuthie, il observe une forme d’injustice avec les clients passés par la grande distribution. « Ceux qui sont passés par Carrefour, Darty ou autre ont été remboursés parce qu’il y avait un défaut de sécurité. Ça n’a pas été très long. Alors que nous, en face, directement avec la plateforme du constructeur, on est coincés. » Il cite un collègue remboursé par son distributeur « sous quinze jours à un mois ».
Les pistes de travail de Rebirth semblent en tout cas aller à rebours de cette demande. « Les hypothèses définies pour les premières versions d’Angell sont des hypothèses de remplacement du produit », pose M. Trebaol, qui évoque des reports possibles vers un Cowboy, un Matra ou un Solex.
Il justifie ce remplacement intégral, plutôt qu’un simple changement de cadre comme sur le rappel Cowboy, par la nature même du défaut : « Je ne pense pas que le remplacement du cadre aurait résolu le problème. » Et d’imager : « Quand vous avez créé un produit à trois pattes alors qu’il en faut quatre pour marcher, vous pouvez toujours imaginer lui mettre une jambe de bois : cela ne marchera pas mieux. »
« On n’est pas là pour donner les vélos »
Sur le remboursement en question, il est catégorique : « On n’est pas là pour donner les vélos. Ce n’est pas à Rebirth de financer l’accident industriel de SEB ou de Kickmaker. On est la solution, mais on n’est pas prêts à payer la solution. » Et revendique une logique d’économie : « On est prêts à proposer une solution à 1 500 plutôt qu’à 3 000 euros. On est là pour faire faire des économies à SEB. »
Surtout, M. Trebaol affirme qu’une partie des demandeurs a déjà été dédommagée : « Au moins 600 ou 700 personnes sur les 4 300 ont déjà reçu un remboursement, mais demandent encore à rendre leur vélo, parce que le distributeur ne l’a pas récupéré. » À certains clients en attente, le groupe dit avoir proposé des vélos de prêt, parfois refusés « parce qu’ils ont peur que le véhicule de prêt leur soit attribué définitivement ».

Vincent Moog, un autre client contacté par Frandroid, se contenterait d’un geste modeste. « Un remboursement, ça m’aurait bien plu. Ou alors, je ne sais pas, un virement de 1 000 euros en échange du vélo. Ça fait toujours ça pour reprendre un autre vélo. » Il a regardé les modèles du repreneur sans y trouver son compte : « C’était surtout des vélos de ville, un peu style hollandais. Ça ne correspond pas du tout à l’usage des utilisateurs d’Angell. Angell, c’était plutôt un vélo léger, maniable, facile à utiliser, éventuellement connecté. »
Connectivité et équipes logicielles
Si le rappel ne concerne que la première génération, Antoine (dont nous tairons le nom de famille), alerte sur un angle mort : les modèles plus récents, hors rappel, qu’il décrit comme « complètement laissé à l’abandon, sans aucun SAV ».
Le problème qu’il décrit rend ces vélos inutilisables. « Toutes les 2 minutes, les vélos se verrouillent et l’alarme se déclenche. Il faut alors remettre le code sur l’écran du vélo », explique-t-il, estimant être « des dizaines » dans ce cas. Il suffit de jeter un œil sur les groupes communautaires Angell pour constater l’ampleur du phénomène.
Antoine propose de lui-même une solution : « Je pense qu’il suffirait de relancer l’application mobile sur les stores, afin qu’on puisse désactiver les alarmes du vélo. C’est faisable car les cartes SIM présentes dans nos vélos ont été désactivées. »

Son second vélo, un Rapide Core de dernière génération, est par ailleurs immobilisé : « C’est le contrôleur qui est mort. Je ne peux pas le remplacer, même à mes frais, car je n’ai pas de pièce et de procédure pour le faire. »
Ses relances restent d’ailleurs lettre morte : « J’ai dû contacter Rebirth 3 ou 4 fois, avec toujours la même réponse, qui indique que pour le moment, il n’y pas de solution. » Il résume son incompréhension par deux questions : « Pourquoi rien n’a bougé en presque un an depuis la reprise ? Pourquoi ne pas avoir remis l’application Angell en ligne et relancé les serveurs pour les vélos non concernés par le rappel ? »
« C’est comme si vous travailliez avec un téléphone de 2015 », selon M. Trebaol
C’est ici que M. Trebaol détaille l’état des équipes logicielles. Là où Cowboy, l’autre marque reprise par le groupe, s’appuierait sur des briques open source qui évoluent d’elles-mêmes, Angell repose sur un système entièrement propriétaire.
« Quand vous estimez devoir fabriquer votre propre système propriétaire et votre propre connectivité, et que vous n’avez plus trente-cinq personnes pour gérer le logiciel, c’est plus compliqué », résume-t-il. Alors, combien de développeurs compte Rebirth aujourd’hui ? « Chez Rebirth, il y a trois ou quatre personnes. Et ce n’est pas tant le nombre de personnes. C’est qu’aujourd’hui, le système qu’Angell a conçu date de 2019, c’est comme si vous travailliez avec un téléphone de 2015. Ce ne sont pas les mêmes sujets. Cela demande plus de travail. »
Le service client, lui, est désormais administré en interne pour les deux marques, et confié à Hayat Bensaber, la responsable satisfaction client déjà citée, qui avait géré, du temps d’un précédent dossier du groupe, le rappel de 15 000 e-Solex.

Sur la remise en service, M. Trebaol distingue les générations. Pour la V2 — « moins de 1 000 clients, environ 700 » —, il assure que « les problèmes de connectivité sont traités aujourd’hui ». Et d’enchaîner : « Il faut bien distinguer les problématiques de V1, qui sont d’abord des problématiques structurelles de cadre et qui immobilisent le vélo, des problématiques de connectivité, qui sont à traiter et à développer en parallèle ».
Pour la première génération, en revanche, il refuse de se focaliser sur la connectivité : « On ne va pas travailler sur la connectivité de la V1 pour remettre des vélos en service, laisser croire aux gens qu’ils peuvent les utiliser et leur faire risquer un accident à cause d’une rupture de cadre. » Cette nuance laisse toutefois en suspens le cas précis soulevé par Antoine, celui de vélos récents qu’il présente comme hors rappel, et donc sans risque de cadre, mais qui souffrent d’un autre problème matériel, celui d’un contrôleur hors d’usage.
« C’est une aventure gâchée »
Vincent Moog, un autre utilisateur joint par Frandroid, dit utiliser son Angell M acheté il y a quelques années tous les jours, malgré des déconnexions qui sont apparues il y a quelques semaines. « Le cockpit se met en veille. Il faut que je refasse le code en roulant », raconte-t-il. Dans ce cas, tout s’éteint, moteur comme éclairage. Sur un trajet de quinze minutes, il compte « trois ou quatre » coupures, toujours au même endroit.
À ses yeux, quand le vélo se déconnecte à une intersection, « ça peut être beaucoup plus dangereux qu’un cadre qui pourrait se fissurer. Ils ont bien dit de ne pas utiliser le vélo. C’est à mes risques et périls. Mais je ne vais pas rester avec un vélo comme ça dans un garage. Je l’utilise pratiquement tous les jours pour aller au boulot. »
Ancien utilisateur quotidien à Paris pendant quatre ans, il garde le souvenir d’un produit abouti dans ses dernières versions : « Je pense que les derniers vélos étaient vraiment réussis, parce que tous les défauts avaient été gommés. » D’où son amertume : « C’est une aventure gâchée. »
Les trois articles de notre dossier :
- 57 millions de passif, cadres brisés, procès : notre autopsie industrielle des vélos électriques Angell
- « Il y a un sentiment d’abandon » : le calvaire des clients des vélos électriques Angell après le rachat de Rebirth
- Vélos électriques Angell : l’interminable bras de fer à plusieurs millions d’euros qui paralyse des milliers de clients – article prochainement publié le vendredi 10 juillet à 20h30
Fin 2024, un important rappel émis par Angell sur plusieurs milliers de vélos électriques plonge l’entreprise dans la tourmente. Reprise par le groupe Rebirth à l’été 2025, la marque devait apporter une réponse à plusieurs milliers de clients.
Un an et demi après, beaucoup attendent encore, et surtout, beaucoup se sentent tout bonnement abandonnés. Quatre propriétaires contactés par Frandroid nous ont raconté leur désarroi et leur incapacité à faire bouger les lignes, alors que leur vélo électrique n’est plus utilisable.
De son côté, Grégory Trebaol, président du groupe Rebirth avec qui nous nous sommes entretenus, détaille un dossier industriel et judiciaire complexe, et renvoie la responsabilité vers l’industriel SEB et le bureau d’études Kickmaker. Pour sa part, le groupe Seb réfute et estimait à l’époque avoir «pleinement respecté ses obligations d’assemblage conformément au contrat et aux instructions communiquées par Zébra ».
Pour ce dossier, Frandroid a pu consulter le jugement de redressement judiciaire émis par le Tribunal de Commerce de Bobigny de la société Zebra, maison mère d’Angell, ainsi qu’une partie de la correspondance échangée avec l’un des clients d’Angell, ses avocats, le mandataire judiciaire et le repreneur, et les communications successives adressées par Angell et Rebirth aux propriétaires concernés. Ces pièces, dont nous citons des extraits, corroborent les dates, les montants et les engagements évoqués ci-dessous.
Par ailleurs, un autre article dédié à Cowboy sortira dans nos colonnes prochainement.
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