
Apple et Google ont beau être des concurrents féroces sur le terrain des systèmes d’exploitation mobile, cela n’empêche pas les deux entreprises de coopérer quand il le faut. La récente annonce de l’arrivée des modèles d’IA générative de Google sur les iPhone d’Apple en est une preuve flagrante.
Si cette alliance entre frères ennemis semble laisser OpenAI sur le carreau, le Financial Times nous apprend qu’il s’agit surtout d’une affaire de gros sous et de fiabilité du marché.
Un choix de raison
L’accord coûterait en effet « plusieurs milliards de dollars » à Apple sur les prochaines années, avec un analyste estimant que la fourchette la plus probable se situerait autour de 5 milliards. Un montant qui collerait avec les récentes rumeurs qui évoquaient un coût de 1 milliard par an sur cinq ans. Si le montant peut paraître faramineux, rappelons que l’accord qui assure à Google sa place de moteur de recherche par défaut sur les iPhone coûterait 20 milliards par an au géant de la recherche.
Ce serait d’ailleurs cet accord historique qui aurait permis à Google de gagner les faveurs d’Apple. D’après le Financial Times, le fabricant d’iPhone cherchait un fournisseur « avec une expérience éprouvée pour les projets de grande envergure ». Les récents exploits de Google pour dépasser les capacités de ChatGPT ont fini de convaincre la firme.

Une source proche d’OpenAI réfute cependant le narratif selon lequel cet accord représenterait un coup dur pour l’entreprise. « Ce sont deux acteurs établis qui s’associent, ce qui est logique », explique-t-on, ajoutant que la firme aurait pris « la décision délibérée de ne pas devenir un fournisseur de modèle personnalisé pour Apple ». L’objectif serait plutôt de développer ses propres produits pour aller concurrencer Apple, comme Sam Altman le fait avec Jony Ive.
Apple en faiseur de roi
On peut aussi s’imaginer qu’Apple a préféré miser sur un géant comme Google plutôt que sur un petit jeune comme OpenAI, dont les finances ne sont pas exactement très fiables et dont l’avenir semble très lié à l’explosion ou non de la « bulle » de l’IA.
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Quoi qu’il en soit, cela semble renforcer la position de faiseur de rois d’Apple. Et cimenter aussi son rôle en tant que simple fabricant de téléphones qui ne veut pas avoir grand-chose à voir avec toute cette course à l’échalote que représente le développement des grands modèles de langage.
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