Le MacBook Neo prend enfin la réparation au sérieux… mais ça ne fait pas tout

 
Phénomène médiatique depuis son lancement début mars, le MacBook Neo est passé dans les labos d’iFixit, qui lui décerne le titre de « MacBook le plus réparable depuis 14 ans ». Une distinction qu’il faut toutefois mettre en perspective.
Crédit : iFixit – CC BY-NC-SA 3.0

Pour éviter au maximum les coûts cachés liés à l’entretien d’un appareil électronique, le mieux est que ce dernier soit réparable. Surtout s’il est vendu à un prix plancher pour séduire celles et ceux qui n’ont pas des milliers d’euros à mettre dans un gadget. Le MacBook Neo semble avoir compris cette leçon… au moins à moitié.

D’après le démontage en règle de l’ordinateur par iFixit, le Neo est bien plus facile à réparer que la plupart des autres ordinateurs portables d’Apple. Une avancée indéniable, tempérée par quelques compromis gênants.

Quelques coups de vis et c’est tout

Une fois la coque arrière ôtée (d’un coup de tournevis pentalobe), la batterie s’enlève très facilement avec juste une vingtaine de vis tenant le composant. C’est certes beaucoup, mais c’est toujours mieux que de devoir se débattre avec la colle qu’emploie habituellement Apple sur ses ordinateurs. Un pas en avant certainement dû au règlement européen qui va bientôt obliger les constructeurs à embarquer des batteries faciles à remplacer dans les appareils électroniques.

Bonne nouvelle également, les ports USB-C sont modulaires et le pavé tactile ainsi que les haut-parleurs s’enlèvent facilement avec quelques coups de tournevis. Idem pour l’écran. Cerise sur le gâteau, Apple semble avoir abandonné ses pratiques de « sérialisation » qui lie les pièces détachées à la carte mère empêchant leur remplacement facile. Les têtes de tournevis nécessaires au démontage sont même indiquées sur la batterie.

Réparable, fiable… et durable ?

Malgré tous ces bons points, le MacBook Neo n’hérite que d’un 6/10 sur l’échelle de réparabilité d’iFixit. La raison pour cela est simple : la RAM et le stockage sont encore et toujours soudés à la carte mère. Impossible de changer ces composants au fil de ses besoins, donc. Lorsque vos logiciels commenceront à être trop gourmands ou que vos données déborderont, il faudra sans doute changer d’ordinateur.

C’est sans doute ce même problème qui lui vaut une note de seulement 6,8/10 sur l’indice de réparabilité français. En cas de soucis avec la carte mère, cette dernière risque donc de coûter très cher, comme le pointe le 4/20 qu’Apple s’auto-attribue sur le critère « prix des pièces détachées ». Autrement, le critère de démontabilité pure hérite d’une relativement bonne note.

Pour aller plus loin
Macbook Neo : le coût des réparations pourrait faire grimper son prix

Ce MacBook Neo illustre donc bien la différence qu’il peut y avoir entre la réparabilité, la fiabilité et la durabilité. Un ordinateur peut être facilement réparable et très bien pris en charge matériellement et logiciellement, si le prix de ses pièces détachées les plus indispensables dépasse le seuil des 33 % du prix du neuf identifié par l’Ademe, il aura du mal à être qualifié de durable.


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