LG G6 vs Samsung S99H : quel est le meilleur téléviseur ? Et pourquoi

 
Après avoir testé le LG OLED65G6 puis le Samsung 55S99H, je peux enfin prendre du recul sur ces deux téléviseurs emblématiques. D’un côté, une véritable référence de justesse et une large compatibilité, de l’autre, un QD‑OLED spectaculaire et une polyvalence sans égal qui veulent briller dans tous les sens du terme. On fait le point.
Source : Frandroid

Depuis plusieurs années maintenant, les deux compatriotes se livrent une bataille sans merci sur le marché des téléviseurs. Depuis que Samsung s’est mis à l’OLED, la marque tente de faire mieux que le leader du secteur, LG. Les deux sociétés n’utilisent pas exactement la même technologie.

Pour LG, c’est du White-OLED depuis toujours alors que chez Samsung, on utilise aussi des panneaux OLED mais avec une structure distincte, boostée avec des Quantum Dots, ces particules permettant d’obtenir des couleurs plus colorées les unes que les autres et aussi utilisées pour les TV LCD.

Alors quel est le meilleur téléviseur des deux ? Nous les avons comparés.

Dalle QD-OLED à gauche et dalle White-OLED à droite au microscope // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Cette année, LG et Samsung proposent deux séries haut de gamme. La vitrine technologique S99H chez Samsung et les G6 de LG. Pour être tout à fait complet et transparent, Samsung propose également la série S95H, bientôt en test, qui embarque exactement la même dalle que la série S99H alors que LG propose aussi une gamme de TV encore plus évoluée, les TV W6 utilisant aussi les mêmes panneaux que les G6 mais en version sans fil pour les contenus.

Pour aller plus loin
J’ai testé le TV LG OLED65G6 : la référence qui repousse encore les limites

Ayant pu tester les séries S99H et G6, on peut donc parfaitement les comparer et les remarques de cet article sont également valables pour les séries S95H et W6. Attention, toutes les remarques de cet article sont valables pour les tailles de 55, 65 et 77 pouces mais pas les autres diagonales, car elles utilisent des dalles différentes.

Voilà pour le contexte. Voyons maintenant ce qu’il en est et en quoi j’ai pu faire des différences significatives entre les deux modèles que j’ai testés.

Pour aller plus loin
J’ai testé le TV Samsung 55S99H : le QD‑OLED 55 pouces le plus ambitieux de Samsung en 2026

Design, deux modèles pensés pour s’accrocher au mur

Face à moi, donc, le LG OLED65G6 s’est immédiatement imposé comme un téléviseur pensé pour s’intégrer avec élégance, presque avec discrétion. Son design de série G reste fidèle à l’ADN « Gallery », à savoir un châssis très fin, des finitions soignées et une conception clairement optimisée pour la fixation murale, avec un dos travaillé pour que le TV vienne presque affleurer le mur. Le pied, lorsqu’il est utilisé, reste sobre et efficace, sans chercher à voler la vedette au contenu affiché.

À l’inverse, le Samsung 55S99H assume davantage son rôle d’objet décoratif. Son cadre, qu’on l’aime (c’est mon cas) ou pas, est clairement dessiné comme un véritable encadrement et son positionnement dans la gamme en font un modèle que l’on expose autant qu’on le regarde. Pour le coup, l’usage même de pieds est presque un crime et gâche son effet « tableau », mais c’est possible. L’ensemble respire la qualité, avec un souci du détail évident, mais ici, je trouve que l’esthétique est plus affirmée, presque plus démonstrative. Là où le LG se fond dans le décor, le Samsung s’exhibe volontiers comme un tableau lumineux au cœur du salon.

Samsung l’a pensé comme cela et c’est d’ailleurs le seul modèle OLED du fabricant à proposer l’application Art Store, un concept jusqu’ici réservé aux TV LCD.

Verdict design : Avantage au Samsung S99H

Connectiques et fonctionnalités, ils font jeu égal

En termes de connectique, j’ai retrouvé sur le LG OLED65G6 tout ce que j’attends d’un téléviseur haut de gamme. Les quatre entrées HDMI 2.1 permettent d’exploiter pleinement les sources les plus exigeantes, qu’il s’agisse de consoles de nouvelle génération ou de PC puissants, sans compromis sur la bande passante. Les autres ports, plus classiques, complètent un ensemble cohérent, pensé pour couvrir la majorité des usages sans artifices.

Sur le Samsung 55S99H, il y a aussi non seulement tout ce que l’on peut attendre d’un modèle de son rang mais l’approche est plus ambitieuse dans la gestion de l’installation. En effet, il a la possibilité de recourir à un boîtier déporté, sans fil, offrant une grande liberté dans l’agencement du salon mais aussi, le cas échéant, jusqu’à 8 entrées HDMI ! On peut donc éloigner les sources, alléger la zone autour de l’écran et limiter la présence de câbles visibles, sauf celui de l’alimentation. Son dernier fil à la patte.

Verdict connectiques : Avantage au Samsung S99H

Qualité d’image et ressenti, des images exceptionnelles

Devant le LG OLED65G6, j’ai eu le sentiment de retrouver ce que j’appelle une image de référence. Le travail effectué sur la dalle et sur le traitement vidéo se traduit par une très grande homogénéité, une gestion des noirs et des dégradés particulièrement propre et une capacité à mettre en valeur les contenus les plus exigeants sans jamais tomber dans l’excès. En mode Filmmaker, l’image se montre d’une grande neutralité, avec cette impression agréable d’être au plus près de l’intention des créateurs. C’est très réussi ! Il a l’avantage d’être compatible avec les contenus HDR10 et Dolby Vision faisant l’impasse sur les médias en HDR10+, mais moins répandus.

Le Samsung 55S99H, lui, cherche davantage l’impact visuel. Il a l’avantage, selon moi, de proposer une très grande polyvalence, impossible pour son rival. En effet, son traitement antireflet exceptionnel, disponible aussi sur les précédentes générations, lui permet d’être utilisé dans une pièce extrêmement lumineuse sans que le spectateur n’y voie son propre reflet. Sa capacité à gommer toutes les sources de lumière jusqu’à la grande baie vitrée le rend ainsi unique alors que dans l’obscurité, il s’avère aussi performant sur les noirs en termes de profondeur que le LG G6.

En outre, son rendu QD‑OLED mise sur une dynamique de couleur et de luminosité qui donne immédiatement du relief aux images. Son seul problème est qu’il ne supporte pas le format Dolby Vision, le nec plus ultra, à l’heure actuelle, pour les utilisateurs les plus exigeants mais arrive à très bien s’en sortir en exploitant les contenus HDR10+, tout aussi dynamique.

Verdict qualité d’image : Partagé : Avantage au Samsung S99H pour sa polyvalence, au LG pour le Dolby Vision

Mesures et performances HDR, deux TV réglés à la perfection

Les mesures que j’ai relevées sur le LG OLED65G6 confirment son positionnement de téléviseur de référence. Les valeurs de fidélité des couleurs en SDR comme en HDR sont exemplaires, avec des écarts très contenus et une reproduction qui frôle ce que je peux attendre d’un moniteur de travail. Les pics de luminosité, en particulier sur de petites fenêtres (inférieures à 10 %), montrent à quel point le téléviseur sait faire surgir des détails lumineux sans sacrifier la structure de l’image.

Dans ce segment, il bat son adversaire qui récupère le lead à partir des fameux 10 % et jusqu’en plein écran. Sur le LG, j’ai retrouvé une constance remarquable d’un mode à l’autre lorsque l’on reste sur des préréglages orientés cinéma. Les réglages sont parfaits, en sortie de carton. Là où il pêche par rapport au Samsung, c’est que la structure du White-OLED ne lui permet pas d’aller aussi loin que la dalle QD-OLED pour la couverture de l’espace colorimétrique BT.2020, le plus exigeant, mais qui, à ce jour, n’est pas encore exploité à ce point dans les contenus grand public.

Le Samsung 55S99H propose lui aussi d’excellents chiffres, mais les met au service d’une philosophie un peu différente. Ses capacités en HDR, notamment sur des fenêtres plus larges, traduisent une volonté de maintenir un très haut niveau de luminosité tout en offrant un volume de couleur impressionnant.

Les mesures confirment ce que l’œil perçoit très vite, c’est-à-dire un téléviseur qui cherche à pousser le HDR dans ses retranchements, à donner du corps aux scènes éclatantes et à maintenir une image percutante même lorsque la surface éclairée augmente. Les couleurs sont fidèles, à la perfection, en mode Filmmaker mais également pour les jeux (avec le mode Original). Et il est donc prêt pour le futur avec son exceptionnelle couverture de l’espace colorimétrique BT.2020 faisant jeu égal avec le LG sur les espaces moins exigeants.

Verdict mesures : Avantage au Samsung S99H

Gaming, ils plient le game

Avec le LG OLED65G6, comme avec la précédente série de LG, j’ai retrouvé tout ce qui fait aujourd’hui un téléviseur très bien armé pour le jeu. Les entrées HDMI 2.1, la prise en charge de toutes les principales technologies de synchronisation et les modes dédiés permettent de tirer pleinement parti des consoles et des PC récents. La réactivité est au rendez-vous, la latence parfaitement contenue, et le téléviseur parvient à concilier fluidité, lisibilité et une image qui reste cohérente, même lorsque les réglages privilégient la performance. La colorimétrie est parfaite et la luminosité ne fait pas défaut.

LG propose non seulement des possibilités dignes de son rang pour les sources externes, mais offre aussi l’accès à des contenus ludiques intéressants à travers différentes plateformes. Associez une manette Bluetooth et vous pouvez commencer à jouer. 

Le Samsung 55S99H permet non seulement d’accéder à des plateformes de Cloud Gaming mais aussi à tout le potentiel des sources externes les plus performantes. Le téléviseur combine ses qualités parfaites de luminosité et de colorimétrie. Les modes Jeu, les paramètres spécifiques et l’interface pensée pour cet usage donnent le sentiment d’un modèle clairement orienté vers ceux qui passent beaucoup de temps manette ou souris en main.

Dans un environnement lumineux, cette approche prend tout son sens : la lisibilité des jeux reste excellente, même lorsque la pièce n’est pas plongée dans la pénombre. C’est plus délicat pour son concurrent direct.

Verdict Gaming : Le LG G6 et le Samsung S99H font jeu égal

Interface et expérience d’usage, plongez dans vos univers

Au quotidien, le LG OLED65G6 s’appuie sur une interface que je connais bien, qui a gagné en maturité au fil des générations. J’apprécie tout particulièrement la possibilité de pointer directement un contenu sur l’écran là où il faut l’atteindre à coups de flèches directionnelle sur tous les autres systèmes. Ici, la navigation se montre fluide, les menus sont clairs, et je retrouve rapidement mes applications et mes réglages.

Les différents univers sont pertinents et on peut profiter d’une pincée d’intelligence artificielle sans tomber dans l’excès.
L’interface reste au service du contenu, sans multiplier les effets inutiles, et laisse une place importante aux services de streaming et aux modes avancés, sans perdre l’utilisateur moins expert.

Le Samsung 55S99H propose une interface plus structurée autour de différentes sections, où les contenus, les jeux et les services se côtoient dans une logique plus « portail ». J’apprécie la capacité du système à faire remonter les contenus pertinents, à fédérer les usages autour d’un écran que l’on ne réduit plus à la seule télévision linéaire. Les univers sont bien organisés. Je trouve que la nouvelle mise en page des paramètres rapides est une réussite. L’ensemble reste fluide et bien fourni en applications, avec une ambition plus marquée de faire de ce modèle le cœur d’un écosystème connecté.

Si besoin, vous avez Copilot et Perplexity à vos ordres (vocaux). Enfin, notez la possibilité d’afficher des tableaux issus des plus prestigieuses collections (contre un abonnement), vos propres images ou des images générées par IA, celles-là, sans débourser le moindre centime et donnant à votre intérieur une toute autre dimension.

Verdict interface : Avantage au Samsung S99H

Audio, pas encore l’équivalent d’une barre de son, à acheter rapidement

Sur le plan audio, le LG OLED65G6 offre des prestations en léger progrès par rapport aux générations précédentes, sans toutefois renverser la table. Les dialogues restent intelligibles, la scène est correctement structurée et certaines améliorations de traitement apportent un peu de relief.

Pour autant, on continue à ressentir un décalage entre l’excellence de l’image et ce que le téléviseur est capable de produire seul sur le plan sonore. À mes yeux, il mérite donc d’être accompagné d’une solution audio dédiée pour être pleinement à la hauteur, avec, pourquoi pas, une barre de son de la marque pour exploiter à la fois ses haut-parleurs et ceux du téléviseur. Sans système externe, aucune TV ne fait mieux que le Panasonic Z95B.

Le Samsung 55S99H adopte une approche similaire, mais avec une volonté plus marquée d’ajouter de la largeur et de l’ampleur. Certaines fonctions spécifiques et les possibilités offertes en combinaison avec une barre de son de la marque renforcent cette impression d’un système audio pensé comme un ensemble.

Là encore, je ne peux m’empêcher de recommander une solution externe pour exploiter pleinement le potentiel de l’écran, mais le téléviseur propose une base légèrement plus démonstrative.

Une mention spéciale à la nouvelle fonction Foot Pro qui permet vraiment de mettre en sourdine les commentaires à la faveur de l’ambiance du stade ou de l’inverse, le cas échéant.

Verdict audio : Avantage au Samsung S99H

Consommation

Lors de mes mesures, j’ai pu constater que les deux téléviseurs se sont montrés particulièrement raisonnables au regard de leurs performances. En usage SDR comme en HDR, la consommation reste contenue, à diagonale égale, ce qui confirme le travail effectué sur l’optimisation énergétique par les deux sociétés malgré des pics de luminosité en hausse et pas seulement à la marge.

C’est un point que j’apprécie tout particulièrement sur un modèle amené à être utilisé plusieurs heures par jour, surtout dans un contexte de home cinéma exigeant.

Verdict consommation : Le LG G6 et le Samsung S99H font jeu égal

Rapport qualité/prix, le prix du design et de la connectivité optionnelle sans fil

En découvrant le tarif du LG OLED65G6, j’ai immédiatement compris qu’il se positionnait comme une vitrine technologique. C’était déjà le cas pour la série G5. Cependant, la version 55 pouces est affichée à un prix similaire au S99H, reflétant son statut de référence dans la gamme, avec un niveau de finition, de performances et de calibrage qui le destine clairement à un public exigeant. À mes yeux, il s’adresse à ceux qui cherchent un téléviseur capable de tenir le rôle d’écran principal dans une installation home cinéma très sérieuse.

Le Samsung 55S99H, lui, occupe une place un peu différente, tout en restant clairement dans le très haut de gamme. Son prix s’explique par la technologie QD‑OLED, par son positionnement résolument premium et par les fonctions qui l’accompagnent notamment sa capacité à s’interfacer avec le boîtier One Connect sans fil, mais qui reste optionnel. Il vise un public qui accepte de payer cher, non seulement pour la qualité d’image, mais aussi pour le design, la luminosité et l’orientation très assumée vers le jeu et l’usage dans un salon ouvert. Si vous ne voulez pas payer aussi cher, regardez du côté de la série S95H, même dalle mais design plus conventionnel, sans Art Store et avec le boîtier One Connect filaire.

Verdict rapport qualité/prix : Avantage au LG G6

Mon verdict : lequel choisir ?

Si je dois désigner le téléviseur le plus abouti et le plus polyvalent des deux, je penche clairement pour le Samsung 55S99H, notamment pour son usage de très haute qualité aussi bien dans des pièces sombres que très lumineuses. Dans mon protocole de test, il s’est révélé au coude à coude avec le LG G6, proposant des mesures exceptionnelles que l’on peut considérer comme une véritable référence. Sa fidélité d’image est remarquable, sa gestion des contenus HDR est exemplaire même si on peut lui reprocher de ne pas être compatible Dolby Vision. En outre, sa consommation est maîtrisée et son approche très équilibrée le rend à l’aise aussi bien avec les films qu’avec les jeux.

Le LG OLED65G6 n’en reste pas moins un téléviseur extrêmement séduisant, offrant également des réglages par défaut qui sont exceptionnels, figurant parmi les meilleurs du plateau. Oui, il a pour lui la compatibilité Dolby Vision, mais pour un usage dans un salon lumineux, il ne peut pas lutter contre le traitement antireflet du Samsung là où les deux proposent une immense profondeur des noirs et des couleurs extrêmement fidèles dans l’obscurité. Je l’apprécie aussi pour son profil très orienté gaming. Son design est plus conventionnel, mais certains apprécient cette sobriété. Il constitue sans conteste un choix des plus sérieux en 2026.

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