J’ai testé le TV Samsung 55S99H : le QD‑OLED 55 pouces le plus ambitieux de Samsung en 2026

Smart TV • 2026

Le Samsung TQ55S99H est la déclinaison 55 pouces du nouveau fleuron QD‑OLED de la marque coréenne pour 2026. Visant un public exigeant à la recherche d’une image spectaculaire, d’un design à forte personnalité et des performances de haut niveau en jeu vidéo, je l’ai testé et en voici mes impressions.
Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot - Frandroid
Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot - Frandroid

Ce test est valable pour les variantes suivantes :

 

Présentée en même temps que la série S95H avec laquelle elle présente une grosse partie de la fiche technique, la série de téléviseurs Samsung S99H représente ce que la marque coréenne sait faire de mieux en matière d’affichage OLED. Elle est déclinée en différentes tailles de 55, 65, 77 et 83 pouces. Elle exploite une dalle QD-OLED fabriquée par Samsung Display sauf pour la version de 83 pouces qui utilise un modèle White OLED avec une micro-structure différente, identique à celle que l’on trouve sur les modèles LG.
Et oui, les marques sud-coréennes s’alimentent chez la concurrence. LG faisant de même pour certaines séries de ses modèles LCD.

Pour aller plus loin
Quels sont les meilleurs TV de 2026 ? Notre sélection

Les TV des séries S95H et S99H reprennent le même traitement antireflet déjà disponible sur les séries S95F et S95D, ici encore amélioré, tout en voulant offrir des noirs profonds inhérents à la technologie OLED poussée par des couleurs d’une grande pureté et un volume colorimétrique très étendu. Samsung nous promet un gain en luminosité pour tous les contenus et une parfaite réactivité notamment pour les jeux vidéo.

Samsung continue en revanche de faire l’impasse sur le Dolby Vision, misant exclusivement sur le HDR10, le HDR10+ Adaptive et le HLG, ce qui peut faire grincer des dents face à des concurrents comme LG ou Panasonic qui gèrent l’ensemble des formats HDR avancés sur leur modèle OLED avec comme fleurons respectifs le LG G6 et le Panasonic Z95B.

Et comment ne pas présenter la série S99H sans évoquer son design si particulier avec son cadre métallique tout autour de l’image. Un modèle pensé pour être fixé au mur d’autant qu’il peut être associé à un boîtier externe One Connect sans fil lui ouvrant la possibilité de doubler les connectiques. Fonctionnant sous Tizen avec l’application d’affichage des œuvres d’art, cette série veut en mettre plein la vue lorsqu’elle est allumée, mais rester le plus discrète possible quand elle est éteinte.  

Alors que vaut-il face à ses prédécesseurs, à la concurrence ? En voici mon verdict complet.

Fiche technique

Modèle Samsung 55S99H
Diagonale écran 55 pouces
Définition maximale 3840 x 2160 pixels
Technologie d’affichage OLED
Rétroéclairage Non
Compatibilité HDR HDR10, HDR10+
Fréquence d’affichage 165 Hz
Processeur NQ4 AI Gen 3
VRR Oui
ALLM Oui
Puissance audio 70 watts
Compatibilité Dolby Atmos
Canaux 4.2.2
Barre de son intégrée Non
Sorties audio Haut-parleurs, Optique
Nombre de ports HDMI 4
HDMI ARC/eARC Oui
Entrée antenne 1
Entrée Satellite 1
Nombre de ports USB 2
Sortie optique 1
Prise casque Non
Entrée audio/vidéo analogique 0
Ethernet Oui
Port PCMCIA (CI+) Oui
Version Wi-Fi Wi-Fi 6E
Version du Bluetooth 5.3
NFC Non
Boîtier externe Non
Coloris cadre / pied Noir
Position du pied Double pied
Norme VESA 300 x 200 mm
Système d’exploitation (OS) Tizen
Assistant Amazon Alexa, Samsung Bixby
Fonctions IA Oui
Compatible Airplay Oui
Compatible Chromecast Oui
Microphone sur la télécommande Oui
Dimensions TV sans pied (LxHxP) 1290,6 mm x 771,9 mm x 27,9 mm
Dimensions TV avec pied (LxHxP) 1290,6 mm x 804,5 mm x 218 mm
Poids TV sans pied 16,3 kg
Poids TV avec pied 16,6 kg
Efficacité énergétique G
Fiche produit

Design

Le design de la série S99H de Samsung rompt volontairement avec le minimalisme discret de la plupart des téléviseurs haut de gamme actuels en adoptant un cadre métallique affirmé qui donne immédiatement une forte présence à l’écran. Là où de nombreux modèles concurrents misent sur une bordure quasi invisible pour faire disparaitre le téléviseur lorsqu’il est éteint, Samsung choisit ici de l’assumer comme un objet décoratif, presque comme un tableau accroché au mur.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Attention, cela ne veut pas dire que les bords de l’écran lui-même (en façade) sont épais. En effet, comme sur la précédente série, comptez sur seulement 4 mm.

Cela dit, le pourtour métallique est, quant à lui, relativement épais et légèrement déporté par rapport à la dalle, ce qui créé un effet de profondeur et permet d’intégrer discrètement des éléments comme les haut‑parleurs et les aérations. Disons-le, c’est assez clivant. Certains adorent et d’autres détestent. Personnellement, j’aime beaucoup ce style. J’ai pu demander à des responsables de la marque s’ils avaient prévu des baguettes de différentes couleurs permettant de personnaliser le cadre à la manière des TV The Frame mais cela n’est pas (encore) envisagé.

La partie centrale qui contient l’électronique et les connectiques reste étonnamment fine, ce qui est parfait pour une fixation murale proche du mur tout en laissant suffisamment d’espace pour une bonne ventilation. La finition métallisée et le traitement de surface limitent efficacement les traces de doigts et la réflexion de la lumière, un ensemble de petites choses qui contribuent à maintenir une allure soignée même en plein jour.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Sinon, sachez que le téléviseur peut également être posé sur un meuble. Le modèle de 55 pouces que j’ai testé repose sur deux pieds en T inversé qu’il suffit de clipser à l’arrière, à l’emplacement prévu à cet effet. Toujours aucune vis pour le montage des TV milieu et haut de gamme chez Samsung. C’est pratique. Notez qu’il n’est pas possible de moduler la hauteur de l’écran : une seule position est proposée. Comptez sur un écart de 90 cm entre les deux pieds sur ce modèle de 55 pouces.

L’arrière adopte une texture plastique élégante avec des canaux pour guider les câbles vers le centre, ce qui permet de conserver une installation relativement propre, même sans recourir à un meuble spécifique.

En cas d’installation murale, l’association du cadre métallique et des différents modes artistiques transforme littéralement le téléviseur en tableau numérique une fois en veille, atténuant parfaitement l’effet de grand rectangle noir souvent reproché aux modèles traditionnels.

Connectiques

Le Samsung TQ55S99H est très bien équipé sur le plan des connectiques, ce qui est indispensable pour un modèle qui vise un usage polyvalent mêlant cinéma, jeux vidéo et streaming. À l’arrière, comme sur le LG G6, on retrouve quatre entrées HDMI 2.1 pleinement exploitées, capables de transporter un signal Ultra HD jusqu’à 120 Hz pour les consoles de dernière génération, et même jusqu’à 144 Hz ou 165 Hz pour certains scénarios avec un PC compatible.

Toutes les fonctionnalités attendues pour un usage gaming moderne sont présentes, notamment le mode ALLM qui bascule automatiquement le téléviseur en mode faible latence lorsqu’une console est détectée, la prise en charge du VRR pour éviter les déchirures d’image et la compatibilité avec les technologies des principaux constructeurs de cartes graphiques. Un port HDMI sert également de sortie eARC afin de transmettre un flux audio multicanal non compressé vers une barre de son ou un amplificateur home cinéma.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Notez aussi la présence d’un port Ethernet pour assurer une connexion réseau filaire stable, deux ports USB pour brancher des supports de stockage ou alimenter de petits accessoires, une sortie audio optique numérique, ainsi que les prises pour les tuners TNT et satellite. Le téléviseur embarque aussi le Wi‑Fi 6E et le Bluetooth 5.3, ce qui permet de connecter des casques ou des enceintes sans fil en quelques secondes.

Comme évoqué en introduction, les téléviseurs de la série S99H peuvent fonctionner de manière autonome ou avec un boîtier externe One Connect sans fil qui envoie les signaux audio et vidéo et permet de profiter de connectiques en plus. Ainsi, plusieurs avantages : un seul câble (celui de l’alimentation) à brancher, jusqu’à 8 ports HDMI disponibles et un accès facile aux prises si le TV est accroché au mur. Le module One Connect sans fil communique avec une petite carte à enficher à l’arrière du TV, le cas échéant.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Outre le design (plus classique) de la série S95H, c’est là que réside la différence entre les deux. En effet, les TV de la série S95H, comme avec les S95F, sont livrés avec un boîtier externe One Connect filaire (un seul câble va vers le TV).

Étant donné qu’il s’agit d’un téléviseur OLED, Samsung met également en place des protections logicielles et matérielles contre le marquage, comme la réduction automatique de la luminosité sur les éléments statiques, les déplacements subtils de l’image et des cycles de compensation programmés.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Ces fonctions permettent de limiter les risques liés à une utilisation prolongée avec des logos de chaînes ou des interfaces de jeux très contrastées.

Décalage des pixels sur l’écran du Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La télécommande

La télécommande fournie avec le Samsung TQ55S99H reprend exactement la philosophie récente de la marque en combinant un design épuré avec des fonctions complètes et une attention particulière portée à l’ergonomie. Elle est toujours aussi compacte et arbore les mêmes touches que celles livrées avec les séries précédentes.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La disposition reste classique, avec un pavé directionnel central entouré des commandes de volume et de changement de chaîne, de l’accès direct aux réglages et des boutons d’accès rapide à certains services de streaming. Le nombre de touches est vraiment minimal avec un accès tout de même aux plateformes de streaming Netflix, Prime Video, YouTube et Samsung TV Plus. Toujours pas de rétroéclairage au programme, ce que je regrette même s’il faut reconnaître que l’ergonomie générale ne représente pas de difficulté au quotidien.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Il y a un microphone pour effectuer des commandes vocales et on peut encore compter sur la présence d’une batterie rechargeable via un port USB-C avec un maintien de la charge en passant par le petit panneau solaire à l’arrière.

L’image en mode subjectif

Le cœur du Samsung TQ55S99H et ce qui fait sa grande force, c’est sa dalle QD‑OLED (pour les versions 55, 65 et 77 pouces). Celle-ci offre un rendu subjectif particulièrement impressionnant lorsque l’on commence à enchaîner les contenus variés, qu’il s’agisse de films, de séries ou de jeux.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La structure est identique à celle des précédentes générations.

On a droit à une combinaison d’un contraste pratiquement infini, d’une profondeur des noirs remarquable et d’un pic de luminosité très élevé (voir les mesures plus bas) pour un OLED permet d’obtenir une image qui semble à la fois très dynamique et extrêmement nuancée. Les scènes de nuit profitent ainsi d’un noir très profond, qui ne vire pas au gris même dans une pièce faiblement éclairée, et les petites sources de lumière comme les néons, les lampadaires ou les reflets sont rendues avec une intensité saisissante, sans débordement visible autour des objets lumineux.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

C’est différent lorsqu’on est dans une pièce moyennement à fortement éclairée. En effet, comme sur la précédente génération, en regard avec son traitement antireflet, les noirs sont nettement moins profonds, voire gris. Toutefois, pour moi, cette dalle permet deux choses : d’apprécier les contenus à l’écran même avec une très forte luminosité ambiante et de gommer toutes les sources de lumière qui peuvent se trouver dans la pièce. Ainsi, cela rend le téléviseur bien plus polyvalent et donc utilisable en toutes circonstances même si les plus exigeants trouveront à redire sur le contraste. J’insiste sur le fait qu’une fois dans la pénombre ou l’obscurité totale, on ne voit quasiment aucune différence avec une dalle classique OLED comme chez LG ou Panasonic, par exemple.

Dans des conditions obscures donc, sachez que les couleurs bénéficient de la conversion par points quantiques (Quantum Dots) qui permet de couvrir une large partie des espaces colorimétriques utilisés pour le cinéma et les contenus HDR. Concrètement, cela signifie qu’on peut voir des teintes riches et saturées sans perdre en subtilité.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les ciels au coucher du soleil affichent un dégradé continu, les couleurs de peau restent naturelles et les textiles révèlent des détails fins dans leurs textures. Sur des contenus Ultra HD issus de plateformes comme Netflix ou Disney+, la netteté est excellente et l’on perçoit aisément le gain de définition par rapport à une simple diffusion en Full HD.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Lorsque le signal d’origine est plus modeste, l’upscaling du processeur NQ4 AI se montre très convaincant, car il parvient à lisser le bruit sans effacer les détails.

Bien entendu, il y a plusieurs modes d’image permettant d’ajuster le rendu en fonction de ses préférences. Un mode IA est également prévu optimisant l’image mais avec des résultats que j’ai trouvés assez peu convaincants, du moins pour respecter la fidélité des couleurs et les intentions des réalisateurs. Pour satisfaire cela, il faut sélectionner le mode Filmmaker qui offre une approche neutre et respectueuse de la vision originale.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Avec des contenus HDR, le TQ55S99H offre une impression de relief et de profondeur particulièrement marquée. Les effets lumineux semblent jaillir de l’écran et la sensation de réalisme est renforcée, notamment sur de grandes scènes spectaculaires. Tout cela se fait sans introduction excessive d’artefacts, à condition de ne pas pousser à l’extrême les paramètres de netteté ou la compensation de mouvement.

Un petit mot sur l’impasse toujours d’actualité sur le format Dolby Vision de la part de Samsung. Si vous ne pouvez pas vous en passer, il faut alors aller voir ailleurs mais si vous pouvez « supporter » du HDR10+, alors vous serez comblés. Différentes plateformes le proposent alors qu’il est tout de même possible d’apprécier les contenus avec une dynamique particulièrement intéressante.

Lorsque j’ai visionné le Blu-ray 4K de « Dune : Deuxième partie », en HDR10+ les vastes étendues de sable du désert d’Arrakis ont révèlé une texture incroyablement fine et palpable, comme si chaque grain était en relief. Les ombres profondes des vers des sables descendent dans un noir absolu sans le moindre voile grisâtre, et les éclats solaires percent l’écran avec une intensité chirurgicale qui donne l’impression d’être ébloui par un vrai soleil ardent.

Les images du film Pan sont également bluffantes avec des couleurs particulièrement fidèles et une luminosité époustouflante sur la scène de l’envol du bateau vers le Pays imaginaire mais aussi lorsque la Fée clochette décide de « rester à quai ».

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Sur Netflix, la série Notre planète en 4K HDR déploie des séquences d’une rare beauté avec des couleurs extrêmement belles tout en proposant des mouvements d’animaux parfaitement fluides, maîtrisés, sans en faire trop ni pas assez. On est dans le juste équilibre. Si on passe à 6 Underground, on peut voir des explosions et des tirs qui sont réellement impressionnants sans oublier des teintes de peau naturellement rosées et des métaux luisants qui captivent par leur réalisme métallique, là aussi, sans jamais verser dans un excès de saturation artificielle.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Enfin, par exemple avec le Blu-ray de Top Gun : Maverick, les cockpits des F/A-18 se déplacent avec une vélocité époustouflante, les traînées de kérosène tracent des arcs précis dans un ciel d’un bleu californien d’une pureté absolue. Les reflets sur les casques des pilotes et les instruments scintillants du tableau de bord émergent, tandis que les explosions au sol libèrent des flammes orange vives qui semblent lécher l’écran.

Les noirs des altitudes nocturnes vous plongent dans un abîme infini sans le moindre halo parasite autour des voyants lumineux, et la poussière soulevée lors des atterrissages difficiles révèle une granulométrie fine, là aussi très impressionnante.

Aucun effet de postérisation n’est à déplorer.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les mesures, sondes à l’appui

Le téléviseur propose d’excellentes mesures. En effet, avec des contenus SDR et le mode Filmmaker activé, nous avons relevé un Delta E moyen de seulement 1,81, signifiant que l’appareil est capable de proposer, en sortie de carton, une excellente fidélité des couleurs. En outre, la température moyenne des couleurs est de 6458 K, soit extrêmement proche de la valeur cible qui est de 6500 K avec un graphique qui est un modèle du genre marquant très peu de dérive chromatique. Le gamma moyen a été relevé à 2,42 avec, là aussi, des valeurs quasiment parfaites pour tous les niveaux de gris.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Avec des contenus HDR, les résultats sont également bluffants. En effet, ce qui est réellement impressionnant, c’est le niveau de fidélité des couleurs, toujours avec le mode Filmmaker activé puisque nous avons relevé un Delta E moyen de 0,82 donc largement en dessous du seuil de 3 sous lequel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre la couleur demandée et celle qui est affichée. C’est tout aussi excellent que le LG G6 (mesuré à 0,56 dans les mêmes conditions). Mais là où le téléviseur OLED de Samsung fait très fort, c’est sur la luminosité. Nous avons mesuré un pic de luminosité à 2886 cd/m² avec une mire à 10 % contre 2385 cd/m² pour le LG G6 dans les mêmes conditions. Le Samsung S99H bat donc le record qui était jusqu’ici détenu par le Panasonic Z95B avec ses 2434 cd/m² aussi en mode Filmmaker.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Là où le LG G6 fait mieux, c’est sur des mires plus petites à 1 %, 2 % et 5 % de la surface de l’écran puisque nous avions relevé des mesures dépassant les 3000 cd/m² alors que le Samsung S99H « plafonne » à, respectivement, 2775, 2794 et 2894 cd/m²…

Concernant la luminosité en plein écran, les deux concurrents sont au coude à coude avec une valeur mesurée à 498 cd/m² pour le Samsung contre 475 cd/m² pour le LG G6.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Enfin, le Samsung S99H avec sa dalle QD-OLED met tout le monde d’accord, c’est sur la couverture de l’espace colorimétrique avec un excellent 87,93 % pour le BT.2020 et 99,98 % pour le DCI-P3 contre, respectivement, 81,03 % et 99,71 % pour le LG G6.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Gaming

Comme tous les mêmes de milieu et haut de gamme chez Samsung, cette série a clairement été pensée pour offrir une expérience de jeu de haut niveau, au point qu’il peut tout à fait servir d’écran principal pour un joueur intensif qui alterne entre consoles de dernière génération et PC. En effet, côté retard à l’affichage, j’ai mesuré un input lag de seulement 9,7 ms avec une définition Ultra HD à 60 fps. Cela correspond à moins d’une image de retard entre le moment où on appuie sur le bouton de la manette et où l’action se déroule à l’écran.

En outre, la présence de quatre entrées HDMI compatibles avec les fonctions avancées des consoles les plus récentes permet de connecter simultanément plusieurs machines sans avoir à jongler en permanence avec les câbles. Le téléviseur gère les signaux Ultra HD à haute fréquence de rafraîchissement, ce qui permet de profiter de jeux fluides et réactifs lorsque le matériel en face est capable de produire suffisamment d’images par seconde.

Le mode jeu réduit drastiquement et automatiquement la latence d’affichage et désactive la plupart des traitements susceptibles d’ajouter un délai, ce qui donne une sensation de contrôle immédiat, particulièrement appréciable dans les jeux de tir ou de combat où chaque fraction de seconde compte. De plus, le support du VRR permet de synchroniser la fréquence de rafraîchissement de l’écran avec celle de la source, ce qui élimine les déchirures et les petites micro‑saccades qui peuvent survenir lorsque le nombre d’images varie constamment.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Dans les jeux aux univers très colorés, la technologie QD‑OLED fait merveille en mettant en valeur les palettes saturées sans les transformer en caricature. Les scènes nocturnes conservent un excellent niveau de détail dans les ombres, ce qui permet de distinguer aisément les adversaires ou les éléments du décor, alors que certains LCD peuvent avoir tendance à écraser ces zones sombres.

C’est le mode Jeu Standard que vous devez sélectionner ou tous les autres sauf le mode Jeu Original. En effet, c’est le seul qui propose une excellente fidélité des couleurs avec un Delta E moyen de 0,93, alors qu’on peut aussi compter sur une luminosité de 2846 dans cette configuration.

Les effets HDR, qu’il s’agisse d’explosions, d’éclairs ou de sources de lumière très intenses, donnent une dimension supplémentaire au rendu, à condition que le jeu soit correctement conçu pour en tirer parti.

Comme sur les précédentes séries, celle-ci offre également une interface dédiée aux joueurs qui regroupe les principaux réglages utiles en une seule barre, ce qui évite d’entrer dans les menus classiques pour modifier un paramètre en cours de partie.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Ce modèle est donc un excellent candidat pour un salon qui doit faire cohabiter un usage cinéma exigeant et des sessions de jeu régulières, sans obliger à faire de compromis excessifs dans un sens ou dans l’autre.

Audio

Sur le plan audio, le Samsung TQ55S99H tente de concilier les contraintes d’un châssis fin avec l’ambition de proposer une expérience sonore immersive crédible sans recourir systématiquement à une barre de son. Le système intégré repose sur plusieurs haut‑parleurs répartis autour de l’écran, avec une configuration qui vise à élargir la scène sonore au‑delà des seules limites physiques du téléviseur. Notez une puissance totale officielle de 70W. Dans les faits, on a l’impression que c’est un peu moins. Toutefois, le téléviseur se montre assez intéressant « audiophilement » parlant car il peut de profiter de voix centrées restant clairement audibles même lorsque la bande‑son devient plus chargée, ce qui est essentiel pour suivre confortablement les dialogues des séries ou des films.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le téléviseur prend en charge les formats Dolby Audio et Dolby Atmos mais pas DTS (comme chez LG). Ne cherchez pas la dimension verticale que vous aurez sur le Panasonic Z95B avec ses haut-parleurs dirigés vers le haut.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les passionnés de home cinéma auront évidemment intérêt à lui adjoindre une barre de son ou un ensemble d’enceintes, d’autant que le téléviseur sait tirer parti de cette association en coordonnant ses propres haut‑parleurs avec ceux de la barre pour renforcer encore l’immersion. Rappelons que la série est compatible avec la fonction Q-Symphony permettant d’utiliser conjointement les haut-parleurs d’une barre de son de la marque (et de son caisson, le cas échéant) avec ceux du TV dans une parfaite synchronisation.

Système audio OTS pour le suivi des objets sur le Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

L’envoi du signal Dolby Atmos sans fil est toujours de mise ainsi que la possibilité de connecter deux appareils Bluetooth simultanément.

Cette année, Samsung propose le mode Foot Pro (la coupe du Monde FIFA aidant). Il s’agit d’une fonction qui permet de sélectionner le son soit des commentateurs mais pas de la foule, soit le son de la foule mais pas des commentateurs.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le résultat est extrêmement satisfaisant puisqu’une fois activé, on entend vraiment uniquement ce que l’on souhaite et cela sur toutes les sources qui diffusent du foot (et exclusivement ce sport).

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Interface

L’interface du Samsung TQ55S99H repose sur la dernière version de la plateforme Tizen, qui continue d’évoluer pour s’adapter aux usages modernes centrés sur le streaming et les contenus à la demande. L’écran d’accueil se présente comme un tableau de bord qui regroupe les principales applications de vidéo, les sources connectées et les recommandations de contenus, ce qui permet de retrouver rapidement ses services favoris. Les grandes plateformes comme Netflix, Prime Video, Disney+, Apple TV ou encore YouTube sont évidemment présentes, avec une prise en charge des flux Ultra HD et HDR lorsque le service le propose.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Par rapport à l’interface proposée l’année passée, notez que les panneaux sont directement accessibles tout en haut : Pour vous, Live, Jeux, Art (exclusif à la série S99H, non présente sur les séries OLED Samsung S95H ou S92H), quotidien et Applis.

Autre changement et non des moindres, l’affichage des paramètres qui est maintenant, du moins de mon point de vue, plus agréable car toutes les options sont directement visibles au sein d’un panneau plus large.

Bien entendu, si on veut aller plus loin dans les réglages, il est possible d’afficher toutes les options : Image, Son, etc.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La navigation est fluide et les temps de chargement restent très raisonnables, même lorsque l’on passe fréquemment d’une application à l’autre. Bien entendu, Samsung met en avant des recommandations personnalisées basées sur l’historique de visionnage, ce qui peut aider à découvrir de nouveaux programmes, même si certains utilisateurs préféreront désactiver ces suggestions pour garder un environnement plus neutre.

Les réglages du téléviseur, qu’il s’agisse de modifier le mode d’image, d’ajuster la luminosité ou de retoucher la partie audio, peuvent se faire sans devoir quitter totalement le contenu en cours de lecture. C’est toujours pratique.

Les fonctions de contrôle vocal permettent de lancer rapidement une recherche en prononçant simplement le titre du film ou de la série souhaitée, ce qui évite de saisir laborieusement du texte avec les touches directionnelles. Tizen intègre aussi des fonctions annexes comme la diffusion d’écran depuis un smartphone compatible, la gestion de certains objets connectés de la maison ou l’affichage de contenus artistiques lorsque le téléviseur n’est pas utilisé activement.

Samsung 55S99H // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

L’ensemble reste cohérent, relativement simple à appréhender pour un utilisateur débutant et suffisamment complet pour satisfaire les plus technophiles, même si certains regretteront peut‑être l’absence de l’écosystème d’applications de Google TV que l’on trouve sur d’autres marques. Dans la pratique, l’offre disponible couvre largement les besoins de la majorité des utilisateurs et l’interface ne donne pas l’impression d’être surchargée, ce qui contribue à une expérience agréable au quotidien.

Bien sûr, il y a toujours l’interface Vision IA avec, l’application Copilot mais aussi, plus récente, Perplexity qui sont deux modules indépendants que l’on peut activer à loisir pout discuter (mais pas pour changer les réglages du TV).

Consommation

Pour la consommation électrique, comme pour tous les autres TV testés, j’ai mesuré ce que consommait le téléviseur pendant la diffusion d’une série, Les 100 pendant 4 heures avec le son et les paramètres de l’image réglée sur le mode Filmmaker. Dans ces conditions, le capteur de luminosité désactivé, le téléviseur consommait 50 W en moyenne. C’est très raisonnable pour un modèle de 65 pouces. Je rappelle que le 65S95F de 65 consommait 67 W en moyenne avec les mêmes contenus.

Pour la série en HDR (Filmmaker plus précisément) The Black Mirror sur Netflix, la consommation moyenne de 63 W en moyenne contre 75 Wh dans les mêmes conditions pour la série précédente, cette fois en 65 pouces et une luminosité inférieure. La consommation en veille est de 0,5 watt sauf si on active la fonction de proximité, on passe alors à 14 watts.

Prix et date de sortie

Les prix indicatifs officiels de cette série sont de 2500 euros environ pour le 55 pouces, de 3600 euros environ pour le 65S99H de 65 pouces, 4700 euros pour le 77S99H de 77 pouces et 6500 euros environ pour le 83S99H de 83 pouces.

Toutefois, Samsung nous a dit que les enseignes françaises devraient proposer des bundles avec le boîtier One Connect sans fil inclus et qu’il faudrait alors compter 500 euros environ en plus des prix indiqués.

Sinon, si vous n’aimez pas le design avec le cadre métallique et que vous ne voyez pas d’inconvénient à brancher un câble entre le boîtier One Connect (fourni) et l’écran, vous pouvez opter pour la série S95H embarquant les mêmes dalles et proposant exactement les mêmes caractéristiques techniques. Les prix pour cette série sont de 1900 euros environ pour le 48 pouces 48S95H, de 2400 euros environ pour le 55 pouces 55S95H, de 3600 euros pour le 65S95H de 65 pouces et 4500 euros environ pour le 77S95H de 77 pouces.

Notre avis sur Le Samsung 55S99H

Design
10
Le design du Samsung TQ55S99H assume une personnalité forte avec son cadre métallique qui transforme le téléviseur en véritable objet décoratif. La finesse de la dalle, la qualité des finitions et la facilité d’intégration sur un meuble ou au mur justifient une excellente appréciation, malgré un style qui pourra diviser certains.
Connectique
10
La connectique du TQ55S99H est très complète et répond sans difficulté aux besoins d’un utilisateur moderne qui cumule plusieurs consoles, un lecteur Blu‑ray et des services de streaming. La présence de plusieurs entrées HDMI 2.1, la gestion de l’eARC et des interfaces réseau filaires et sans fil en font un véritable hub audiovisuel pour le salon.
Écran / affichage
10
La qualité d’image du Samsung 55S99H atteint un niveau qui place ce téléviseur parmi ce qui se fait de mieux actuellement en QD‑OLED. Le contraste est exceptionnel (dans une salle obscure), les couleurs sont à la fois riches et nuancées, et le traitement vidéo tire pleinement parti de la haute définition des contenus actuels sans négliger les sources plus modestes.
Luminosité
10
D’année en année, on gagne en luminosité à tel point que ce 55S99H impressionne pour un téléviseur OLED et permet de profiter pleinement des contenus HDR même dans un salon relativement lumineux. Sans atteindre les records des meilleurs LCD Mini‑LED, il offre un équilibre très convaincant entre pics lumineux spectaculaires et confort de visionnage prolongé en soirée.
Logiciel
9
La plateforme Tizen propose une interface fluide et bien structurée, avec un accès très simple aux principaux services de streaming et aux réglages essentiels. Elle dispose de l’un des écosystèmes d’applications les plus vastes du marché, et couvre largement les usages courants et restant agréable à utiliser au quotidien.
Audio
8
La section audio intégrée se montre assez surprenante pour un téléviseur aussi fin, avec des voix claires, une scène sonore relativement large et une restitution des effets d’ambiance qui est convaincante pour des « programmes classiques ». Les amateurs de sensations fortes gagneront à lui associer une barre de son, mais pour un usage courant, le système embarqué offre déjà une expérience cohérente.
Note finale du test
10 /10
Le Samsung 55S99H est un téléviseur qui assume sans détour son statut de vitrine technologique pour la marque, mais qui parvient en même temps à rester très cohérent en usage quotidien. Sa dalle QD‑OLED délivre une image d’une grande intensité, qui conjugue des noirs profonds, une dynamique lumineuse impressionnante et des couleurs extrêmement riches sans tomber dans l’exagération. Le design, avec son cadre métallique assumé, ne plaira pas à tout le monde, mais il donne au téléviseur une présence unique dans un salon et se marie particulièrement bien avec les fonctions artistiques qui transforment l’écran en tableau numérique lorsqu’il n’est pas utilisé.

Les joueurs trouveront ici un allié très solide, grâce à une connectique HDMI complète, une gestion avancée du VRR et une latence réduite qui permettent de profiter pleinement des consoles et des PC récents. L’interface Tizen est suffisamment fluide et complète pour ne pas donner l’impression d’être un simple accessoire, et les fonctions connectées couvrent largement les besoins de la majorité des utilisateurs. Tout n’est pas parfait pour autant, car l’absence de Dolby Vision et de certains formats audio avancés pourra faire hésiter les passionnés de home cinéma les plus pointilleux, surtout face à des marques qui proposent un support plus large des formats.

Cependant, pour un utilisateur qui privilégie la qualité d’image brute, la polyvalence entre cinéma et jeu, et un design fort, le Samsung TQ55S99H constitue une proposition extrêmement convaincante. Face à un LG G6 ou à un Panasonic Z95B, il répond par une luminosité plus élevée, une colorimétrie QD‑OLED parfaite et un volet gaming tout aussi abouti, tandis que les Mini‑LED comme le Sony Bravia 9 conservent un avantage sur la luminosité pleine fenêtre mais ne peuvent rivaliser avec la profondeur des noirs de cet OLED. Au final, sur sa globalité,, d'après mes tests et la concurrence actuelle, le 55S99H est donc LA référence en TV OLED.

Points positifs du Samsung 55S99H

  • Image QD‑OLED spectaculaire

  • Contraste infini et couleurs riches

  • Luminosité HDR très élevée pour un OLED

  • Traitement antireflet exceptionnel

  • Excellentes performances en jeu vidéo

  • Quatre entrées HDMI 2.1 complètes

  • Interface Tizen fluide et complète

  • Design mural fort et original

  • Boîtier One Connect sans fil (en option)

Points négatifs du Samsung 55S99H

  • Absence de Dolby Vision

  • Absence de DTS

  • Pieds non ajustables en hauteur

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