Gemini remplace Google Assistant dans 4 millions de voitures GM et arrive bientôt chez Renault, Volvo et Polestar

 
Google fait passer ses voitures avec Google built-in de l’Assistant à Gemini. Le déploiement commence aux États-Unis, en anglais, et touche déjà 4 millions de véhicules GM. La France ? On verra plus tard.

On dit « Hey Google, trouve un resto pas trop loin », et l’Assistant répond en proposant une station-service à 47 km. On reformule, il propose la météo. Et puis encore une fois, « Je ne comprends pas ».

On abandonne, on prend son téléphone au feu rouge, ce qui est précisément ce que la commande vocale était censée éviter. D’ailleurs, on risque de perdre son permis maintenant, dans 4 départements. C’est ce genre de scène que Google promet d’enterrer avec Gemini dans la voiture.

Concrètement, Google a annoncé jeudi le remplacement de Google Assistant par Gemini sur les véhicules équipés de Google built-in, le système d’exploitation embarqué dérivé d’Android Automotive.

Le calendrier : déploiement immédiat aux États-Unis, en anglais uniquement, via mise à jour OTA. Pas besoin de changer de voiture, pas besoin d’aller chez le concessionnaire. La veille, General Motors avait dégainé en premier en annonçant la bascule sur environ 4 millions de Cadillac, Chevrolet, Buick et GMC à partir des modèles 2022. Google a confirmé derrière que ça ne s’arrêterait pas à GM, sans citer les autres marques concernées.

Une vraie conversation

Le vrai changement, c’est l’abandon des commandes rigides. Avec Gemini, on est censé pouvoir dire « trouve-moi un resto bien noté avec terrasse sur la route, pas pressé, et regarde s’ils ont des options végé », puis enchaîner sur le parking sans tout recommencer.

Google met en avant l’intégration profonde avec Google Maps, la lecture des manuels constructeur pour répondre aux questions techniques sur la voiture, et un mode Gemini Live en bêta pour discuter librement pendant le trajet.

Cela ressemble à ce que ChatGPT fait depuis deux ans sur smartphone, transposé dans le tableau de bord. Les Tesla le font désormais avec Grok.

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En pratique, Google colle lui-même l’étiquette « expérimental » sur ces fonctions génératives, et aucune étude indépendante sur la distraction au volant n’a été publiée.

Côté contrôle du véhicule, le périmètre est plus modeste qu’il n’y paraît. GM et Google parlent de navigation, messagerie, médias, climatisation, info batterie pour les électriques. Les vrais réglages mécaniques, les paramètres de recharge fine, les diagnostics ? Pas dans cette version. GM a même prévu un assistant maison plus avancé pour plus tard cette année, branché sur les données OnStar. Autrement dit, Gemini reste pour l’instant une couche conversationnelle posée sur l’infotainment.

Et la France dans tout ça ?

C’est là que ça pique. Google Automotive, en France, ce sont surtout des Volvo, des Polestar et les Renault, dont la R5 justement citée par Google il y a un an comme l’un des premiers modèles à recevoir Gemini.

Volvo a confirmé l’intégration sur ses voitures équipées de Google intégré pour 2026, sans date précise pour le marché français.

Pour les conducteurs concernés, l’attente se chiffre en mois, pas en semaines. Pour tous les autres, ceux qui passent par Android Auto via leur smartphone, la bascule vers Gemini est déjà en cours depuis fin 2025 dans 45 langues, dont le français. C’est la version sans accès aux fonctions véhicule, mais c’est ce que la majorité des automobilistes français utilisera de toute façon.


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