Renault va supprimer 15 % de ses postes d’ingénieur : pourquoi la Chine n’est pas étrangère à cette décision

 
Renault vient d’annoncer la suppression d’environ 15 % de postes d’ingénieurs à travers le monde dans les deux prochaines années. La France pourrait être impactée, dans un contexte où la Chine est de plus en plus impliquée dans le développement des nouvelles voitures de la marque.
Renault Twingo E-Tech // Source : Thomas Cortesi / Cetadi Prod pour Renault

On le sait : Renault est en train de bouleverser sa façon de créer ses nouvelles voitures. La nouvelle Twingo a été l’initiatrice, avec un développement en deux ans en partie confié à des partenaires chinois via un centre dédié, implanté à Shanghai.

L’information de Ouest France, confirmée par la marque, valide ce bouleversement : entre 15 et 20 % des postes d’ingénieurs vont être supprimés dans les deux prochaines années, partout dans le monde.

Une nouvelle organisation

Ces 15 % représenteraient donc entre 1 600 et 2 400 employés, mais Renault préfère rassurer : aucun licenciement ne sera fait, les suppressions visant plutôt des postes non remplacés et des reconversions.

Gamme Renault électrique // Source : Renault

Le plan précis n’a pas encore été finalisé, mais tous les centres d’ingénierie pourraient être touchés, en France incluse – le site du Mans et le Technocentre, véritable cœur battant de l’ingénierie et du design du groupe Renault, sont ainsi mentionnés.

Ouest France indique aussi l’apparition d’une nouvelle stratégie, où des centres pourraient gagner en indépendance et développer des véhicules sans la supervision du Technocentre ; l’Inde et la Roumanie seraient visées.

Gagner en compétitivité

Ici aussi, la direction se veut rassurante, précisant que « la stratégie, toutes les technologies à haute valeur ajoutée et les projets amont resteront en France. »

La justification est limpide : le message interne, annonçant le plan, rappelle une « intensification de la concurrence sans précédent » avec « l’arrivée de nouveaux acteurs, en particulier chinois ».

Bâtiment ACDC à Shanghai // Source : Renault

Reste que cette décision confirme la nouvelle façon de créer des nouvelles Renault : plus vite, moins cher et plus flexible. Le centre de Shanghai, baptisé ACDC (pour Advanced China Development Center), semble avoir ouvert la voie.

Les responsables de Renault ne cessent de le marteler depuis des années : le développement en deux ans, initié par la Twingo, va devenir la norme autour d’équipes plus resserrées et plus flexibles. L’objectif ultime : baisser de 40 % le coût de développement des nouvelles Renault, grâce à une gestation express, mais aussi avec des composants d’origine chinoise (parfois assemblés en France, comme le futur moteur des R5 et R4).



Recherche IA boostée par
Perplexity