Les chaînes de fabrication de TSMC ont dû être arrêtées à cause d’un virus informatique. Apple et Huawei y font notamment fabriquer les puces de leurs prochains smartphones.

Si Apple est connu des technophiles pour concevoir ses processeurs ARM pour ses appareils (l’iPhone, l’Apple Watch, l’iPad, et même l’iMac), il faut savoir que la marque ne les fabrique pas. Contrairement à Samsung qui a la capacité de concevoir ses puces Exynos, mais aussi de les produire et de produire le Snapdragon 845 pour Qualcomm, Apple fait appel à un sous-traitant très connu du secteur, le Taïwanais TSMC. Ce dernier est l’un des plus gros acteurs de l’industrie des semi-conducteurs et compte Nvidia, AMD, Apple et Huawei parmi ses clients.

80 % des outils de fabrications infectés par un virus

TSMC a annoncé qu’une erreur lors d’une installation de logiciel avait permis l’accès au réseau de l’entreprise par un virus informatique. Résultat : vendredi soir c’était 80 % des outils de fabrications qui étaient impactés par le virus, ralentissant d’autant la production de puces. Se voulant rassurant, TSMC a promis une récupération complète des moyens de production d’ici lundi soir. D’après TSMC, cette chute de production momentanée devrait faire baisser le chiffre d’affaires attendu de 3 %, passant de 8,55 à 8,45 milliards de dollars.

Bien que de courte durée, cet incident devrait quand même avoir des répercussions sur les expéditions de puces vers les clients de TSMC. La firme s’est bien entendu refusée à préciser quels étaient les clients impactés. La production de SoC pour Apple devrait actuellement être en pleine croissance, la prochaine génération d’iPhone étant attendue pour le mois de septembre. L’analyste Mark Li, cité par Bloomberg, estime que l’usine de production qui concerne les produits Apple a été touchée par le virus.

Il semble toutefois peu probable que ce petit retard de production entraîne un retard pour la commercialisation des nouveaux iPhone. Malgré le flux tendu que peut représenter la sortie d’un produit aussi important pour Apple, on pense que la marque a la marge nécessaire pour absorber ce contretemps.