Siri pourrait bientôt déceler votre niveau d’intérêt pour ne pas s’activer par erreur

Siri bientôt plus intelligent... et plus économe en énergie ?

 

Apple veut encore améliorer Siri. Dans une demande de brevet, la firme dévoile un système permettant à son assistant personnel de mesurer le niveau d'intérêt de l'utilisateur pour éviter les déclenchements intempestifs.

Éviter les déclenchements intempestifs en permettant à Siri de mesurer votre intérêt, c’est visiblement l’objectif d’Apple.

Éviter les déclenchements intempestifs en permettant à Siri de mesurer votre intérêt, c’est visiblement l’objectif d’Apple.

Apple avait déjà travaillé sur un système permettant à Face ID de détecter les émotions de l’utilisateur lorsqu’il sollicite Siri. Depuis la firme semble avoir poussé le concept plus loin. Si l’on en croit une demande de brevet déposée par Apple le 27 mai dernier auprès de l’USPTO (rendue publique le 10 septembre), Apple plancherait sur un dispositif capable de ne déclencher Siri que lorsque le niveau d’intérêt de l’utilisateur induit une vraie requête à l’assistant personnel.

Ce système permettrait notamment de corriger les problèmes de déclenchements intempestifs de Siri, tout en limitant sa consommation d’énergie.

Vers un Siri plus pertinent et plus sobre en énergie ?

Dans sa demande de brevet, Apple liste les critères qui détermineront (en cas d’adoption de ce dispositif) le déclenchement de Siri ou non, et ce que l’appareil devra faire ensuite. « Le processus consiste à déterminer, sur la base des données obtenues à l’aide d’un ou de plusieurs capteurs du dispositif électronique, si un ou plusieurs critères représentant le désintérêt exprimé par l’utilisateur sont satisfaits », indique l’application. Comme le précise Apple Insider, de nombreux facteurs entrent en compte pour exprimer le désintérêt de l’utilisateur et permettre à Siri de prendre une requête au sérieux ou non.

L’un des moyens utilisés par Apple consiste à activer la caméra pour savoir si vous regardez votre iPhone en formulant une requête. Apple explique aussi qu’il pourrait utiliser les capteurs de luminosité de l’appareil (si l’appareil est dans un sac, il y a peu de chances pour que vous ayez fait appel à Siri), son accéléromètre (pour détecter si vous avez pris en main votre iPhone ou au contraire reposé, par exemple), ou encore la manière dont vous dites « Dis Siri ». La firme décrit d’ailleurs ce dernier point comme « l’intensité caractéristique » du contact avec l’assistant personnel.

« [Cette] intensité caractéristique est, en option, basée sur un nombre prédéfini d’échantillons d’intensité », explique Apple, « ou un ensemble d’échantillons d’intensité recueillis pendant une période prédéterminée par rapport à un événement prédéfini », lit-on. Le géant de Cupertino ne s’étend toutefois que peu sur les modalités précises de cette collecte d’échantillons, préférant se concentrer sur la description des méthodes permettant de jauger l’intérêt ou le désintérêt de l’utilisateur.

En parallèle, Apple cherche aussi à améliorer l’efficacité énergétique de Siri. « Le fonctionnement d’un assistant numérique nécessite de l’énergie électrique, une ressource limitée pour les appareils portables ou de poche qui fonctionnent sur batterie (…) », rappelle Apple. « Par conséquent, il peut être souhaitable de faire fonctionner un assistant numérique de manière efficace sur le plan énergétique ». Ne déclencher Siri que lorsqu’il est vraiment sollicité par l’utilisateur devrait justement permettre de ne pas gâcher de l’énergie.

Apple a créé un brevet pour un système permettant l’évacuation de l’eau de mer, des gaz ou simplement de la vapeur, des haut-parleurs de ses futurs iPhone. Le dispositif décrit ressemble en partie à celui…
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