D’après Tim Cook, la sécurité de l’iPhone serait mise en péril par l’UE

Le patron d'Apple voit d'un très mauvais oeil le « side-loading »

 

Apple défend son bout de gras. Pour la première fois ce mercredi, Tim Cook a évoqué le Digital Markets Act actuellement étudié par la Commission européenne. Pour lui, ce texte mérite d'être remanié pour ne pas « détruire la sécurité de l'iPhone ».

Alors que l’UE cherche à réduire l’emprise des GAFAM, notamment sur les magasin d’applications, Apple défend sa position sécuritaire avec l’AppStore

Alors que l’UE cherche à réduire l’emprise des GAFAM, notamment sur les magasin d’applications, Apple défend sa position sécuritaire avec l’AppStore

Des le cadre du salon français VivaTech, Tim Cook s’est exprimé pour la première fois, mais à distance, sur le Digital Markets Act (DMA) en cours d’élaboration par la Commission européenne. Ce texte de loi, qui n’a pas encore été finalisé, a pour objectif de réduire l’influence des GAFAM dans plusieurs secteurs et tout particulièrement sur celui des marchés d’applications.

Dans le cas d’Apple, ce projet passe mal : il aurait en effet pour aboutissement d’ouvrir beaucoup plus largement l’iPhone (mais aussi l’iPad) à l’installation d’applications provenant d’en dehors de l’AppStore, via la méthode dite de « Side-Loading ». Une pratique relativement courante sur Android, mais qu’Apple souhaite à tout prix limiter sur ses appareils mobiles — tant pour des raisons bassement économiques… que pour préserver la sécurité de ses produits.

Apple voit l’AppStore comme une porte d’entrée sécurisée vers l’iPhone

Bien sûr, c’est surtout ce deuxième motif que Tim Cook invoque pour critiquer les mesures prévues avec le DMA, voulu entre autres par Margrethe Vestager. Si le patron d’Apple admet que certaines parties du texte sont bonnes, il assure que d’autres sont mauvaises pour la sécurité de l’iPhone.

« Je ne pense pas que ce soit dans le meilleur intérêt [de l’utilisateur]. Dans sa forme actuelle, le DMA forcerait le side-loading sur l’iPhone », a déclaré Tim Cook. « (…) Cela détruirait la sécurité de l’iPhone et une grande partie des initiatives en matière de protection de la vie privée que nous avons intégrées à l’App Store, aux labels d’intrusion dans la vie privée et à la transparence du suivi des applications », a-t-il poursuivi en évoquant les récentes nouveautés anti-suivi introduites avec iOS 14.5, notamment.

Le patron d’Apple a toutefois indiqué qu’Apple prendrait part aux débats pour trouver un terrain d’entente avec l’UE quant aux projets portés par le DMA. Et il faudra effectivement qu’Apple s’implique. Comme le rappelle Reuters, Andreas Schwab (qui dirige l’examen du projet de loi par le Parlement européen) expliquait récemment vouloir à la fois renforcer le texte et réduire son champ d’applications pour mieux viser les GAFAM.

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