
Hier, on a publié un test très complet de la puce Nvidia RTX Spark, avec ses performances en jeu, en IA locale, en création et sur batterie, face à un MacBook Pro M5 Pro, à un PC portable gamer en RTX 5070, au Snapdragon X2 Elite Extreme et au Ryzen AI Max+ 395.
Cet article s’intéresse cette fois à la machine elle-même, l’Asus ProArt P16, premier PC portable RTX Spark à passer entre mes mains.
On parlera donc moins de benchmarks et davantage de ce qu’on vit avec l’ordinateur au quotidien : son écran, son châssis, sa connectique, son bruit, sa chauffe et son autonomie. On l’a aussi emmené pendant 11 heures de vol sans Internet, avec une IA chinoise gratuite installée en local à la place de ChatGPT. Bref, vous avez beaucoup de lectures pour mieux appréhender la puce RTX Spark. Et encore, ce n’est que le début.
Pour aller plus loin
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Un test pas tout à fait comme les autres
Ce test n’est pas un test classique. Je n’ai pas eu le temps de passer l’écran à la sonde, si bien que la luminosité, la fidélité des couleurs et le scintillement de la dalle ne sont pas mesurés.
Le reste a en revanche été mesuré en détail, du Wi-Fi au bruit en passant par la chauffe, la consommation de l’écran et l’autonomie selon les usages. Il s’agit donc d’une prise en main très approfondie, assez complète pour aboutir à une note.
Il faut aussi garder en tête que le ProArt P16 n’est que l’un des six PC portables RTX Spark annoncés à ce jour, aux côtés du ProArt P14, du Surface Ultra de Microsoft, de l’OmniBook Ultra 16 de HP, du Yoga Pro 9 de Lenovo et du Prestige N16 Flip AI+ de MSI. Ses défauts ne sont donc pas forcément ceux de la plateforme.
Comme ses concurrents, il ne vise pas l’ultraportable sobre et endurant, mais la machine de performance polyvalente, capable de jouer, de créer et de faire tourner de gros modèles d’IA. Petit spoil : si vous vous attendiez à des autonomies de 20 heures, ce qu’on pourrait attendre d’une machine ARM, vous allez être déçu. Par contre, il y a de la performance, beaucoup de performance.
| Caractéristique | Fiche Asus | Mon exemplaire |
|---|---|---|
| Référence | ProArt P16 H7607BA | H7607BA, BIOS 304 |
| Puce | Nvidia RTX Spark N1X gravée en 3 nm par TSMC, processeur Arm de 18 ou 20 cœurs selon la configuration | 20 cœurs |
| Partie graphique | GPU Blackwell intégré, 5 120 ou 6 144 cœurs CUDA selon la configuration | 6 144 cœurs CUDA |
| Mémoire unifiée | De 24 à 128 Go de LPDDR5X-9400 soudée, bus de 256 bits, environ 300 Go/s | 128 Go, dont 96 Go réservés au GPU ce jour-là |
| Stockage | SSD PCIe 4.0 de 512 Go à 2 To, deux emplacements M.2 2280 PCIe 5.0 x4 dont un libre (SSD simple face uniquement) | SSD Samsung de 1 To (954 Go visibles) |
| Écran | OLED 16 pouces 16:10, 3 840 x 2 400 pixels, tactile au doigt et au stylet | Dalle Samsung ATNA60HC05, 283 pixels par pouce |
| Fréquence et réactivité | 120 Hz, 0,2 ms | Fréquence variable de 30 à 120 Hz |
| Luminosité et couleurs | 700 cd/m² en SDR, 1 600 cd/m² en pic HDR, 100 % DCI-P3, Pantone Validated, DisplayHDR True Black 1400, traitement antireflet | Non mesuré, Dolby Vision, 8 bits |
| Ports USB | 3 USB4 Type-C à 40 Gb/s (DisplayPort et recharge), 1 USB-A 3.2 Gen 2 à 10 Gb/s | 3 contrôleurs USB4 détectés |
| Autres ports | HDMI 2.1 FRL, lecteur SD Express 7.0, prise jack 3,5 mm | Non testés |
| Sans-fil | Wi-Fi 7 tri-bande 2×2, Bluetooth 5.4 | Carte MediaTek MT7925, Bluetooth LE Audio activé |
| Webcam | Full HD avec infrarouge (Windows Hello) | Reconnaissance faciale fonctionnelle |
| Audio | Haut-parleurs avec amplificateur Smart Amp, micros en réseau avec réduction de bruit | Deux amplificateurs Cirrus Logic CS35L56 |
| Clavier et pavé tactile | Clavier rétroéclairé, course de 1,7 mm, pavé tactile haptique | – |
| Batterie | 99,9 Wh, 4 cellules | 99,9 Wh, 3 cycles de charge |
| Chargeur | USB-C 140 W, câble 240 W | Jusqu’à 138,7 W mesurés à la prise |
| Dimensions | 35,41 x 24,30 x 1,29 à 1,59 cm | – |
| Poids | 1,77 kg | Non pesé |
| Sécurité et solidité | TPM 2.0, Microsoft Pluton, norme MIL-STD 810H | – |
| Système | Windows 11 Famille ou Pro selon la configuration | Windows 11 Famille on Arm |
| Logiciels Asus | ProArt Creator Hub, MyASUS, GlideX, ScreenXpert, StoryCube, MuseTree | Tous préinstallés |
| Offres incluses | 2 mois de Xbox Game Pass Premium, 3 mois d’Adobe Creative Cloud, 3 mois de Google AI Pro, 500 Go de Dropbox pendant 6 mois, 3 mois de Goodnotes | – |
| Prix | De 3 299,99 € (24 Go / 512 Go) à 7 599,99 € (128 Go / 2 To) | Configuration 128 Go / 1 To non commercialisée |
| Sortie | 16 octobre 2026 | – |
Notez que l’exemplaire de ce test nous a été prêté par Asus.
Design et finitions : un PC portable premium, mais pas un MacBook
Le ProArt P16 a de l’allure. Son châssis noir mat, sobre et sans fioritures, porte simplement le logo ProArt en relief sur le capot, et l’ensemble respire la qualité, avec des matériaux solides et des assemblages sans reproche.
Je le range sans hésiter parmi les PC portables premium, dans la lignée de ce que propose Razer avec ses Blade, d’ailleurs absents de la première vague RTX Spark. Face aux derniers MacBook Pro, il reste toutefois un cran en dessous en matière de finition et de construction.

La machine reste aussi très fine pour la puissance qu’elle embarque, avec 1,29 à 1,59 cm d’épaisseur selon Asus, et un poids annoncé de 1,77 kg contenu pour un 16 pouces. Cette finesse a un revers, que l’on retrouvera dans la partie consacrée au bruit et à la chauffe : il faut évacuer jusqu’à 80 W de chaleur dans un châssis très mince.
Ce ProArt P16 semble d’ailleurs reprendre le châssis et la ventilation de la version x86, conçue pour accueillir une carte graphique dédiée. Asus n’a donc pas dessiné une nouvelle machine autour de la puce, comme Microsoft semble l’avoir fait avec son Surface Ultra.

Une connectique complète
La connectique est très complète pour une machine aussi fine. On trouve trois ports USB4 à 40 Gb/s, qui servent aussi à la recharge et à l’affichage, un port USB-A à 10 Gb/s, une sortie HDMI 2.1, un lecteur de cartes SD Express 7.0 et une prise jack. Pour un créateur qui jongle entre un écran externe, un disque rapide et des cartes mémoire d’appareil photo, il ne manque rien, et Windows détecte bien les trois contrôleurs USB4.

Clavier, pavé tactile et son
Le clavier rétroéclairé, avec une course de 1,7 mm, est agréable à utiliser au quotidien, et le pavé tactile haptique est immense, ce qui le rend très confortable pour naviguer comme pour retoucher. Les haut-parleurs, pilotés par deux amplificateurs Cirrus Logic, offrent un son ample et convaincant pour un PC portable, même si je ne les ai pas mesurés. La webcam Full HD s’accompagne d’un capteur infrarouge pour la reconnaissance faciale de Windows Hello, qui fonctionne bien.


Écran : une dalle OLED 4K superbe à l’œil
L’écran est le grand point fort de cette machine. Il s’agit d’une dalle OLED Samsung de 16 pouces en 3 840 x 2 400 pixels, soit 283 pixels par pouce, avec une fréquence variable de 30 à 120 Hz.
Windows abaisse la fréquence quand l’image est fixe pour économiser de l’énergie, et monte à 120 Hz dès que l’on fait défiler une page ou que l’on joue. La dalle est certifiée DisplayHDR True Black 1400 et compatible Dolby Vision, elle est tactile et accepte un stylet, et un profil de couleurs calibré pour elle est installé d’usine.

Faute de sonde (et de temps), je n’ai pas pu vérifier les 700 cd/m² en SDR, les 1 600 cd/m² en HDR ni la couverture de 100 % du DCI-P3 annoncés par Asus.
À l’œil, le résultat est pourtant remarquable, avec des couleurs très riches, des noirs parfaits propres à l’OLED et une définition 4K d’une grande finesse. On voit tout de suite que cet écran a été pensé pour la création et pour le jeu vidéo. La mise à l’échelle est réglée par défaut à 200 %, et le HDR est désactivé à la sortie du carton. Pensez donc à bien paramétrer ça pour l’usage que vous allez avoir de la machine. Typiquement, je suis passé à une mise à l’échelle plus basse et j’ai évidemment activé le CDI. Enjeu : je vous conseille de jouer en 1600p.

L’écran OLED 4K est le grand point fort de ce ProArt P16 : des couleurs très riches, des noirs parfaits et une finesse remarquable.
Performances : la RTX Spark dans un châssis de créateur
Je ne reviens pas en détail sur les performances, que j’ai mesurées longuement dans mon test de la RTX Spark. Pour résumer, la puce de Nvidia se situe au niveau d’une RTX 5070 pour PC portable en jeu et en calcul graphique, alors que ses jusqu’à 128 Go de mémoire partagée en font la machine Windows la plus complète que j’ai testée pour l’IA locale. Son processeur Arm à 20 cœurs reste en revanche en retrait sur un seul cœur.
| Test (mode Performance, sur secteur) | Résultat |
|---|---|
| Geekbench 7 processeur, mono / multi | 2 635 / 23 462 |
| Cinebench 2026, mono / multi | 469 / 6 544 |
| Geekbench 7 CUDA / Vulkan | 184 550 / 109 956 |
| 3DMark Steel Nomad / Speed Way / Port Royal | 2 970 / 2 970 / 9 135 |
| IA locale, Qwen3.6-35B-A3B, écriture | 74,8 tok/s |
| IA locale, gpt-oss-120b (63 Go), écriture | 63,3 tok/s |
Pour une prise en main, un réglage mérite d’être connu : les 128 Go de mémoire sont partagés entre le processeur et le GPU, et la part réservée au GPU se règle dans l’application Nvidia. Mon exemplaire en réservait 96 Go au GPU, ce qui ne laissait que 30,5 Go à Windows, assez pour le quotidien, mais un peu juste pour certains usages. Entre 85 et 91 Go réservés, on garde un bon équilibre.

En jeu, une RTX 5070 avec les contraintes d’Arm
En jeu, la dalle 4K et la RTX Spark forment un beau duo, à condition de s’appuyer sur le DLSS et la génération d’images pour tenir une bonne fluidité dans les titres les plus lourds. La plupart des jeux passent par Prism, l’émulateur de Windows qui traduit à la volée les instructions x86, ce qui coûte un peu de performances côté processeur. Surtout, plusieurs anti-triches de jeux compétitifs ne sont pas encore pris en charge, si bien que Valorant, League of Legends, Call of Duty ou Battlefield ne tournent pas aujourd’hui sur cette machine. Tous les détails sont dans notre test de la puce.


En IA locale, une machine sans équivalent sous Windows
C’est en IA locale que la machine se démarque vraiment, puisqu’elle fait tourner des modèles de plusieurs dizaines de gigaoctets qu’aucun PC portable classique ne peut charger. Je l’ai d’ailleurs emmenée à bord d’un vol long-courrier pour vérifier si elle pouvait remplacer une IA en ligne sans connexion, une expérience que je raconte dans cet article sur nos 11 heures de vol sans Internet avec un PC RTX Spark.

Pour aller plus loin
J’ai remplacé ChatGPT par une IA chinoise gratuite : 11h de vol sans Internet avec un PC Nvidia RTX Spark
Logiciels : Windows sur Arm et trop d’applications Asus
Le ProArt P16 tourne sous Windows 11 on Arm, avec la couche d’émulation Prism et ses forces comme ses faiblesses. Qualcomm a bien préparé le terrain avec ses puces Snapdragon, si bien que beaucoup de logiciels populaires existent désormais en version Arm native, comme Blender, DaVinci Resolve, Affinity ou Photoshop, et que la plupart des autres tournent correctement grâce à Prism. Nvidia annonce travailler avec Adobe pour porter l’ensemble de sa suite en Arm natif, mais il s’agit encore de promesses. La machine reste parfaitement utilisable au quotidien.
Asus installe en revanche beaucoup trop de logiciels maison. On trouve le ProArt Creator Hub, qui regroupe les modes de performance, les réglages de couleurs de l’écran et un moniteur de ressources, mais aussi MyASUS, GlideX, ScreenXpert, StoryCube et MuseTree, des utilitaires dont on se passerait volontiers, sans compter les offres d’essai pour Xbox Game Pass, Adobe Creative Cloud, Google AI Pro, Dropbox ou Goodnotes. Le Creator Hub reste utile, puisqu’il permet de choisir le mode Performance, indispensable pour tirer le meilleur de la puce. Selon la configuration, Windows 11 est livré en édition Famille ou Pro, et mon exemplaire tournait en édition Famille.

Quelques réglages d’usine méritent aussi d’être ajustés. Au débranchement, la machine repasse d’elle-même en mode Standard et Windows en mode « Équilibré ». L’écran s’éteint et la machine se met en veille après 3 minutes d’inactivité sur batterie, et 5 minutes sur secteur. L’économiseur d’énergie de Windows s’active enfin à 30 % de batterie, et il divise par deux la vitesse de l’IA en dessous de ce seuil : je conseille de le régler sur « Jamais » dans les paramètres d’alimentation.
Wi-Fi 7 et stockage
La carte Wi-Fi 7 de MediaTek (2×2) s’est connectée chez moi en Wi-Fi 7 sur la bande des 5 GHz, avec un lien annoncé à 2 882 Mb/s. En débit réel, mesuré avec iperf3 vers un PC fixe relié en Ethernet 2,5 GbE, le ProArt P16 tient 1,33 Gb/s en réception et 1,41 Gb/s en envoi sur un seul flux, et jusqu’à 1,65 Gb/s avec huit flux, pour une latence moyenne de 5 ms. Cela représente environ la moitié du lien annoncé, ce qui est courant en Wi-Fi, et le résultat est excellent. Mon point d’accès n’émet pas en 6 GHz, cette bande n’a donc pas été testée.

Le SSD Samsung de 1 To lit à 7 083 Mo/s et écrit à 5 485 Mo/s quand la machine est reposée, des valeurs au niveau des meilleurs PC portables récents. L’écriture chute toutefois fortement, entre 630 et 1 890 Mo/s, après de gros volumes écrits dans la journée, sans doute quand le cache rapide du SSD est plein. Il faut le garder en tête quand on copie des modèles d’IA de plusieurs dizaines de gigaoctets.
Asus annonce un second emplacement M.2 libre, compatible avec les SSD simple face, ce qui permet d’ajouter du stockage plus tard. Par contre, je n’ai pas ouvert la machine pour le vérifier. En tout cas, c’est une bonne nouvelle de pouvoir étendre le stockage de cette machine a postiori. Rappelons que cela n’est pas possible de le faire sur un MacBook Pro.
| Test (DiskSpd) | Résultat |
|---|---|
| Lecture séquentielle | 7 083 Mo/s |
| Écriture séquentielle, machine reposée | 5 485 Mo/s |
| Écriture séquentielle après environ 300 Go écrits | 630 à 1 890 Mo/s |
| Lecture / écriture aléatoire 4K | 317 000 / 103 000 IOPS |
Bruit et chauffe : le gros point faible
C’est le principal défaut de la machine au quotidien : sous charge, elle souffle comme un PC portable de jeu. Au sonomètre, à 1 mètre, je relève 48 à 51 dB dans Cyberpunk 2077 en 4K, 52 dB sous charge processeur et 54 dB dans NBA 2K27, avec une pointe à 65 dB en génération d’images. Le souffle n’est pas désagréable, mais il reste très audible et dérangera les collègues dans un open space. On n’a donc pas perdu ce défaut historique des PC portables puissants, même avec cette nouvelle puce.

On n’a pas perdu ce côté un peu négatif des PC portables, même avec cette nouvelle puce.
Le plus gênant tient toutefois à l’emplacement de la ventilation. L’air chaud sort par le dessous de la machine, et non par l’arrière, si bien que sur les genoux, il souffle directement sur les cuisses, ce qui devient désagréable après deux ou trois minutes de charge. Dès qu’on la sollicite, la machine se pose donc sur une table, et elle ne convient sur les genoux qu’aux tâches légères. J’ai aussi entendu de petits grésillements au centre du clavier sous forte charge, vraisemblablement un sifflement des bobines, que mon collègue Vincent a également remarqué sur son exemplaire.

La chauffe reste en revanche bien maîtrisée. Après une dizaine de minutes de Cyberpunk 2077 en 4K, la caméra thermique relève 45,4 °C au centre du clavier et environ 50 °C en haut du clavier, juste sous l’écran, alors que les repose-poignets et le pavé tactile restent nettement plus frais. Le dessous atteint 50 à 52 °C autour de la grille d’aération. C’est chaud, mais pas bouillant, et la température reste très stable.


Les capteurs internes confirment cette stabilité. Pendant 12 minutes de Cyberpunk 2077 en 4K, le GPU est resté entre 63 et 69 °C, à 70 °C au plus, pour une puissance moyenne de 41 W, sans aucun bridage thermique visible. Le même constat vaut en IA prolongée, où le GPU ne dépasse pas 69 °C.
| Capteur | Au repos (3 min) | Cyberpunk 2077 en 4K (12 min) |
|---|---|---|
| GPU, température | 41 °C | 66 °C en moyenne, 70 °C au plus |
| GPU, puissance (partie GPU seule) | 1 W | 41 W en moyenne, 60 W au plus |
| GPU, fréquence | 532 MHz | 2 010 MHz en moyenne, 2 437 MHz au plus |
| Zone thermique la plus chaude | 47 °C | 75 °C en moyenne, 80 °C au plus |
| Processeur, fréquence | 2 733 MHz | 2 991 MHz en moyenne |
Autonomie : correcte, sans plus
Avec une puce Arm, on pouvait espérer les 15 à 20 heures d’autonomie des ultraportables à puce Snapdragon. Le ProArt P16 en est loin. J’ai mesuré la consommation de la machine dans plusieurs usages, en mode Standard, luminosité à 50 % et Wi-Fi actif, puis estimé son autonomie sur sa batterie de 99,9 Wh.
| Usage | Puissance moyenne | Autonomie estimée (100 à 0 %) |
|---|---|---|
| Repos, bureau affiché, écran allumé | 8,0 W | 12 h 30 |
| Navigation web, une page toutes les 30 secondes | 10,2 W | 9 h 45 |
| Vidéo YouTube 4K en fenêtre, avec le son | 13,7 W | 7 h 15 |
| IA locale en continu (mode Performance) | environ 90 W | environ 1 h |

En bureautique réelle, il faut donc compter 8 à 10 heures à luminosité moyenne, un peu moins sur des documents blancs ou à pleine luminosité. Pour dépasser 12 heures, l’usage doit rester proche du repos, avec un écran sombre. Je n’ai pas mesuré l’autonomie en jeu, pour laquelle Nvidia annonce de 2 h 30 à 3 h 30 avec BatteryBoost limité à 60 images par seconde et des réglages bas.
Un plancher de consommation trop élevé
Pour comprendre ces chiffres, j’ai fait varier la seule luminosité de l’écran, machine au repos. La consommation passe de 6,7 W écran au minimum à 7,5 W à 50 % et 9,4 W à 100 %, et une page blanche en plein écran à 50 % consomme déjà autant que le fond d’écran à pleine luminosité, l’OLED payant cher les images claires. L’écran ajoute donc 1 à 3 W selon la luminosité et l’image, mais le reste, environ 6 W, vient de la plateforme elle-même, avec la puce, les 128 Go de mémoire, le Wi-Fi et les contrôleurs. Même dans le meilleur des cas, la batterie ne tiendrait guère plus de 15 heures au repos.

Même avec une puce Arm, le ProArt P16 consomme déjà près de 7 W sans rien faire, ce qui le prive des 15 à 20 heures d’autonomie qu’on pouvait espérer.
En IA, autant qu’un MacBook Pro
En IA intensive, la machine tire environ 90 W sur sa batterie et tient environ une heure, comme le MacBook Pro M5 Pro, qui dépense moins d’énergie mais dispose d’une batterie plus petite, et un peu plus que le Framework Laptop 16 et sa RTX 5070. Mieux, la RTX Spark garde presque toute sa vitesse sur batterie au-dessus de 30 %, là où un PC portable gamer classique perd un quart de la sienne. Tous les chiffres sont dans le test complet de la RTX Spark. La batterie de 99,9 Wh reste par ailleurs juste sous la limite de 100 Wh admise en cabine d’avion, ce qui m’a permis d’utiliser la machine pendant un vol de 11 heures.
La recharge est rapide avec le chargeur USB-C de 140 W fourni : en pleine charge d’IA, la prise mesure jusqu’à 138,7 W, et Windows estime à environ une heure le passage de 25 à 100 %.
Prix et disponibilité
Le ProArt P16 RTX Spark est disponible en France à partir de 3 299,99 € en 24 Go de mémoire et 512 Go de stockage. La version 32 Go et 1 To est vendue 3 799,99 € à la Fnac, la version 64 Go et 1 To 5 299,99 €, et la version 128 Go et 2 To 7 599,99 € à la Fnac. La configuration que j’ai testée, en 128 Go avec 1 To de stockage, n’est pas commercialisée en tant que telle. Asus propose aussi le ProArt P14, seul PC portable RTX Spark de 14 pouces à ce jour, vendu 6 899,99 € en 128 Go et 1 To, et que je n’ai pas testé.
| Modèle | Mémoire / SSD | Prix |
|---|---|---|
| Asus ProArt P16 (H7607BA) | 24 Go / 512 Go | 3 299,99 € |
| Asus ProArt P16 (H7607BA) | 32 Go / 1 To | 3 799,99 € |
| Asus ProArt P16 (H7607BA) | 64 Go / 1 To | 5 299,99 € |
| Asus ProArt P16 (H7607BA) | 128 Go / 2 To | 7 599,99 € |
| Asus ProArt P14 (H7407BA) | 128 Go / 1 To | 6 899,99 € |
Ces tarifs restent très élevés, même en tenant compte du contexte de pénurie de mémoire qui fait grimper les prix de toutes les machines bien dotées.
Pour profiter vraiment de la RTX Spark en IA locale, il est difficile de conseiller moins de 64 Go de mémoire, ce qui place le ticket d’entrée « raisonnable » (ça fait du mal d’écrire ça) à 5 299,99 €. La version 32 Go, à 3 799,99 €, convient à ceux qui veulent surtout un PC de création avec un très bel écran et pouvoir jouer un peu dans de bonnes conditions, sans viser les gros modèles d’IA. Les autres machines RTX Spark sont présentées dans notre test de la plateforme.
Pour profiter vraiment de la RTX Spark en IA locale, il est difficile de conseiller moins de 64 Go, soit 5 299,99 € pour ce ProArt P16.
Vous trouverez l’ensemble des prix comparés ici. Je vous encourage aussi à aller lire notre guide d’achat des meilleurs ordinateurs pour joueurs.
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Pour aller plus loin
On a testé la puce Nvidia RTX Spark qui veut réinventer le PC : les résultats face à Apple, AMD et une RTX 5070

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