« Trop peu d’expérience » : le patron de Ford s’est moqué des pick-ups chinois mais la réponse de BYD est cinglante

 
BYD vient de présenter le Shark 6 Performance avec un moteur 2,0 litres turbo et une capacité de remorquage de 3 500 kg, soit exactement celle du Ford Ranger australien. Une réponse directe aux critiques du patron de Ford.
Moteur BYD Shark 6

S’il y a bien une chose qui caractérise les constructeurs chinois, c’est bien la rapidité d’exécution. Il y a quelques semaines, Jim Farley, le PDG de Ford, ne mâchait pas ses mots face au média australien Drive.

Les pick-ups chinois ? « Pas vraiment des outils de travail », selon lui, et « trop peu d’expérience en matière de remorquage, de charge utile et de maîtrise châssis. » Selon lui, ils ont même des décennies de retard sur le Ford Ranger ou le Toyota Hilux, deux des pick-ups les plus vendus dans le monde.

BYD n’a pas traîné pour répondre à ces critiques. Quelques semaines plus tard, le constructeur de Shenzhen annonce le Shark 6 Performance, une version revue et musclée de son pick-up hybride rechargeable. Coïncidence de calendrier ou réponse calculée ? Difficile à dire, mais le timing parle de lui-même quand même.

Ce qui change sous le capot (et à l’attelage)

Le Shark 6 standard embarquait un quatre cylindres turbo de 1,5 litre en hybride rechargeable, pour environ 430 ch et 650 Nm de couple. La version Performance passe à un 2,0 litres turbo, portant la puissance à 469 ch et le couple à 700 Nm. Le 0 à 100 km/h gagne deux dixièmes et passe à 5,5 secondes. Une performance solide pour un pick-up de ce gabarit.

Mais le vrai changement, celui qui répond directement à Jim Farley, c’est la capacité de remorquage. Elle grimpe de 2 500 à 3 500 kg, s’alignant ainsi sur ce que propose le Ford Ranger. BYD a également ajouté un mode « Crawl » plafonné à 20 km/h, qui gère en continu le couple pour limiter les pertes d’adhérence en tout-terrain. Rien de révolutionnaire dans le principe, mais c’est une brique qui manquait.

Ce que BYD ne communique pas encore, c’est la charge utile, l’autre point épinglé par le patron de Ford.

Une gamme qui s’élargit, et un prix qui reste l’argument massue

Le Shark 6 Performance sera commercialisé en Australie à partir de 62 900 dollars australiens (environ 38 000 euros), soit 5 000 dollars de plus que la version Premium actuelle. À ce tarif, il reste nettement en dessous de ses rivaux japonais et américains, et c’est probablement là que se joue l’essentiel de la bataille commerciale.

BYD en profite également pour étoffer sa gamme avec un Shark 6 « Dynamic Cab-Chassis », pensé pour les artisans. Ce modèle propose un plateau en alliage avec huit points d’arrimage et deux coffres de rangement. Un segment plus utilitaire, moins glamour, mais potentiellement porteur en Australie où le pick-up est d’abord un outil.

Et si vous comptiez vous offrir ce modèle en France, vous pouvez d’ores et déjà l’oublier. Il y a encore quelques années, cela aurait pu être possible grâce à une fiscalité encore avantageuse et de nombreuses largesses au niveau administratif, mais cette période est désormais révolue et, preuve en est, après l’arrivée massive de nombreux pick-ups au début de cette décennie, ces derniers ont pratiquement tous disparu, laissant place à des modèles pratiquement exclusivement tournés vers un usage professionnel.


Les bons plans n’attendent pas : abonnez-vous à notre canal WhatsApp Frandroid Bons Plans ! (zéro spam, promis).

Recherche IA boostée par
Perplexity