« Aucune décision n’a été prise » : la réponse cinglante des Pays-Bas à Elon Musk à propos du FSD en Europe

 
Elon Musk a récemment affirmé que la conduite autonome de Tesla serait approuvée aux Pays-Bas dès le 20 mars. Une déclaration qui a rapidement fait réagir l’autorité de régulation néerlandaise, chargée d’étudier le dossier, qui vient ralentir les ambitions du patron américain pour le déploiement de la fonction en Europe.
Test Tesla FSD à Paris // Source : Frandroid

Il y a quelques jours, on vous parlait de cette annonce surprise : lors d’une interview diffusée sur X, Elon Musk a lâché que la conduite autonome de Tesla serait légalement autorisée sur les routes néerlandaises à partir du 20 mars. Une nouvelle très attendue par les conducteurs européens, que nous avions toutefois prise avec des pincettes. Et pour cause, la réalité administrative semble bien différente des déclarations du milliardaire.

Selon le média néerlandais Follow the Money, le RDW (l’autorité des transports aux Pays-Bas) n’est absolument pas sur la même longueur d’onde. Interrogé sur le sujet, un porte-parole de l’agence a qualifié la sortie d’Elon Musk de prématurée : « Aucune décision n’a encore été prise. La demande de Tesla est toujours en cours de traitement. Nous ne faisons aucune déclaration sur un calendrier ou sur les demandes en cours. »

Le FSD Supervised, un système sous haute surveillance

Pour bien comprendre les enjeux, il faut rappeler de quoi on parle. La technologie que Tesla cherche à faire homologuer en Europe est le Full Self-Driving (FSD) Supervised. Concrètement, la voiture est capable de se diriger, de freiner et d’accélérer seule dans la plupart des situations urbaines et périurbaines.

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Mais le terme « Supervised » (supervisé) est capital : la législation impose qu’un conducteur attentif reste derrière le volant, prêt à reprendre le contrôle à la moindre anomalie. Le véhicule n’est pas 100 % autonome au sens légal du terme.

Actuellement, le constructeur texan mène des tests avec des véhicules équipés du FSD un peu partout aux Pays-Bas, notamment à Groningen et à Amsterdam, ainsi que dans d’autres capitales européennes.

Un simple recadrage ou un vrai retard ?

La question qui se pose maintenant est de savoir ce qu’il se passera réellement le 20 mars. Il n’est pas impossible qu’un responsable ait glissé cette date à Elon Musk lors de discussions internes comme un objectif potentiel d’homologation. Mais en communiquant publiquement, le patron de Tesla a peut-être forcé la main des régulateurs.

La mise au point ferme des Pays-Bas montre une volonté claire de diminuer les attentes. Le RDW pourrait très bien avoir besoin de temps supplémentaire pour effectuer d’autres tests de sécurité, d’autant plus que l’Europe est traditionnellement plus stricte que les États-Unis sur l’homologation des aides à la conduite.

Il faudra donc attendre le 20 mars pour voir si Tesla obtient le feu vert néerlendais, ou si l’administration néerlandaise décide de faire durer le suspense.

Ensuite, il faudra attendre que chaque pays autorise le FSD à l’intérieur de ses frontières. Mais ça sera beaucoup plus simple une fois qu’un pays, comme les Pays-Bas, auront autorisé cette exception.


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