Dans sa conférence hardware, Google a réitéré son attachement aux énergies renouvelables et au recyclage. Mais pour le site de démontage de produits iFixit, le géant néglige trop la réparabilité de ses appareils.

À sa conférence Made by Google d’hier, Google n’a cessé de rappeler son attachement à l’environnement. Son chef du hardware Rick Osterloh a ainsi soutenu que le géant avait « développé des solutions durables pour la production en masse ». Mais pour iFixit, ces déclarations sonnent quelque peu creuses. Le site qui évalue la réparabilité des produits électroniques s’est fendu d’un communiqué où il juge le bien et le moins bien dans l’attitude environnementale de Google.

« Qu’on ne se méprenne pas : l’énergie renouvelable, c’est bien », affirme d’abord le communiqué en faisant référence aux 150 millions de dollars supplémentaires que Google a annoncé investir dans les énergies propres. « Mais il faut aussi de l’énergie pour démonter, broyer, et séparer les batteries et les circuits imprimés » embarqués dans les différents produits du géant.

Le dernier Nest Mini a une couverture en tissu faite entièrement de bouteilles en plastique recyclées ; c’est bien. Le plastique externe est post-consommateur à 35%, et tous les produits Nest utilisent un peu de plastique recyclé ; c’est super. Google compense aussi 100% du carbone généré par la livraison de ses produits consommateurs, et c’est une avancée intéressante. Mais le recyclage est un effort de dernier recours, pas une solution à une économie du gadget en expansion perpétuelle.

iFixit met un bonnet d’âne à Google sur ses spécialités : le démontage et la réparabilité des produits. Par exemple, les manettes de jeu Stadia n’ont pas de vis accessibles de l’extérieur. Le site rappelle aussi que la fabrication de tous ces appareils nécessite « des minéraux précieux et des terres rares », et que s’en débarrasser requiert « de la place dans les décharges ».