La série UR8S débarque dans une année 2026 sous tension du côté des téléviseurs. C’est en effet le moment où le RGB Mini LED se généralise, une techno d’affichage LCD nouvelle génération bien décidée à contester à l’OLED son trône sur le premium. Hisense, qui n’en est plus à son coup d’essai, après l’énorme 116UX, a eu la bonne idée de la décliner en deux gammes : UR9S, le haut de gamme, et UR8S, conçu comme la porte d’entrée abordable vers cet univers. Cinq diagonales au programme — 55, 65, 75, 85 et 100 pouces — de 1 299 euros à 3 999 euros, soit une fourchette tarifaire franchement agressive face aux rivaux.
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Car la concurrence ne fait pas dans la dentelle, et elle est variée. Le Sony Bravia 9 II, lancé en juin 2026 à partir de 3 000 euros en 65 pouces, est l’autre grand nom du RGB Mini LED de l’année : le Japonais a choisi cette techno pour son fleuron LCD, en s’appuyant sur sa maîtrise réputée du traitement du signal et sur Google TV. Le Samsung R95H joue lui aussi sa carte, fort d’une longue expérience du Mini LED et de Tizen. Le TCL RM9L, enfin, porte les couleurs du constructeur chinois, avec une fiche technique parfois bluffante sur le papier — 4 000 cd/m² de luminosité de pointe annoncés et jusqu’à 8 736 zones de gradation sur certaines diagonales — et un audio signé Bang & Olufsen. Face à ce trio, l’UR8S devra convaincre au-delà des chiffres : c’est la cohérence de l’expérience au jour le jour qui fera la différence.
À l’intérieur de la série UR8S, une dalle LCD Ultra HD 4K cadencée nativement à 180 Hz, rétroéclairée par des mini-diodes rouges, vertes et bleues indépendantes, et pilotée par le processeur Hi-View AI Engine RGB, s’appuyant sur le SoC MediaTek MT9655. Côté HDR, la liste est longue : Dolby Vision 2, Dolby Vision IQ, HDR10+, HDR10+ Adaptive, HDR10 et HLG, plus les certifications IMAX Enhanced, Calman Ready, Filmmaker Mode, Pantone et SkinTone. Je l’ai comparé au Sony Bravia 9 II, entre autres, qui atteint de son côté 4 000 cd/m², mais à un tarif autrement plus salé. Voyons ce qu’il en est au cours d’un test complet.
Hisense 65UR8SFiche technique
Hisense 65UR8SDesign, digne de son rang
La série UR8S mise sur un design épuré et résolument actuel, dans la continuité de ce que la marque propose depuis quelques saisons en premium. Contours fins, bordures réduites au minimum autour de la dalle : l’effet de continuité visuelle reste intéressant et met l’image en avant dès le premier regard.

On n’est toutefois pas au niveau du TCL C89L et ses bordures extrêmement fines. Les matériaux sont ici à la hauteur du prix demandé, les bords habillés d’une matière texturée qui apporte une vraie sobriété, loin du côté froid et clinique de certains téléviseurs asiatiques d’entrée de gamme.
Le dos, qu’on ne voit guère une fois l’appareil installé, est lui aussi soigné et bien pensé, tous ses connecteurs orientés sur le côté pour faciliter le branchement en fixation murale.

L’un des arguments massue de cette série, c’est la dalle mate à traitement antireflet intégré. Héritée de la série UR9S, cette dalle glare-free fait toute la différence dans les pièces lumineuses. Là où bien des écrans brillants se noient sous les reflets en pleine journée ou face à une fenêtre, la série UR8S avale la lumière ambiante avec une efficacité bluffante : plus besoin de fermer les volets ni de déplacer le téléviseur. Sur le papier, l’argument peut paraître secondaire ; au quotidien, il change tout, surtout dans les séjours ouverts et leurs grandes baies vitrées. Le Sony Bravia 9 II propose lui aussi ce traitement que j’ai trouvé plus efficace que celui de Samsung — mais à un prix qui double presque celui de l’UR8S en 65 pouces.
Le pied central inspire confiance : robuste, stable, y compris sur les grandes diagonales. Il tranche avec les pieds en V ou en arc de Samsung et Sony, plus discret mais très fonctionnel. Il est possible de choisir entre deux niveaux de hauteur. Comptez sur une embase de 30 cm de profondeur, 40 cm de largeur à l’arrière et une élévation de 7 cm dans la position la plus haute. Cela permet d’installer une barre de son devant, sans gêner le récepteur infrarouge.
La fixation murale reste évidemment possible via les trous VESA standards, et sur les 85 ou 100 pouces, c’est clairement la voie à privilégier pour un rendu encore plus immersif. La signature visuelle de l’UR8S n’a ni le raffinement d’un Sony Bravia, souvent mieux fini, ni le cachet d’un Samsung R95H, mais elle tient parfaitement son rang dans la catégorie et se montre digne d’un salon moderne.
Hisense 65UR8SConnectiques, 4 vraies entrées HDMI 2.1
La connectique fait partie des plus généreuses du segment, et Hisense a raison de le faire valoir. Quatre ports HDMI 2.1, tous compatibles VRR en Ultra HD 4K jusqu’à 180 Hz, dont un eARC pour relier barre de son ou amplificateur home cinéma avec un signal audio de qualité. Le contraste est net avec le Sony Bravia 9 II et ses deux seuls ports HDMI 2.1. Le Samsung R95H et le TCL RM9L jouent dans des configurations comparables. La série UR8S peut accueillir en même temps une PlayStation 5, une Xbox Series X, un PC gaming et une console rétro.

À côté de ces quatre HDMI, on trouve un port USB 3.0 et un USB 2.0 pour lire des médias ou brancher un disque dur, une sortie audio optique pour la hi-fi d’ancienne génération, un port Ethernet pour une liaison filaire stable, et deux prises antenne pour les tuners TNT, câble et satellite. Le port CI+ accueille un module d’accès conditionnel pour les abonnés Canal+ et consorts. Deux absences chagrinent toutefois à ce prix : la prise casque, que Hisense zappe systématiquement, et l’USB-C, pourtant présent sur la série UR9S. À l’heure où ordinateurs portables, tablettes et smartphones carburent à cette connexion, le manque se remarque — même si, à leur décharge, les concurrents ne font pas forcément mieux.

Côté sans fil, il y a du Bluetooth 5.4 et du Wi-Fi qui, lui, se limite à du 802.11 ac (Wi-Fi 5) bi-bande 2,4 et 5 GHz. Et c’est là le bémol : l’absence de Wi-Fi 6 (802.11 ax), déjà présent chez certains concurrents, peut se ressentir dans les foyers saturés d’appareils connectés. Si tel était le cas et si possible, privilégiez une connexion filaire.
La télécommande
La télécommande livrée propose un format allongé classique, commun à toute la gamme premium de Hisense, prise en main agréable, touches bien dimensionnées : on l’utilise d’instinct, sans même la regarder. Un micro intégré permet l’accès à la commande vocale directement depuis la télécommande, sans enceinte connectée à ajouter.

On interpelle ainsi Alexa ou Vidaa Voice — lancer une appli, chercher un contenu sur les plateformes, régler le volume — d’une simple pression maintenue sur le bouton dédié. Les raccourcis vers Netflix, Disney+, Prime Video et YouTube sont imprimés sur la télécommande pour un accès immédiat.

Comme sur les précédentes séries, il y a même un panneau solaire pour maintenir la charge de la batterie qui, sinon, se recharge via un port USB-C, un geste appréciable côté durabilité et autonomie.
Hisense 65UR8SL’image en mode subjectif
Le cœur du sujet, c’est bien sûr la dalle RGB Mini LED. Pour saisir ce que ça change, un petit rappel de ce qu’est le Mini LED classique : ces téléviseurs rétroéclairent la dalle LCD avec des milliers de petites diodes blanches, pilotées par zones pour assombrir certaines parties de l’image et en éclairer d’autres. Le RGB Mini LED pousse le bouchon plus loin en remplaçant ces diodes blanches par des trios de mini-LED rouges, vertes et bleues indépendantes, capables de produire directement les couleurs primaires sans filtres.

À la clé, une couverture quasiment intégrale du gamut BT.2020, espace colorimétrique plus large que le DCI-P3 du cinéma numérique, qui permet de restituer des teintes hors de portée des écrans classiques, Mini LED blanc compris (voir les mesures plus bas).
Lorsqu’on lit des contenus Dolby Vision depuis Netflix, le logo Dolby Vision 2 s’affiche en haut à droite. À ma connaissance, il n’y a pas encore de contenus Dolby Vision 2 natifs car il faut que le réalisateur ait validé le format depuis la création du média (films, séries, documentaires, etc.).

Or, renseignements pris auprès de Hisense, il s’agit en fait d’une image simulée. Le téléviseur est effectivement compatible Dolby Vision 2, comme la série UR9S. Il va donc apporter des améliorations par rapport à un contenu Dolby Vision. Il va remplacer le moteur de ce dernier. Les contenus profitent ainsi d’une meilleure précision, plus de fidélité sur les contrastes et les couleurs par rapport à un moniteur professionnel de référence.

Concrètement, le téléviseur interprète les informations du contenu et l’améliore grâce à un traitement plus puissant tirant le meilleur des capacités du TV sur la luminosité, et comme évoqué un peu plus haut, le contraste et les couleurs. En outre, on peut aussi compter sur une adaptation plus poussée en fonction des conditions d’éclairage de la pièce, le cas échéant. Dans les menus, il y a plusieurs possibilités : Référence Dolby Vision Pro, Dolby Vision Standard et Dolby Vision Personnalisé.
La fluidité des images est également une caractéristique du Dolby Vision 2 avec, dans les paramètres, la possibilité d’activer la fonction Authentic Motion (option Automatique ou désactivée) pour respecter les intentions du réalisateur dans ce domaine.

À l’œil, les rouges — flammes d’un documentaire, robe écarlate, coucher de soleil — gagnent une intensité et une chaleur saisissantes. Les verts de la végétation, dans les documentaires nature en 4K, frappent par leur fraîcheur. Sur les ciels étoilés et les nuits profondes, les zones sombres tiennent bien leur contraste grâce à la gradation locale — 936 zones sur le 65 pouces, 1 728 sur le 85 pouces — même si un œil attentif débusquera encore un léger halo autour des sources lumineuses sur fond très sombre (blooming), rançon de toute techno LCD face à l’OLED.

Attention aux quelques effets de blooming que j’ai pu constater. Si cela reste correct lorsqu’on est pile en face de l’écran, c’est plus marqué lorsqu’on sort de cet axe. La perception est légèrement moindre qu’avec une dalle au rétroéclairage classique (non RGB) car le halo est ici coloré et non plus blanc, quelle que soit la couleur de l’élément à la bordure du contour de l’objet sur un fond noir.

Les modes d’image couvrent le terrain : Filmmaker pour respecter l’intention des réalisateurs, Standard pour le quotidien, Sport pour le direct, Jeu, et Dynamique pour les pièces très lumineuses (mais à éviter à cause des couleurs qui ne sont plus du tout naturelles).
En Blu-ray UHD, les films en HDR10+ déploient une plage dynamique spectaculaire, avec des hautes lumières qui claquent avec conviction. Scènes d’action, science-fiction, sport en 4K : tous profitent de la dalle 180 Hz pour une fluidité de mouvement exemplaire.
Je n’ai pas constaté d’effet de postérisation, ce qui signifie que les dégradés de couleurs sont très bons.

Hisense 65UR8SLes mesures, sondes à l’appui.
Comme pour les autres TV, j’ai utilisé les réglages par défaut proposés par la marque en « sortie de carton ». Concernant la fidélité des couleurs en mode Filmmaker, avec des contenus classiques SDR, on ne peut pas dire que le calibrage soit optimal car j’ai relevé un Delta E moyen de 7,83, donc très largement au-dessus du seuil de 3, sous lequel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre la couleur affichée et celle qui est demandée.
Cependant, les dérives chromatiques restent relativement contenues avec une température moyenne de 6 251 K pour une valeur idéale de 6 500 K. C’est donc avec ce réglage et les autres paramètres par défaut que j’ai réalisé les mesures. Le gamma est tout à fait correct pour les valeurs de gris les plus faibles mais il y a un pic sur les plus élevés. Cela signifie que le téléviseur peut afficher des zones un peu trop claires par rapport à ce qu’elles devraient être.

Avec des contenus HDR maintenant, les résultats sont plus intéressants. Ainsi, en ce qui concerne le niveau de fidélité des couleurs, toujours avec le mode Filmmaker activé, j’ai relevé un Delta E moyen de seulement 2,7, donc en dessous, cette fois, du seuil de 3. Dans ce domaine, le Sony Bravia 9 II fait beaucoup mieux avec un record à 0,55. Avec le mode d’image Cinéma, j’ai relevé un Delta E moyen de 2,74. Il est de 2,79 en mode IMAX.
Pour la luminosité, j’avais mesuré un pic à 2241 cd/m². On est loin des 4063 cd/m² du Sony Bravia 9 II et légèrement en dessous des 2568 cd/m² du Samsung 75R95H, les deux utilisant des panneaux avec un système de rétroéclairage RGB Mini LED (appelé True RGB pour Sony et Micro RGB chez Samsung). Le mode Cinéma donne un pic à 2249 cd/m² et le mode IMAX plafonne à 2245 cd/m². À titre de comparaison encore le TCL C89L avec sa dalle SQD Mini LED (pas RGB) propose un pic à 3114 cd/m². Ici, la gestion du Tone Mapping est excellente, comme le montre le graphique ci-dessous, ce qui signifie que le téléviseur s’adapte correctement aux métadonnées des contenus.

Concernant la luminosité en plein écran, le téléviseur Hisense atteint une valeur de 857 cd/m² contre 958 cd/m² pour le Sony Bravia 9 II et 695 cd/m² pour le Samsung R95H. Dans mes relevés, seul le Hisense 116UX (aussi en RGB Mini LED) fait mieux avec 1197 cd/m².

Enfin, pour ce qui est des couvertures des espaces colorimétriques, le téléviseur propose quasiment 100 % sur le rec709, ce qui est parfait alors que le DCI-P3 est couvert à 99,4 %. Mais c’est sur l’espace BT.2020 que l’UR8S tire son épingle du jeu avec une mesure relevée à 95,53 %, ce qui est aujourd’hui le record, toutes technologies confondues.
À noter, cette couverture record du BT.2020 s’obtient sur un espace colorimétrique volontairement très large : la plupart des contenus grand public (Blu-ray, streaming) sont encore masterisés en DCI-P3. Le bénéfice concret se voit surtout sur les contenus HDR récents pensés pour cet espace élargi.

Hisense 65UR8SGaming, un TV qui rafraichit plus vite que son ombre
Pour les joueurs, la série UR8S coche à peu près toutes les cases, et figure sans doute parmi les meilleurs choix de sa tranche de prix. La dalle est cadencée nativement à 180 Hz en Ultra HD 4K, de quoi afficher un framerate très élevé sans interpolation artificielle — une fluidité qui se vit plus qu’elle ne se décrit. En gaming PC, la techno HSR pousse même jusqu’à 330 Hz, un argument qui parlera aux joueurs PC tentés par le grand écran sans rien lâcher sur la réactivité. À titre de comparaison, le TCL RM9L plafonne à 144 Hz en 4K, excellent mais en deçà de la série UR8S. Quant au Sony Bravia 9 II, il grimpe jusqu’à 120 Hz.

L’input lag, mesuré à 14,7 ms, est excellent, presque au niveau des meilleurs moniteurs gaming, et ça se sent vraiment sur les FPS ou les jeux de combat, où la moindre latence se paie cash. Cela correspond à moins d’une image de retard entre le moment où on appuie sur le bouton de la télécommande et où l’action se déroule à l’écran. Les certifications AMD FreeSync Premium Pro, VRR et ALLM sont là pour optimiser les jeux : le téléviseur bascule tout seul en faible latence dès qu’une console ou un PC est détecté, sans aller fouiller dans les menus.
La Game Bar, accessible d’une pression sur la télécommande, affiche en direct le framerate, le VRR actif et les réglages HDR sans quitter la partie. La dalle mate antireflets rend par ailleurs de fiers services lors des longues sessions en journée, en réduisant la fatigue oculaire liée aux reflets. Comme les autres TV Hisense, le mode Jeu permet de garder des couleurs fidèles, le cas échéant, car on peut jouer en mode Filmmaker. Les mesures de ce dernier sont donc tout aussi valables lorsqu’on joue. Si vous préférez des couleurs plus saturées, libre à vous d’utiliser d’autres modes d’image.

Hisense 65UR8SAudio, un allié de renom pour la configuration
Hisense a reconduit son partenariat avec le français Devialet pour l’audio de la série UR8S. La configuration intégrée est une 2.1.2 : 2 x 10 W pour les tweeters latéraux, 20 W pour le caisson central et 2 x 5 W pour les haut-parleurs orientés vers le haut, soit 50 W au total. L’ensemble gère le Dolby Atmos, le Dolby Audio et un traitement surround dédié, épaulé par les modes Room Fitting Tuning, WiSA SoundSend, Hi-Concerto, TV Mode et EzPlay.

Rappelons que le mode Hi-Concerto permet de synchroniser les haut-parleurs du téléviseur avec ceux des barres de son compatibles de la marque, pour enrichir l’expérience sans câblage en plus.
Le rendu convainc pour un téléviseur : dialogues clairs et bien détachés, basses suffisamment présentes, effets Dolby Atmos qui spatialisent pour de vrai sur les films d’action ou les scènes d’ambiance. En face, le TCL RM9L et son alliance avec Bang & Olufsen jouent dans la même cour. Cela dit, une barre de son externe reste de mise pour les cinéphiles les plus pointilleux.
Hisense 65UR8SInterface, un système complet et réactif
La série UR8S tourne sous Vidaa U9.5, la dernière mouture de l’OS maison de Hisense, qui amorce un vrai virage vers plus de fluidité et d’ergonomie. J’ai essayé de configurer l’appareil via mon smartphone sur lequel je devais installer l’application Vidaa, mais malheureusement, je n’ai pas réussi à arriver au terme de la configuration devant reprendre la télécommande pour cela.

Une fois cette étape franchie, on retrouve l’interface familière qui s’organise autour d’un écran d’accueil personnalisable, agrège les recommandations des différentes plateformes et propose un accès direct aux applis les plus sollicitées. Les principales applications de streaming sont préinstallées — Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube, Apple TV, Molotov — et le Vidaa App Store complète le tout. La navigation file droit grâce au processeur véloce qui est intégré, et la réactivité d’ensemble, déjà très bonne, a semble-t-il encore progressé par rapport aux anciennes versions de Vidaa.
Notez qu’une interface baptisée Home permet d’avoir des suggestions de programmes plus ou moins pertinents, en fonction des plateformes installées.

L’assistant vocal répond à une simple pression sur le bouton dédié, avec le choix entre Alexa et Vidaa Voice. La compatibilité AirPlay 2 facilite l’envoi de contenus depuis un iPhone ou un Mac, et le partage d’écran fonctionne nativement avec les appareils Android.
On note aussi un navigateur web pour surfer en grand format, la galerie Vidaa ART pour transformer l’écran en cadre numérique pendant les temps morts, et un mode image piloté par IA qui analyse le contenu en direct pour optimiser l’affichage. Face au Google TV du Sony Bravia 9 II ou au Tizen de Samsung, Vidaa U9.5 reste cohérent sur la richesse de l’écosystème et la maturité globale, il progresse pour de bon et couvre l’essentiel sans frustration au quotidien.
Hisense 65UR8SConsommation
Lors de la diffusion d’une série, Les 100, pendant 4 heures avec le son et les paramètres de l’image réglés sur le mode Filmmaker, j’ai mesuré une consommation moyenne d’environ 60 W. Avec le mode Professionnel de Sony, le Bravia 9 II de 65 pouces consomme en moyenne 51 W.
Pour la série en HDR (Dolby Vision sombre plus précisément) Black Mirror sur Netflix, ce n’est pas la même musique puisque nous avons obtenu une consommation moyenne de 108 W contre 82 W dans des conditions similaires pour le Sony Bravia 9 II de 65 pouces. C’est assez élevé.
La consommation en veille est de 0,5 W sauf si on laisse le mode réseau activé dans les paramètres, le téléviseur se tenant prêt à obéir à vos ordres vocaux et consommant alors 2 W.
Hisense 65UR8SPrix et date de sortie
La série UR8S est disponible en France à partir de l’été. Les tarifs conseillés : 1 299 euros pour le 55 pouces, 1 499 euros pour le 65 pouces, 1 999 euros pour le 75 pouces, 2 799 euros pour le 85 pouces et 3 999 euros environ pour le 100 pouces. Pour situer, le Sony Bravia 9 II 65 pouces démarre à 3 000 euros, soit près de 1 500 euros de plus que l’UR8S avec la même diagonale.









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