Avec le 65C89L, TCL affiche clairement ses ambitions sur le segment des téléviseurs 4K haut de gamme, en misant sur une dalle embarquant une nouvelle technologie de rétroéclairage LCD : le SQD‑Mini LED, une gestion des contrastes très fine et une compatibilité complète avec les standards HDR tels que Dolby Vision IQ et HDR10+. L’idée est de proposer une alternative crédible aux références Mini LED comme les Samsung Neo QLED, les modèles QNED de LG, tout en venant chatouiller les meilleurs LCD de Sony et Hisense – avec leurs nouveaux TV RGB Mini LED prometteurs d’une large palette de couleurs, mais à un tarif souvent plus agressif pour le niveau d’équipement proposé.
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On est ici sur une diagonale de 65 pouces (164 cm) mais il existe aussi les modèles de 55, 75, 85 et 98 pouces. Il s’agit d’une dalle avec une définition 4K Ultra HD 3840 x 2160. On peut compter sur un taux de rafraîchissement natif de 144 Hz, des fonctionnalités très complètes pour le jeu vidéo, avec VRR, ALLM, compatibilité FreeSync Premium Pro et même un Game Accelerator pouvant pousser le rafraîchissement effectif jusqu’à 288 Hz sur certaines entrées HDMI dont les 4 peuvent prendre en charge toutes les technologies d’optimisation.
Sinon, comme les autres téléviseurs de la marque, on peut compter sur le système Google TV comme interface connectée et une compatibilité Dolby Atmos profitant de haut-parleurs orientés vers le plafond. L’enjeu pour TCL est donc de proposer une image plus percutante, plus lumineuse et plus maîtrisée que ses concurrents directs tout en conservant un prix contenu par rapport aux modèles phares des géants coréens et japonais. Voyons si la marque réussit son pari et si la précédente génération (C89K) est réellement dépassée (ou pas) dans un test complet.
TCL 65C89LFiche technique
| Modèle | TCL 65C89L |
|---|---|
| Diagonale écran | 65 pouces |
| Définition maximale | 3840 x 2160 pixels |
| Technologie d’affichage | LCD |
| Rétroéclairage | Oui |
| Type de rétroéclairage | SQD Mini LED (avec local dimming) |
| Compatibilité HDR | Dolby Vision, HDR10+ |
| Fréquence d’affichage | 144 Hz |
| Processeur | TSR AiPQ Processor |
| VRR | Oui |
| ALLM | Oui |
| Autre technologie d’optimisation jeux vidéo | AMD FreeSync Premium |
| Compatibilité | Dolby Atmos |
| Sorties audio | Haut-parleurs, Optique |
| Nombre de ports HDMI | 4 |
| HDMI ARC/eARC | Oui |
| Entrée antenne | 1 |
| Nombre de ports USB | 2 |
| Sortie optique | 1 |
| Prise casque | Inconnu |
| Ethernet | Oui |
| Port PCMCIA (CI+) | Inconnu |
| Version Wi-Fi | Wi-Fi 6 (ax) |
| Version du Bluetooth | 5.4 |
| Coloris cadre / pied | Noir |
| Position du pied | Central |
| Norme VESA | 300 x 300 mm |
| Système d’exploitation (OS) | Google TV |
| Assistant | Google Assistant |
| Fonctions IA | Oui |
| Compatible Airplay | Oui |
| Compatible Chromecast | Oui |
| Microphone sur la télécommande | Oui |
| Dimensions TV sans pied (LxHxP) | 1434 mm × 860 mm × 56 mm |
| Dimensions TV avec pied (LxHxP) | 1434 mm × 824 mm × 368 mm |
| Poids TV sans pied | 21,1 kg |
| Poids TV avec pied | 23,1 kg |
| Fiche produit |
Le téléviseur TCL 65C89L nous a été prêté par la marque pour réaliser ce test.
TCL 65C89LDesign, du déjà-vu, mais un cadre qui se fait oublier
De loin, on pourrait confondre ce téléviseur avec beaucoup de ses congénères. Pourtant, en s’approchant d’un peu plus près, on remarque un détail qui interpelle : son cadre quasi sans bordures que TCL décrit comme « Zero Border ».

Concrètement, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, cela signifie que le cadre autour de l’image est extrêmement fin (seulement 1 mm) sur les trois côtés, laissant la dalle occuper presque toute la façade une fois le téléviseur allumé. Il y a des bords métalliques très discrets.
L’écran est soutenu par un pied central relativement compact, le même que sur la précédente série. Cela permet de faciliter la pose du téléviseur sur un meuble de largeur standard, sans avoir besoin d’une surface très large comme c’est parfois le cas avec des pieds excentrés. Cette base centrale fait 39 cm de large sur 37 cm de profondeur. Il surélève l’écran de 4 cm dans sa position la plus basse ou 7 cm si vous souhaitez installer une barre de son devant, sans gêner le récepteur infrarouge qui est au centre. À l’arrière, il y a un système concentrateur pour les câbles et TCL livre plusieurs éléments en plastique pour guider les fils.
Le châssis arrière est recouvert par une large plaque en plastique de bonne facture avec un effort visible sur l’intégration du bloc d’alimentation et de l’électronique de traitement, qui ne ressortent pas de manière disgracieuse. L’écran pourra ainsi s’accrocher au mur, via les fixations idoines de belle manière.
Concernant l’épaisseur, ce n’est pas un modèle du genre car il faut compter 5 cm. Ce volume est nécessaire pour loger le rétroéclairage Full Array (toute la surface) et sa matrice de milliers de LED, mais TCL a réussi à garder un profil relativement élégant, surtout sur les bords.
La dalle WHVA 2.0 Ultra est recouverte d’une surface légèrement satinée, qui cherche à limiter les reflets directs sans sacrifier le contraste perçu, même si les pièces avec des fenêtres en face de l’écran demanderont toujours un minimum de précautions d’installation. On n’est toutefois pas du niveau des TV Samsung les plus haut de gamme ni du traitement appliqué sur le Sony Bravia 9 II, par exemple.
Enfin, sur la partie supérieure, comme sur le C89K, notez également la présence de grilles discrètes pour les haut‑parleurs intégrés, qui se fondent dans le design sans ajouter d’élément visuel trop marqué, même si TCL met, dans sa communication, davantage l’accent sur la finesse de la dalle que sur une signature audio très apparente comme on peut le voir sur certains modèles concurrents dotés de barres son intégrées. À ce sujet, une mention du partenaire Bang & Olufsen est inscrite sur la barre qui souligne l’écran.
TCL 65C89LConnectique : 4 entrées HDMI 2.1 à disposition
La connectique du TCL 65C89L est l’un de ses points forts, puisque le téléviseur propose (enfin) quatre entrées HDMI 2.1 à pleine bande passante, capables de gérer un signal 4K jusqu’à 120 Hz, avec support du VRR (Variable Refresh Rate) et de l’ALLM (Auto Low Latency Mode). Cela permet de connecter simultanément plusieurs sources de dernière génération, comme une PlayStation 5, une Xbox Series X, un PC gaming et éventuellement un lecteur Blu‑ray 4K, sans avoir à jongler avec un switch HDMI externe. TCL annonce une compatibilité FreeSync Premium Pro, ce qui garantit une gestion fluide de la fréquence de rafraîchissement variable avec les cartes graphiques AMD et certaines consoles, limitant les phénomènes de tearing et de saccades dans les jeux.

Outre les HDMI, on retrouve un port USB 3.0 pour brancher un disque dur ou une clé USB et lire des contenus multimédias directement depuis le téléviseur. La présence d’une sortie audio numérique optique permet de relier facilement le téléviseur à une barre de son ou à un ampli home cinéma dépourvu d’eARC, même si l’un des HDMI est compatible eARC, ce qui reste la meilleure solution pour profiter des flux audio multicanaux modernes.

Enfin, côté réseau, le 65C89L est équipé du Wi‑Fi pour l’accès aux plateformes de streaming et aux services connectés, ainsi que du Bluetooth pour connecter des périphériques sans fil comme des casques ou des manettes compatibles. Un port Ethernet RJ45 est présent pour ceux qui préfèrent une connexion filaire plus stable, le cas échéant.
La télécommande
La télécommande fournie avec le TCL 65C89L reste dans la lignée des télécommandes récentes de la marque, avec un format relativement allongé, une prise en main assez fine et une répartition des touches qui privilégie la simplicité d’usage au quotidien. On retrouve un pavé directionnel central entouré des touches essentielles pour la navigation dans l’interface Google TV, l’accès aux menus. Les touches volume et changement de canal restent facilement accessibles à une main.

La présence de touches d’accès direct aux principales plateformes de streaming (Netflix, YouTube, Prime Video, TCL Channel et Live TV) permet de lancer rapidement ses services préférés, même si la sélection exacte des services peut varier selon les marchés. Comme chez Sony maintenant, notamment sur la télécommande livrée avec le TV Sony Bravia 9 II, il y a un bouton personnalisable pour lancer une fonction ou une application préférée.
Notez la présence d’un rétroéclairage qui s’allume dès qu’on appuie sur une touche.

La télécommande intègre également un micro pour la commande vocale via l’Assistant Google, ce qui autorise la recherche de contenus, le lancement d’applications ou le contrôle de certains appareils domotiques compatibles, sans avoir à saisir manuellement du texte à l’écran. Elle est alimentée par deux piles AAA.
Très pratique, sur le côté, il y a un double bouton pour gérer la luminosité mais encore plus intéressant, une autre touche pour afficher le menu des modes d’image.

TCL 65C89LL’image en mode subjectif
Sur le plan subjectif, l’image produite par le TCL 65C89L est assez impressionnante par son impact visuel global, en grande partie grâce à la dalle SQD‑Mini LED. Rappelons que la technologie SQD (Super Quantum Dot) Mini LED est une évolution reposant sur trois axes majeurs : un nouveau filtre couleur Ultra Color Filter, une structure Quantum Dot renforcée et un rétroéclairage optimisé avec davantage de zones. Selon TCL, l’Ultra Color Filter apporte une augmentation de 33 % de la gamme chromatique par rapport à la génération précédente, tout en conservant une restitution fidèle des couleurs. À noter que ce chiffre est un relevé de laboratoire de la marque mesuré sur le modèle de 98 pouces (C8L face au C8K), et non sur ce 65 pouces.

En outre, la structure Quantum Dot reçoit de son côté une couche protectrice plus robuste et des barrières supplémentaires contre l’eau et l’oxygène, ce qui, selon TCL, réduirait de 69 % l’écart colorimétrique par rapport à la référence BT.2020 — un chiffre mesuré en laboratoire par la marque sur le modèle de 98 pouces face au C8K. Enfin, le rétroéclairage voit la densité de zones progresser de 20 à 25 % selon les modèles, avec des LED présentées comme de meilleure qualité pour un contrôle plus fin de la luminosité.
Effectivement, sur le terrain, on peut apprécier des couleurs très saturées, tout en conservant une bonne finesse de dégradés dans les contenus 4K de qualité. Les effets de postérisation sont quasiment inexistants.

Le téléviseur offre plusieurs modes d’image prédéfinis, allant de profils très dynamiques pensés pour les vitrines ou les pièces très lumineuses, à des modes plus cinéphiles qui cherchent à respecter davantage l’intention des réalisateurs, notamment avec le mode Film ou, encore mieux, Filmmaker, voire des déclinaisons spécifiques pour le Dolby Vision.
Les contenus HDR issus de services comme Netflix, Disney+ ou Prime Video profitent clairement de la capacité du téléviseur à gérer des pics lumineux élevés tout en conservant des noirs profonds grâce au local dimming sur un grand nombre de zones, ce qui donne une image très percutante sur les plans nocturnes éclairés par des enseignes lumineuses ou des sources ponctuelles. Attention, toutefois, malgré cette gestion, le téléviseur n’est pas exempt d’effets de blooming (halo autour des objets les plus clairs sur des fonds sombres).

En face de l’écran, ça peut aller mais dès qu’on s’écarte un peu, le blooming est assez présent.

En usage cinéma, avec des films en Blu‑ray UHD, le TCL 65C89L se montre capable de restituer une image détaillée, où les textures des visages, des costumes ou des décors ressortent avec beaucoup de précision, aidées par le traitement de mise à l’échelle AiPQ pour les sources qui ne sont pas nativement 4K.

Les plans larges dans les scènes très éclairées bénéficient d’une très bonne lisibilité dans les hautes lumières, sans écraser complètement les zones plus sombres.

En diffusion quotidienne, sur de la TNT HD ou des flux streaming compressés, le traitement vidéo travaille bien pour lisser le bruit numérique sans rendre l’image trop artificielle, notamment si l’on prend le temps de désactiver certains filtres plus agressifs.
Les émissions télévisées, séries et événements sportifs bénéficient de la fluidité apportée par la fréquence native élevée, avec un système d’interpolation de mouvement que l’on pourra ajuster pour trouver un compromis entre netteté des mouvements et rendu cinéma.

Les matchs en particulier profitent du contraste globalement élevé et de la luminosité soutenue, ce qui permet de conserver une bonne lisibilité du terrain et des joueurs, même lorsque la pièce est très éclairée.
TCL 65C89LLes mesures, sondes à l’appui
Pour réaliser les mesures, les paramètres par défaut sont utilisés à l’exception de la gestion automatique de la luminosité en fonction des conditions d’éclairage de la pièce pour ne pas fausser les relevés. En mode Filmmaker, avec des contenus SDR, la fidélité des couleurs est correcte : Delta E moyen de 3,7 légèrement au-dessus du seuil de 3, sous lequel l’œil humain n’arrive plus à voir la différence entre la couleur demandée et celle qui est affichée à l’écran. Il y a donc potentiellement quelques optimisations à faire pour les plus exigeants. C’était déjà le cas pour le C89K alors que beaucoup de concurrents sont en dessous de 3 pour cette mesure.
Pour ce qui est de la température moyenne des couleurs, j’ai relevé 7191 K, soit une valeur supérieure à la cible idéale qui est de 6500 K. Enfin, le gamma moyen est de 2,2 avec un niveau plus faible que ce qu’il devrait être dans l’obscurité.

Avec des contenus HDR, toujours en mode Filmmaker, le Delta E moyen inhérent à la fidélité des couleurs est plus cohérent avec une mesure à 2,92, donc inférieur au fameux seuil de 3. À noter que notre nouvelle référence en TV LCD, le Sony Bravia 9 II propose un calibrage parfait avec une mesure exceptionnelle de 0,55. Sur le TCL, en mode Cinéma, le Delta E moyen est de 3,01 alors qu’avec des contenus IMAX, j’ai mesuré 2,99.
Concernant la luminosité, c’est un peu la douche froide. En effet, avec le C89K, j’avais relevé 3274 cd/m² figurant parmi les plus lumineux d’alors. Il est depuis battu assez largement par le Sony Bravia 9 II, certes plus cher mais aussi plus respectueux des couleurs avec son pic supérieur à 4000 cd/m² dans les mêmes conditions. Le C89L plafonne à 3114 cd/m² d’après mes relevés. Il n’y a donc pas de progression sur ce point entre la précédente génération et celle-ci. On reste cependant supérieur au Samsung QN90F avec ses 2477 cd/m².

Pour une mire qui occupe 100 % de la surface d’affichage, le pic de luminosité s’établit à 625 cd/m² contre 672 cd/m² pour le C89K, 958 cd/m² pour le Sony Bravia 9 II et 924 cd/m² pour le Hisense UR9S (RGB Mini LED).

Enfin, concernant la couverture des espaces colorimétriques, c’est là qu’on ne l’attendait pas. Avec sa technologie SQD-Mini LED, il propose une gamme de couleurs extrêmement large, à 89,56 % sur le BT.2020 et 97,49 % sur la référence DCI-P3. C’est plus que le Sony Bravia 9 II (87,86 % pour la version de série), bien plus que le C89K (80,05 %) même si cela reste inférieur au Hisense UR9S (93,66 % sur le modèle de présérie) ou au Samsung R95H en Micro RGB (RGB Mini LED) à 94,78 %.

TCL 65C89LGaming, tout est là pour bien jouer
Sur le volet jeu vidéo, le téléviseur se positionne clairement comme un modèle particulièrement attractif pour les joueurs équipés de consoles de dernière génération ou de PC puissants. Les mieux équipés peuvent donc désormais profiter des 4 entrées HDMI 2.1 sans restriction comme cela est le cas sur les TV Samsung et LG, alors que Sony reste avec deux entrées HDMI 2.1 sur les modèles les plus récents sauf pour la série Bravia 3 II.

Avec sa dalle 4K capable d’atteindre 144 Hz en fréquence native, le téléviseur prend en charge sans difficulté les signaux 4K à 120 Hz proposés par la PlayStation 5 et la Xbox Series X, tout en offrant une marge supplémentaire pour les configurations PC capables de monter plus haut en fréquence via les fonctions dédiées. Comme évoqué en introduction, TCL met également en avant un mode Game Accelerator qui peut porter la fréquence effective jusqu’à 288 Hz en jouant sur la résolution ou des techniques de duplication de trames, ce qui offre une expérience particulièrement fluide dans les jeux compétitifs rapides, même si cela s’adresse surtout aux joueurs exigeants sur la réactivité.
La présence du VRR, compatible avec les normes HDMI 2.1, et de la certification FreeSync Premium Pro autorise une synchronisation dynamique entre le téléviseur et la source, réduisant significativement les phénomènes de tearing et de stutter lorsque la fréquence d’images varie. L’ALLM permet au téléviseur de basculer automatiquement en mode jeu lorsqu’il détecte une console compatible, réduisant au passage la latence d’affichage pour rendre les commandes plus immédiates. J’ai mesuré un input lag particulièrement bas : 9,8 ms. Cela correspond à moins d’une image de retard entre le moment où on appuie sur le bouton de la télécommande et où l’action se déroule à l’écran.
Comme sur les précédentes séries, il y a l’interface dédiée au jeu, la Game Bar 4.0 qui s’affiche en surimpression distillant des informations utiles comme la fréquence d’images, l’état du VRR, ou encore le mode d’image actif, tout en donnant un accès rapide à certains réglages liés au jeu.
TCL 65C89LAudio, des basses mais un effet immersif relatif
Sur le plan audio, le 65C89L propose une configuration en 4.2.2 canaux, ce qui est plutôt complet et représentatif d’un modèle de son rang, exactement comme le C89K. Le système de haut‑parleurs intégrés reste discret, mais suffisamment travaillé pour offrir une restitution correcte en usage quotidien, que ce soit pour les émissions télévisées, les séries ou les jeux. Deux radiateurs passifs sont visibles au dos mais pour le reste, il faut vraiment chercher les haut-parleurs.

Deux d’entre eux sont aussi proposés vers le haut pour les effets de plafonds se voulant immersifs avec des contenus Dolby Atmos.

En pratique, le rendu sonore reste logiquement limité par le volume disponible dans le châssis et l’absence de caisson de basses dédié, mais il y a des graves intéressants même s’ils peuvent manquer d’un peu de profondeur pour reproduire pleinement l’impact des scènes d’action ou des bandes originales les plus chargées. La spatialisation est cohérente.

Les médiums sont suffisamment clairs pour assurer une bonne intelligibilité des dialogues, ce qui est essentiel pour les films et les séries, tandis que les aigus restent globalement maîtrisés, même si l’on pourra percevoir un peu de dureté à volume élevé, comme sur la plupart des téléviseurs à haut‑parleurs intégrés.

Un menu spécifique Beosonic, comme sur le C89K, est disponible pour personnaliser le rendu audio, selon vos préférences.

Notre modèle de test proposait un son relativement fort d’emblée. Ainsi, même à un niveau de 1, on entend quelque chose alors que sur les autres TV, c’est beaucoup plus discret.
TCL 65C89LInterface, toujours Google TV mais avec quelques menus retravaillés
Le TCL 65C89L s’appuie sur Google TV comme système d’exploitation, une plateforme désormais bien connue qui remplace progressivement Android TV sur la plupart des modèles récents de TCL.

Cette interface met en avant un écran d’accueil centré sur les contenus plutôt que sur les applications, en proposant des recommandations personnalisées issues des différents services auxquels l’utilisateur est abonné, qu’il s’agisse de Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube ou d’autres plateformes. L’interface se montre fluide dans l’ensemble grâce au processeur MediaTek Pentonic qui équipe le téléviseur.

Google TV permet également de profiter pleinement de l’écosystème Google, avec l’intégration de l’Assistant Google, la prise en charge de Chromecast intégré pour envoyer facilement des contenus depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur, ainsi que la compatibilité avec Google Home pour le contrôle d’appareils connectés. À l’heure de l’écriture de ces lignes, Gemini n’est pas encore disponible mais cela ne devrait plus tarder, selon les promesses de Google et de TCL.
TCL ajoute par‑dessus les menus par défaut quelques éléments d’interface spécifiques, comme la Game Bar pour les joueurs, ou des menus de réglages d’image et de son assez complets. C’est pratique et bien pensé. On n’est pas au niveau des menus de Sony mais on salue l’effort.
TCL 65C89LConsommation
Lors de la diffusion d’une série, Les 100, pendant 4 heures avec le son et les paramètres de l’image réglés sur le mode Filmmaker, on a pu relever une consommation moyenne de 60 W. C’est plus que le C89K de la même taille. Cela reste toutefois assez raisonnable.

Pour la série en HDR (Dolby Vision sombre plus précisément) Black Mirror sur Netflix, ce n’est pas la même musique puisque nous avons obtenu une consommation moyenne de 174 W contre 168 W dans les mêmes conditions pour le C89K de 65 pouces. C’est assez élevé.
La consommation en veille est de 0,5 W sauf si on laisse le mode réseau activé dans les paramètres, le téléviseur se tenant prêt à obéir à vos ordres vocaux et consommant alors 2 W.
TCL 65C89LPrix et date de sortie
Le TCL 65C89L est commercialisé pour un prix de 1 800 euros environ en 65 pouces. On trouve la version de 75 pouces pour 2200 euros environ, ce qui ne représente pas un grand écart et peut justifier une montée en taille. Pour le 85 pouces, comptez sur 2 800 euros environ, à l’heure de l’écriture de ces lignes, alors que la version de 55 pouces est proposée à 1 200 euros.








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