La série de téléviseurs Bravia 9 II, référencée XR95M2 dans la nomenclature Sony, occupe en 2026 la place la plus élevée de la gamme LCD du constructeur japonais, au‑dessus du Bravia 7 II et des modèles OLED Bravia 8 II. Elle vient succéder à la série Bravia 9. Il s’agit d’un téléviseur 4K UHD doté d’un système de rétroéclairage RGB Mini LED (appellation commerciale : « True RGB »), une avancée majeure pour les écrans LCD qui cherchent à rivaliser, voire dépasser, les références OLED sur certains critères, notamment la luminosité de pointe, la gestion du HDR dans les pièces lumineuses et l’étendue des couleurs.
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Outre son rétroéclairage, on peut compter sur une puce Sony XR Cognitive Processor pour l’optimisation des images ainsi qu’un système audio à plusieurs canaux dont certains sont orientés vers le haut pour les effets de plafond. Animée par Google TV, cette série se veut également être une excellente alliée pour les jeux vidéo notamment à travers la compatibilité avec toutes les technologies d’optimisation pour le gaming, qu’il s’agisse d’une console ou d’un PC.
Face à la concurrence, cette série Bravia 9 II vient se mesurer directement aux Mini LED haut de gamme de TCL, Hisense, comme, respectivement les séries X11L et UR9S, qui misent eux aussi sur du RGB Mini LED aux pics lumineux parfois encore plus élevés, mais avec des approches logicielles et des traitements vidéo différents. N’oublions pas aussi l’une des séries directement concurrentes, les TV Samsung R95H et aussi chez LG avec les téléviseurs MRGB96. L’idée est aussi d’aller titiller des TV QD‑OLED premium de Samsung sans toutefois faire trop d’ombre au Bravia 8 II de la marque – ceux-ci conservant un léger avantage en couverture de l’espace colorimétrique BT.2020 mais restent en retrait sur la luminosité maximale continue en HDR.
Ainsi, la série Bravia 9 II entend se positionner comme une solution très polyvalente, capable de servir à la fois d’écran de cinéma, de moniteur de jeu ultra réactif et de hub multimédia complet pour tous les usages connectés. Après une première prise en main sur un modèle de présérie, voyons ce qu’il en est vraiment sur un exemplaire définitif.
Sony Bravia 9 II 65 poucesFiche technique
| Modèle | Sony Bravia 9 II 65 pouces |
|---|---|
| Diagonale écran | 65 pouces |
| Définition maximale | 3840 x 2160 pixels |
| Technologie d’affichage | LCD |
| Rétroéclairage | Oui |
| Type de rétroéclairage | RGB Backlight Master Drive Pro |
| Compatibilité HDR | HDR10, Dolby Vision |
| Fréquence d’affichage | 120 Hz |
| Processeur | XR Processor avec IA |
| VRR | Oui |
| ALLM | Oui |
| Puissance audio | 80 watts |
| Compatibilité | Dolby Atmos, Dolby TrueHD, DTS-X, |
| Canaux | 4.2.2 |
| Sorties audio | Haut-parleurs, Optique |
| Nombre de ports HDMI | 4 |
| HDMI ARC/eARC | Oui |
| Entrée antenne | 1 |
| Entrée Satellite | 2 |
| Nombre de ports USB | 2 |
| Sortie optique | 1 |
| Entrée audio/vidéo analogique | 0 |
| Ethernet | Oui |
| Port PCMCIA (CI+) | Oui |
| Version Wi-Fi | Wi-Fi 6E |
| Version du Bluetooth | 5.3 |
| Coloris cadre / pied | Noir |
| Position du pied | Central |
| Norme VESA | 300 x 300 mm |
| Système d’exploitation (OS) | Google TV |
| Assistant | Google Assistant |
| Fonctions IA | Oui |
| Compatible Airplay | Oui |
| Compatible Chromecast | Oui |
| Microphone sur la télécommande | Oui |
| Dimensions TV avec pied (LxHxP) | 1445 mm x 826 mm x 341 mm |
| Poids TV sans pied | 26,6 kg |
| Poids TV avec pied | 30,6 kg |
| Efficacité énergétique | E |
| Indice de durabilité | 7,6 |
| Fiche produit |
Sony Bravia 9 II 65 poucesDesign, un pied faussement transparent
Lors de ma prise en main avec le téléviseur Sony Bravia 9 II, je n’ai pas eu le temps de m’éterniser sur le design de l’appareil qui est pourtant assez remarquable. En effet, sur le plan esthétique, le Sony Bravia 9 II adopte un langage de design sobre et très premium, dans la lignée des dernières références de la marque, mais avec quelques particularités qui le distinguent des modèles plus accessibles.

Ainsi, le châssis privilégie une finition métal pour l’encadrement de la dalle, là où le Bravia 7 II se contente du plastique, ce qui renforce immédiatement l’impression de qualité perçue lorsque l’on s’approche de l’écran. Les bordures sont très fines, presque effacées lorsque l’image est allumée, ce qui donne la sensation d’un panneau flottant et favorise l’immersion dans les contenus, surtout sur les très grandes diagonales de 85 et 115 pouces.

Ce qui renforce définitivement cette impression de flotter, c’est le pied. En effet, là où Samsung glisse un miroir sur la partie verticale, Sony a intégré une plaque avec un effet optique bluffant.
Composé d’un plexiglas transparent, cet élément renvoie la lumière de manière à rendre totalement invisible ce qui pourrait être placé juste derrière. L’idée est non seulement de proposer une sensation d’avoir un écran qui flotte mais également de cacher les câbles qui sont, à l’arrière, concentrés au centre. C’est très réussi et inédit sur un téléviseur. Je suis assez fan de l’idée qui, au quotidien, se révèle particulièrement efficace.
Le pied est central. Il est composé de trois éléments à fixer entre eux. Il faut compter sur une embase de 35 cm de large pour 35 cm de profondeur pour la plaque en métal et permet ainsi d’installer le TV sur un meuble relativement étroit. Il n’est malheureusement pas possible de modifier la hauteur de l’écran mais disons avec les 8 cm par rapport au meuble, il y a de quoi placer une barre de son, le cas échéant, sans gêner le port infrarouge.

Notez que le modèle de 115 pouces dispose de deux pieds pour lui assurer une parfaite stabilité.
Autre fait intéressant : le pied dispose, à l’arrière, d’un système de concentration des câbles. Il est très pratique.
L’intégration des haut‑parleurs dans la dalle et autour de celle‑ci influence également le design. En effet, ne vous attendez pas à un record de finesse pour ce modèle. Je l’ai testé en 65 pouces et comptez sur une épaisseur de 4,5 cm environ au niveau de sa base.
Ce qu’il faut savoir, c’est que la section audio Acoustic Multi‑Audio+ impose la présence de multiples transducteurs, dont des tweeters latéraux, des boomers et des haut‑parleurs arrière, dont je vais reparler dans la section consacrée à l’audio, mais Sony parvient malgré tout à conserver une silhouette maîtrisée, avec un dos relativement propre et peu d’aspérités.
Sur les versions 65, 75 et 85 pouces, le traitement antireflet Immersive Black Screen Pro est associé à un film de surface développé avec les équipes de Sony Pictures, ce qui se traduit par une dalle légèrement satinée à l’arrêt, sans reflets miroir exagérés. Cette finition influence aussi la perception du noir dans les pièces éclairées, en donnant un aspect plus mat au panneau. Ce traitement n’est pas disponible sur le 115 pouces.
Sony Bravia 9 II 65 poucesConnectiques, toujours deux prises HDMI 2.1
Le Bravia 9 II propose une connectique que l’on peut qualifier de complète même si les plus exigeants pourront trouver à y redire. En effet, ils peuvent lui reprocher la présence de seulement 2 entrées HDMI 2.1 compatibles avec les signaux 4K à 120 Hz faisant également passer les technologies d’optimisation pour les jeux vidéo – ALLM (Auto Low Latency Mode) et la VRR (Variable Refresh Rate), ce qui permet de tirer pleinement parti des consoles PlayStation 5 et Xbox Series X. Comme sur les autres modèles de la marque et à la différence des TV Samsung ou LG, les autres ports HDMI se contentent de spécifications plus classiques, mais suffisent largement pour accueillir un lecteur Blu‑ray, un boîtier TV ou un ampli home cinéma.

Sinon, il y a bien entendu des prises USB pour la lecture de contenus multimédias ou l’enregistrement de programmes TV, une sortie audio numérique optique pour relier un système audio plus ancien, un port Ethernet pour une connexion réseau filaire stable et des tuners TNT, câble et satellite pour la réception des chaînes de télévision traditionnelles. En outre, la compatibilité eARC sur l’une des prises HDMI autorise le retour audio haute définition vers une barre de son ou un amplificateur, y compris pour les flux Dolby Atmos et DTS:X en provenance des applications intégrées.

La connectivité sans fil est tout aussi fournie, avec le Wi‑Fi pour l’accès aux services de streaming, le Bluetooth pour des casques ou enceintes compatibles, ainsi que la prise en charge d’AirPlay 2 et de HomeKit pour l’intégration dans un environnement Apple. La certification Chromecast intégré permet de diffuser facilement du contenu depuis un smartphone ou un ordinateur compatible, ce qui simplifie la projection de vidéos, de photos ou de présentations sur le grand écran.
La télécommande
Il y a un peu de nouveau sur cet accessoire. Déjà sachez que mon exemplaire de test était livré avec deux télécommandes. L’une classique alimentée par deux piles AAA et comportant les touches numériques et l’autre est plus moderne, plus premium, rétroéclairée et relativement compacte. Sur celle-ci, les matériaux et la finition sont soignés, avec une prise en main confortable et une disposition des touches assez logique pour être très ergonomique. Les boutons principaux dédiés au volume, au changement de chaîne, aux menus et aux contrôles de lecture sont faciles à repérer à l’aveugle grâce à des formes légèrement différenciées et au rétroéclairage pratique dans l’obscurité.

Bluetooth, la télécommande embarque un micro pour l’assistant vocal Google, ce qui permet de piloter la TV à la voix, de lancer des applications, de rechercher un film ou une série, ou même de contrôler des objets connectés compatibles avec Google Home. Le Bravia 9 II intègre également un micro directement dans le téléviseur, autorisant le contrôle vocal mains libres sans avoir à saisir la télécommande, fonction que l’on peut désactiver pour des raisons de confidentialité.

Des touches d’accès direct aux services de streaming les plus populaires (Netflix, Disney+, Crunchyroll, Prime Video et YouTube), sont présentes pour lancer rapidement les plateformes les plus utilisées. Notez aussi l’apparition d’une touche personnalisable qui permet de lancer n’importe quelle application installée sur le TV. C’est bien pensé.

Enfin, la touche d’accès à la plateforme Sony Picture Core est en bonne place, tout en haut.
Sony Bravia 9 II 65 poucesImage en mode subjectif
En usage réel, le Sony Bravia 9 II se montre particulièrement impressionnant grâce à l’association de la technologie True RGB Mini LED et du processeur XR Cognitive Processor.

Sur des contenus SDR comme des films ou séries diffusés en Full HD ou en 4K non HDR, la colorimétrie apparaît d’emblée très naturelle dans les modes d’image les plus cinéma, avec des tons chair extrêmement crédibles et des dégradés de ciel ou de brume dépourvus de banding visible.

La technologie Smooth Color Gradation, combinée au gamut élargi permis par les triplets de LED RGB, semble jouer un rôle important pour lisser les transitions et préserver une bonne nuance dans les teintes difficiles.
Chacun pourra profiter des différents modes d’image proposées mais le meilleur d’entre tous reste le mode Professionnel. Notez aussi la possibilité d’appliquer les modes calibrés spécifiques pour Netflix et Prime Video, qui ajustent automatiquement les réglages pour s’aligner sur les recommandations des studios de post‑production.

La balance des blancs et le gamma se montrent suffisamment proches des références vidéo pour que les contenus films et séries soient restitués comme prévu par les réalisateurs, avec une dynamique agréable sans exagération.
En HDR, la force du Bravia 9 II, c’est sa capacité à combiner une très forte dynamique lumineuse avec un contrôle de la gradation locale qui paraît, sur toutes les scènes, extrêmement bien maîtrisé. Les petites sources de lumière intenses, comme des reflets sur le métal, des néons dans la nuit ou des éclairs, conservent du détail sans écraser le reste de l’image, tandis que les zones sombres gardent une structure lisible sans virer au gris uniforme.

La couche antireflet Immersive Black Screen Pro aide également à préserver une bonne lisibilité dans les pièces éclairées, en limitant les reflets parasites et en maintenant un contraste perçu élevé.

Sur des plateformes de streaming type Netflix, Disney+ ou Prime Video, les contenus HDR tirent pleinement parti de cette dynamique, surtout dans les modes adaptés à la pièce, où l’on bénéficie d’une image à la fois percutante et raffinée, sans tendance systématique à sursaturer les couleurs.

Les séquences de test issues de disques Blu‑ray ou de sources 4K HDR natives montrent un niveau de détail extrêmement élevé, avec une accentuation fine qui évite l’effet artificiel sur les textures de peau ou les arrière‑plans complexes.

On peut percevoir, sur certains contenus très exigeants mêlant sous‑titres, pics lumineux et arrière‑plans très sombres, de légères traces de blooming autour des zones claires, phénomène inhérent aux systèmes de rétroéclairage à zones, mais le traitement local réduit fortement ces artefacts par rapport à des Mini LED plus basiques.

Dans l’ensemble, le ressenti est celui d’une image proche de ce que propose un excellent OLED en contraste perçu, mais avec une réserve de lumière et une résistance aux pièces lumineuses nettement supérieures, ce qui rend ce Bravia 9 II parfaitement adapté aux salons avec baies vitrées.
Sony Bravia 9 II 65 poucesLes mesures, sondes à l’appui
Depuis toujours, Sony fait l’impasse sur le mode d’image Filmmaker pourtant embrassé par tous les autres fabricants. La marque soutient, malgré de liens évidents avec les plus grands studios et coloristes que son mode Professionnel est plus abouti. C’est donc avec ce réglage et les autres paramètres par défaut que j’ai réalisé les mesures. Dans ces conditions et avec des contenus SDR, j’ai relevé une bonne fidélité des couleurs avec une moyenne de Delta E à 2,49, donc inférieure à 3, seuil sous lequel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre la couleur affichée et celle qui est demandée.
Cependant, comme lors de ma prise en main, on note un très sérieux pic sur le rouge qui dépasse même les 10 alors que les autres couleurs, peut-être aussi à l’exception du magenta et du bleu, restent contenues. Globalement, la moyenne est, avec ce modèle définitif inférieur à celle que j’ai pu relever sur le modèle de présérie et c’est une bonne chose.

L’autre bonne nouvelle, c’est la température moyenne des couleurs que j’ai pu, cette fois, mesurer à 6457 K, donc extrêmement proche de la valeur cible (6500 K). On peut voir sur le graphique qu’il y a très peu de dérive chromatique. En outre, le gamma moyen a été relevé à 2,43, ce qui est vraiment excellent avec une ligne quasiment parfaite. Dans les faits, cette valeur très légèrement supérieure à celle attendue dans ces conditions est synonyme d’une petite tendance à produire des images un peu trop lumineuses par rapport à ce qu’elles devraient être, mais rien de rédhibitoire.
Avec des contenus HDR maintenant, les résultats sont excellents. Ainsi, en ce qui concerne le niveau de fidélité des couleurs, toujours avec le mode Professionnel activé, j’ai relevé un Delta E moyen de seulement 0,55, donc très largement en dessous du seuil de 3. C’est l’une des meilleures fidélités que j’ai pu mesurer à ce jour, toutes technologies d’affichage confondues (LCD et OLED). Seuls les LG 77C6 et LG 55G5 font mieux avec un Delta E moyen de 0,51 alors que le Samsung 75R95H propose une mesure à 1,55, ce qui reste excellent. Si vous optez pour le mode d’image Cinéma, là aussi, c’est vraiment excellent avec un Delta E moyen de 0,92. Le mode d’image IMAX propose une mesure à 0,84.

En ce qui concerne la luminosité, j’avais relevé plus de 4000 cd/m² avec le modèle de présérie, ce qui est vérifié sur le téléviseur testé sur une plus longue durée. En effet, j’ai mesuré 4063 cd/m² (soit environ 4063 nits) en mode Professionnel. Le mode Cinéma donne 4065 cd/m² alors que le mode IMAX propose 4048 cd/m². À titre de comparaison, le Samsung 75R95H plafonne à 2568 cd/m² en mode Filmmaker alors que le Hisense UR9S de 65 pouces offre 3075 cd/m² (4000 cd/m² pour le 75 pouces de la même série). Avec cette diagonale de 65 pouces, Sony domine donc le marché sur ce point (à taille égale) et fait donc aussi bien que son moniteur de référence, le BVM-HX3110. Notez que le suivi de la courbe EOTF est parfait.
Concernant la luminosité en plein écran, le TV Sony est aussi dans le peloton de tête avec une valeur mesurée à 958 cd/m² pour une mire qui occupe 100 % de la surface d’affichage. Dans mes relevés, seul le Hisense 116UX fait mieux avec 1197 cd/m².

Enfin, quant aux couvertures des espaces colorimétriques, le téléviseur propose 100 % sur le rec709, ce qui est parfait avec une mesure similaire (97,99 %) pour le DCI-P3. Seule la couverture BT.2020 est légèrement en retrait par rapport à la concurrence avec une valeur de 87,86 %. C’est inférieur aux 94,78 % du Samsung R95H et 93,66 % du Hisense 65UR9S (à confirmer avec le modèle définitif).

Pas de panique cependant, car il faut savoir que si la course à la plus grande couverture est la nouvelle martingale des fabricants notamment ceux qui utilisent la technologie de rétroéclairage RGB Mini LED, les contenus actuellement disponibles sont encore très loin de les exploiter pleinement.
Sony Bravia 9 II 65 poucesGaming, deux HDMI 2.1, ça suffit ?
Sur le terrain du jeu vidéo, le Sony Bravia 9 II revendique le label Perfect for PlayStation 5, ce qui signifie qu’il intègre plusieurs fonctions pensées pour exploiter au mieux la console de Sony. L’Auto HDR Tone Mapping détecte automatiquement la PS5 et ajuste la courbe HDR pour offrir un rendu optimisé sans passer par des calibrations complexes côté console, tandis que l’Auto Genre Picture Mode bascule entre un mode Jeu réactif et un mode plus cinéma selon le type de contenu affiché, jeu ou vidéo.
Le téléviseur propose plusieurs modes d’image pour le Jeu : Standard, RTS ou FPS. Dans tous les cas, il offre un temps de retard à l’affichage digne des meilleurs avec 9,9 ms, soit moins d’une image de délai.

Les personnes les plus exigeantes pourront lui rétorquer qu’il n’y a que deux entrées HDMI plein format. Toutefois, il faut reconnaitre que cela suffit pour la très grande majorité des configurations à la maison. Celles-ci permettent d’afficher des signaux 4K jusqu’à 120 Hz, avec gestion de la VRR pour réduire le tearing et maintenir une fluidité stable dans les jeux où la fréquence d’images varie. L’ALLM, de son côté, réduit automatiquement l’input lag en activant un mode faible latence dès qu’une console ou un PC compatible est détecté, ce qui améliore la réactivité ressentie lors des jeux compétitifs ou des titres d’action rapides.

Si l’on reste en dessous de certains moniteurs gaming spécialisés en termes de temps de réponse, l’expérience proposée par le Bravia 9 II demeure largement suffisante pour un usage console et même pour un PC de salon exigeant.
Le Game Menu, accessible rapidement pendant une session (touche …), donne accès à des options spécifiques comme le réglage du Motion Blur, le Black Equalizer ou la modification de la taille de l’image affichée. Le Black Equalizer, en éclaircissant volontairement certaines zones sombres, peut offrir un avantage dans les jeux compétitifs où la visibilité d’un ennemi caché dans l’ombre peut faire la différence. La réduction du flou de mouvement aide à conserver une lisibilité correcte lors des déplacements rapides ou des panoramiques, tout en laissant le choix à l’utilisateur de privilégier la netteté ou la stabilité de l’image selon ses préférences.

La technologie True RGB Mini LED apporte également un bénéfice notable pour le gaming, en offrant une palette de couleurs très large et une luminosité élevée (3674 cd/m² en mode Standard et 3305 cd/m² pour les modes RTS et FPS), particulièrement appréciables dans les jeux HDR modernes aux univers très contrastés. La fidélité des couleurs est de très haut niveau car j’ai pu mesurer 0,63 de Delta E moyen en mode d’image Jeu Standard.
Les scènes de nuit éclairées par des sources ponctuelles, les explosions ou les effets de lumière intense bénéficient d’une intensité visuelle qui renforce l’immersion sans sacrifier le détail dans les ombres. Sur cette dalle LCD, on peut jouer de longues sessions avec des interfaces persistantes, cartes ou barres de vie sans inquiétude.
Pour les joueurs qui recherchent un écran polyvalent, capable de passer d’un film à un jeu de manière transparente, le Bravia 9 II offre un compromis solide, même si certains regretteront que seules deux entrées HDMI soient pleinement équipées en 2.1.
Sony Bravia 9 II 65 poucesAudio, on change de catégorie
Sur ce Bravia 9 II, Sony a revu totalement la section audio. Celle-ci repose sur le système Acoustic Multi‑Audio+, une configuration qui entend rapprocher l’origine du son de l’image affichée et à offrir une scène sonore plus enveloppante qu’un simple système stéréo intégré. Par rapport au Bravia 9 qui avait déjà un son relativement convaincant, la marque a élevé son niveau en plaçant les haut-parleurs à mi-hauteur. C’est également le cas des woofers. Ici, Sony combine plusieurs types de transducteurs : des tweeters latéraux, deux boomers pour les basses, des haut‑parleurs large bande à l’arrière et, sur cette diagonale, deux tweeters à faisceau placés en haut de la dalle pour projeter le son vers le plafond.

Cette architecture permet de mieux localiser les dialogues et les effets au sein de l’image, donnant l’impression que le son émane directement de l’écran plutôt que de la base du téléviseur.
Notez la compatibilité avec les formats audio immersifs comme Dolby Atmos et DTS:X, ainsi que le label Imax Enhanced, qui garantissent que les pistes des films récents diffusés en streaming ou depuis un Blu‑ray UHD sont décodées et restituées avec une spatialisation cohérente, même si l’on reste dans les limites physiques d’un système intégré au châssis de la TV. En outre, le procédé Voice Zoom 3, basé sur l’intelligence artificielle, analyse la scène sonore pour isoler et amplifier les voix humaines, ce qui améliore significativement l’intelligibilité des dialogues, particulièrement dans les films ou séries au mixage généreux en musique et effets.

Pour ceux qui disposent d’une barre de son ou d’un système audio compatible Bravia Theatre, la fonction Acoustic Center Sync permet de synchroniser les haut‑parleurs du téléviseur avec ceux de la barre, afin de renforcer l’ancrage des voix sur l’écran et de créer une scène sonore plus cohérente. Les utilisateurs peuvent ainsi choisir de s’appuyer uniquement sur le système intégré, qui est d’après moi, déjà assez convaincant pour un usage quotidien, ou de le combiner avec un ensemble audio externe pour une expérience plus spectaculaire.

J’ai pu l’essayer avec la barre de son (et son caisson) Sony Bravia Theatre Bar 7. Le résultat est très cohérent et permet de profiter d’un niveau audio de très bonne qualité, équilibré, sans saturation même si je m’attendais à un peu plus de spatialisation. Pour des effets plus prononcés, il faut passer à une catégorie supérieure concernant le système audio annexe.
Dans un usage courant avec seulement les haut-parleurs du téléviseur, disons que la restitution se montre globalement équilibrée, avec des médiums clairs, des aigus détaillés sans agressivité et des basses correctes pour un châssis de téléviseur, même si l’impact dans le grave ne rivalise pas avec un caisson dédié.
Pour les émissions TV, les jeux ou la plupart des séries, le Bravia 9 II offre un son suffisamment ample et précis pour satisfaire la majorité des utilisateurs.
Sony Bravia 9 II 65 poucesInterface, Google TV avec des menus de configuration Sony
Le Bravia 9 II s’appuie sur Google TV comme système d’exploitation, dans une version 2026 qui met clairement l’accent sur les contenus plutôt que sur les applications. L’écran d’accueil regroupe et organise les films, séries, émissions et recommandations issus de multiples services de streaming dans une présentation unifiée, ce qui permet de naviguer d’un contenu à l’autre sans se soucier de la plateforme d’origine.

Les applications restent accessibles, mais l’interface privilégie les suggestions contextuelles et les listes personnalisées en fonction de l’historique de visionnage et des profils utilisateurs configurés.
Avec plus de 7000 applications disponibles, dont les principales plateformes comme Netflix, Disney+, Prime Video, Canal+, YouTube ou France TV, on retrouve rapidement ses services habituels. La plateforme propriétaire Bravia Core occupe une place particulière dans l’interface, offrant pour l’achat d’un Bravia 9 II l’accès à une sélection de films Sony Pictures, avec un nombre de crédits pour visionner des longs métrages parfois proposés en qualité très élevée (en prenant soin d’activer la bonne option dans les paramètres de l’application).

Le processeur XR Cognitive Processor 2026 ne se contente pas de gérer la qualité d’image, il contribue également à la fluidité et à la réactivité de l’interface. Les déplacements dans les menus, le lancement des applications et le multitâche se montrent globalement rapides, avec peu de latence perceptible, ce qui rend l’utilisation quotidienne plus agréable.
L’intégration de Google Assistant et bientôt de Gemini, accessible à la fois via le micro de la télécommande et celui intégré dans la TV, permet de contrôler certaines fonctions à la voix, d’effectuer des recherches transversales sur plusieurs services ou de gérer des appareils domotiques compatibles.
La particularité des TV Sony, c’est que la marque a réussi à développer des menus spécifiques notamment pour ce qui est de la configuration des images mais également du son.

Ainsi, les paramètres sont d’une très grande richesse et, pour ne rien gâcher, beaucoup plus beaux graphiquement que les menus de base proposés par le système Google TV, même si ceux-ci restent accessibles.
Avec My Cinema, c’est encore plus simple de régler son TV
La nouvelle fonction My Cinema regroupe sur le Bravia 9 II un ensemble de préréglages d’image et de son pensés pour transformer le TV avoir à plonger dans les menus avancés.

En pratique, l’interface propose plusieurs scénarios illustrés par des vignettes, comme le mode De jour qui pousse la luminosité et renforce la lisibilité dans un salon baigné de lumière, ou l’option Version du réalisateur qui bascule automatiquement sur un mode d’image plus neutre, avec une luminosité maîtrisée et des couleurs conformes à l’intention artistique, souvent associée au mode Cinéma ou Calibré pour Netflix, tout en appliquant un traitement audio surround cohérent.

Il y a également un mode Dialogue pour met en avant les paroles des personnages.

Chaque scénario reste personnalisable : on peut affiner le mode d’image (Dolby Vision lumineux pour les films, par exemple), ajuster le niveau de luminosité, activer ou non le surround virtuel, modifier le volume des dialogues ou choisir la sortie audio, puis enregistrer cette configuration dans My Cinema pour la rappeler d’une pression sur la télécommande.
Au quotidien, My Cinema permet donc de passer instantanément d’un réglage très punchy pour une séance l’après‑midi à un rendu plus cinéphile en soirée, sans perdre de temps dans les sous‑menus et en gardant un lien visuel clair entre l’illustration de la pièce affichée à l’écran et l’ambiance réelle de la salle.
Enfin, je rappelle le support des fonctions Chromecast, AirPlay 2 et de HomeKit, pour faciliter le partage de contenus depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur.
Sony Bravia 9 II 65 poucesConsommation
La consommation du téléviseur est beaucoup plus modérée que celle que j’ai pu relever sur le Samsung R95H. En effet, avec du contenu SDR HD, plus précisément la série Les 100 diffusée pendant 4 heures avec le son, les paramètres d’image réglés sur Professionnel et le capteur de luminosité désactivé, j’ai mesuré une consommation moyenne de 51 W.
Après 4 heures de visionnage de la série Black Mirror sur Netflix, cette fois en HDR et avec le mode d’image Dolby Vision sombre, le téléviseur consommait seulement 82 W contre 158 W en moyenne pour le Samsung R95H, certes en 75 pouces. En somme, le téléviseur s’avère particulièrement économe et c’est toujours une bonne chose.
Sony Bravia 9 II 65 poucesPrix et date de sortie
Le Sony Bravia 9 II est disponible à partir de juin 2026 sur le marché français, avec quatre diagonales au catalogue. Le 65 pouces est proposé à 2999 euros, le 75 pouces à 3499 euros, le 85 pouces à 4999 euros, tandis que l’impressionnant 115 pouces grimpe à 19 999 euros.
À noter que selon les distributeurs, les 75, 85 et 115 pouces n’arrivent que plus tard (courant juillet, voire septembre pour le 115 pouces). Ces tarifs placent clairement le Bravia 9 II dans le segment haut de gamme, face aux Mini LED les plus ambitieux de TCL et Hisense, ainsi qu’aux grandes diagonales Oled et QD‑Oled concurrentes.











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