La nouvelle puce Intel consomme beaucoup moins, mais est-ce suffisant pour l’autonomie ?

 

Suite à la présentation de sa nouvelle architecture Lunar Lake au Computex de Taiwan, Intel a dévoilé de premiers tests montrant de sérieux gains en efficacité énergétique en plein jeu. Mais cela suffira-t-il ?

Intel Lunar Lake

C’est lors du salon Computex qui se tient en ce moment à Taiwan qu’Intel a dévoilé les entrailles de sa nouvelle architecture Lunar Lake qui s’invitera dans les PC portables dès cette année. Au-delà des promesses liées à la performance, c’est surtout sur le sujet de l’efficacité énergétique, et donc de l’autonomie, que ces futures puces sont attendues.

Après une présentation en profondeur aux journalistes peu de temps avant le salon, plusieurs médias ont pu s’entretenir avec Dan Rogers et Robert Hallock d’Intel pour en apprendre plus sur les promesses et même assister à quelques démonstrations. L’une d’entre elles nous montre des premiers indices sur les bonds en consommation de la puce par rapport à Meteor Lake.

40 % de consommation en moins en plein jeu

Le site PCWorld a pu s’entretenir pendant une cinquantaine de minutes avec les deux représentants d’Intel, afin d’aborder en détail tous les aspects de Lunar Lake, qu’il s’agisse de son CPU, GPU, NPU, mais aussi des promesses associées.

Lors d’un benchmark effectué en direct pendant l’interview, nous avons pu nous rendre compte des progrès d’Intel sur la consommation de sa puce. Deux PC ont été mis en banc d’essai, l’un avec un SoC Meteor Lake, l’autre avec Lunar Lake, tous les deux sur le test Wildlife Extreme du logiciel 3DMark. En comparaison, Lunar Lake consommait ainsi de 23 à 28 W alors que la machine Lunar Lake oscillait de 12 à 17 W, soit une réduction d’environ 40 % en plein jeu à performance égale.

Source : PCWorld

Il faut savoir qu’il s’agit d’un test très intensif pour le GPU dédié aux PC portables, les gains sont donc à attribuer davantage à la nouvelle architecture graphique Battlemage qu’à la partie purement CPU. Mais gageons que la nouvelle conception E-Cores ainsi que les améliorations du Thread Director y sont aussi pour quelque chose.

De plus, Lunar Lake intègre la mémoire DRAM directement sur le package, comme Apple depuis l’introduction des puces M1 en 2020, ce qui rend ce premier test encore plus encourageant. Celui-ci reste contrôlé par Intel et il est toujours préférable d’attendre son implémentation dans de premières machines pour se faire un avis concret.

Tout reste à démontrer

Ce seul test ne permet pas d’attester des gains effectifs en termes d’autonomie pour les futurs PC portables qui embarqueront Lunar Lake. Les cas d’usage sont nombreux (lecture de vidéo en streaming, navigation web en Wi-Fi, jeu vidéo, traitement), mais Intel promet jusqu’à 60 % d’autonomie supplémentaire par rapport à Meteor Lake.

Source : Intel Corporation

L’architecture actuelle ne nous avait pas vraiment convaincues à ce niveau, si bien que les modèles AMD nous semblaient toujours être la meilleure alternative. Si Intel tient ses promesses avec Lunar Lake, la route restera longue pour espérer rattraper ARM dans le domaine de l’autonomie.