J’ai testé les JBL Live Beam 4 : le grave gronde, l’aigu s’ouvre

Écouteurs • 2026

Trois ans après avoir inventé l'étui d'écouteurs à écran tactile, JBL n'a toujours aucun concurrent sur ce terrain. Les Live Beam 4 poussent l'idée plus loin avec un écran OLED agrandi et un son plus ouvert que la génération précédente. La signature et le punch JBL sont toujours là.
JBL Live Beam 4
 
JBL Live Beam 4
Les écouteurs JBL Live Beam 4 // Source : Tristan Jacquel

JBL fabrique des transducteurs depuis 1946. La marque équipe des salles de cinéma, des studios, des scènes et même des stades, et elle applique ce savoir-faire au grand public avec des enceintes, des casques ou des écouteurs. Cela s’entend : la signature JBL n’est pas neutre, elle est assumée, et elle est cohérente d’un produit à l’autre.

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On la retrouve dans les Live Beam 4, mais ce n’est pas leur seul atout, ces écouteurs disposant d’un boîtier de charge avec écran de contrôle. JBL a introduit le Smart Charging Case sur les Tour Pro 2 en 2023, et l’idée était simple : coller un écran tactile sur le boîtier de recharge pour piloter les écouteurs sans sortir son téléphone.

Trois ans plus tard, étonnamment, aucun grand constructeur n’a suivi. Ni Apple, ni Sony, ni Bose, ni Samsung ne proposent d’étui à écran. JBL reste donc pratiquement seul sur ce terrain.

JBL Live Beam 4JBL Live Beam 3
TransducteurDynamique 10 mm, nouvelle générationDynamique 10 mm
OS du boîtierJBL Smart OS 3.0, écran agrandiAncien OS
Bluetooth6.0, LE Audio et Auracast5.3
Réduction de bruitTrue Adaptive ANC 2.0True Adaptive ANC
Microphones pour les appels6, algorithme entraîné par IA (2.0)6
Autonomie totale48 h (12 h + 36 h)48 h (12 h + 36 h)
Charge sans fil QiOuiOui
ÉtanchéitéIP55IP55

JBL Live Beam 4Spécifications techniques

Modèle JBL Live Beam 4
Typologie écouteurs intra-auriculaires
Réduction de bruit passive Oui
Réduction de bruit active Oui
Autonomie annoncée avec fonction ANC activée 10 heures
Autonomie annoncée avec le boîtier 48 heures
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec des écouteurs prêtés par JBL.

JBL Live Beam 4Un étui au centre de l’utilisation

Les écouteurs reprennent le désormais classique format intra à tige, quasi identique aux Live Beam 3, avec un liseré chromé strié qui court tout du long et porte le logo JBL. C’est plus voyant que des AirPods Pro 3, plus stylé aussi. La version noir testée limite l’effet, mais la gamme existe en sept coloris, dont un orange et un violet qui l’assument plus franchement.

JBL Live Beam 4

Le confort de port est excellent ; la coque se cale dans le creux de l’oreille sans appuyer, l’embout silicone assure l’étanchéité sans forcer. Après plusieurs heures d’affilée, aucun point de pression, aucune fatigue.

Pour ne rien gâcher, ça ne bouge pas en trottinant, sauf à transpirer excessivement (mais alors des écouteurs tour d’oreille sont plus indiqués). Combiné à la certification IP55, cela couvre largement des trajets quotidiens et une séance de sport modérée.

Chaque écouteur dispose d’une zone tactile sur la tige, qui répond aux pressions successives et prolongées. On peut paramétrer jusqu’à trois tapotements successifs pour contrôler les écouteurs.

L’étui de rangement tient dans la paume. Ses coins et tranches sont très arrondis, ce qui facilite sa préhension. Il est légèrement plus grand que l’étui des Live Beam 3, avec un écran OLED également plus grand. L’écran s’allume lorsque le couvercle est ouvert ou peut s’activer en appuyant sur un bouton situé à l’arrière.

L’aimantation est franche, et les écouteurs se replacent sans hésitation dans leurs logements. La charge s’effectue par USB-C ou par induction. Comme les écouteurs, le boîtier est certifié IP55, donc protégé contre la poussière et les projections d’eau.

JBL Live Beam 4
L’étui de charge des JBL Live Beam 4 // Source : Tristan Jacquel

JBL Live Beam 4Énormément de fonctions

L’application JBL Headphones fait partie des plus complètes du marché, avec des dizaines de réglages à disposition. Le plus simple pour les présenter est de les regrouper par usage.

Pour le son : un égaliseur, des profils prédéfinis, un mode Low Volume EQ qui compense les pertes de perception à faible volume, un limiteur de volume maximal, une balance gauche-droite, le JBL Spatial Sound et surtout Personi-Fi 3.0. Ce dernier fait passer un test auditif de quelques minutes pour construire une courbe de correction personnalisée. Comme souvent, cela se limite à un renforcement des hautes fréquences, et pour être très honnête, on peut s’en passer et jouer avec l’égaliseur si l’on veut modifier la signature par défaut.

Pour la gestion des bruits extérieurs, l’application donne accès aux réglages de réduction de bruit, avec un curseur manuel sur six crans ou un mode adaptatif qui ajuste en temps réel la puissance de l’ANC. S’y ajoutent le mode ambiant réglable en intensité, pour entendre autour de soi tout en écoutant (éventuellement de la musique), ou le mode Smart Talk qui bascule automatiquement en mode ambiant dès qu’on se met à parler.

L’app propose également des sons d’ambiance (clair de lune, feu de camp, forêt, mer…) pour se détendre, que l’on peut programmer pour être joués pendant une durée précise.

Commandes et boîtier

Pour les commandes, chaque écouteur se configure indépendamment, avec quatre gestes disponibles : toucher simple, double appui, triple appui et appui long. Tout est programmable.

Le reste couvre la localisation via le réseau Google, la bascule audio entre appareils (multipoint), le test d’ajustement des embouts, les mises à jour et les fonctions Auracast ou l’activation du codec Bluetooth LE Audio.

Voilà pour l’application. Quant à l’étui, on y règle le volume, on change de piste, on bascule entre réduction de bruit, mode ambiant et arrêt, on choisit un mode d’égalisation, on consulte les notifications. Les gestes se font par glissement, vers le haut, vers le bas ou sur les côtés, et les fonctions les plus utilisées s’épinglent sur l’écran d’accueil.

Le fond d’écran se personnalise, avec des horloges proposées ou une photo personnelle.

JBL Live Beam 4

Dans les faits, je n’ai pratiquement pas rouvert l’application après la configuration initiale. Tout ce qu’on fait dix fois par jour se fait depuis l’étui, sans déverrouiller le téléphone.

JBL Live Beam 4Réduction de bruit : très bonne, sans être la meilleure

JBL a amélioré ses algorithmes True Adaptive Noise Cancelling, qui passent ici en version 2.0, avec quatre microphones dédiés. En pratique, il n’y a pas une différence massive avec les Live Beam 3, mais seulement quelques subtilités. Le confort apporté par l’ANC est réel, au niveau des meilleurs écouteurs du marché, mais en deçà des AirPods Pro 3 qui restent la référence.

Sur les basses fréquences, celles du métro, du train, d’une voiture qui roule, l’atténuation est massive et au niveau des meilleures.

Sur les sons plus clairs, l’atténuation est moindre, mais devrait suffire à apporter du calme dans la plupart des cas.

JBL Live Beam 4

Le mode adaptatif fonctionne proprement, sans à-coups audibles quand l’environnement change. La compensation automatique, qui recalibre selon le port réel, apporte une régularité appréciable : le résultat ne s’écroule pas parce qu’un écouteur a légèrement bougé.

JBL Live Beam 4Audio : une signature assumée, et bien maîtrisée

Dès les premières mesures, l’équilibre tonal séduit. C’est subjectif, je l’assume, mais c’est aussi le premier constat honnête à faire : le son fonctionne immédiatement. Il est un peu différent de celui des Live Beam 3, dont le grave était plus rentre-dedans. L’aigu est également un peu plus en avant, ce qui donne aux Live Beam 4 un son plus clair, sans renier l’ADN JBL (grave costaud, médium organique). C’est donc une évolution douce, vers un son plus consensuel.

Une balance tonale orientée grave et aigu

La signature n’a donc rien de neutre, mais elle est bien pensée, flatteuse.

JBL Live Beam 4
La réponse en fréquences des JBL Live Beam 4

La courbe confirme l’écoute. Le grave est généreux en extension et en volume, avec un renforcement vers 30-40 Hz qui sert la grosse caisse et apporte de la densité dans les films ou séries d’action. Ça gronde, ça tape, c’était attendu et tous les styles de musique en profitent. Le creux dans le bas médium enlève un peu de coffre aux voix. Le médium dans sa partie haute (1-2 kHz) est présent mais sous contrôle, propre et rapide, ce qui permet de ne pas agresser l’oreille sur sa plage de sensibilité maximale. Quant à l’aigu, il est très en avant sur la courbe, mais comme nous sommes moins sensibles aux très hautes fréquences, il apporte de la brillance sans excès. C’est bien dosé.

Marge dynamique et scène sonore

Le comportement dynamique est bon. On entend plein de petits détails, et surtout ils sont bien organisés : rien ne se marche dessus, même dans les passages chargés.

Reste une étroitesse de la scène sonore, et c’est sans doute le seul vrai reproche. La stéréo manque de largeur, et il n’y a pas beaucoup d’aération entre les plans. Le résultat demeure satisfaisant, mais c’est là que les Live Beam 4 sont les moins convaincants.

Impressions d’écoutes

Sur Angel de Massive Attack, la ligne de basse arrive exactement comme il faut : profonde, tenue, sans jamais brouiller la texture au-dessus. C’est le morceau qui met ces écouteurs le plus en valeur, parce qu’il vit dans les fréquences où ils excellent.

Sur Giorgio by Moroder de Daft Punk, la montée progressive des couches est parfaitement lisible. Chaque strate garde sa place, la batterie reste nette, les nappes ne se mélangent pas. C’est la démonstration de l’organisation dont je parlais.

Sur Riverside d’Agnes Obel, le piano est cristallin et les harmoniques sont bien présentes grâce à l’aigu généreux. La voix, elle, tire un peu vers le haut et perd un rien de matière dans le bas. Ce n’est pas gênant, c’est simplement le revers du bas-médium en retrait.

Sur Bad Guy de Billie Eilish, le sous-grave est traité sans effort et le contraste avec les chuchotements en haut du spectre fonctionne à merveille. C’est typiquement le répertoire pour lequel cette signature a été pensée.

JBL Live Beam 4

Un mot enfin sur le JBL Spatial Sound. Il apporte peu, et la scène qu’il produit n’a rien de naturel. On peut éventuellement y trouver un intérêt devant un film, une série ou un jeu vidéo, pour en rajouter. En musique, je l’ai laissé désactivé.

JBL Live Beam 4Appels : six microphones bien employés

JBL a intégré six microphones, une formation de faisceaux et un algorithme de réduction de bruit entraîné par apprentissage automatique. Dans la rue, mes interlocuteurs n’ont rien eu à redire : voix claire, timbre naturel, pas d’effet de compression excessive.

Le vent reste l’ennemi habituel, et l’algorithme le gère correctement sans le faire disparaître. En bord de mer face au vent, la voix passe mais se durcit.

JBL Live Beam 4

JBL a eu deux bonnes idées. L’optimiseur de niveau sonore, actif par défaut, ajuste le volume de l’appel selon le bruit ambiant, et il fait bien son travail. VoiceAware dose le retour de votre propre voix dans les écouteurs sur trois niveaux et résout le défaut classique de l’intra : parler trop fort parce qu’on ne s’entend pas.

En somme, les JBL Live Beam 4 ont été pensés pour être utilisés pour les appels audio réguliers et ils font bien leur travail.

JBL Live Beam 4Autonomie : les chiffres annoncés sont les bons

JBL annonce jusqu’à 48 heures au total, dont 12 heures pour les écouteurs et 36 heures d’autonomie pour l’étui (3 charges complètes des écouteurs), réduction de bruit désactivée. Avec la réduction de bruit active, comptez environ 20 % de moins.

Ces chiffres se vérifient. À mi-volume, réduction de bruit enclenchée, j’ai pu les utiliser presque 10 heures.

Quant au temps de charge : dix minutes sur USB-C rendent quatre heures d’écoute, et il faut compter deux heures pour une charge complète. L’induction Qi permet de poser l’étui sur le même socle que le téléphone, et le plein complet demande environ deux heures.

JBL Live Beam 4

JBL Live Beam 4Prix et concurrence : JBL contre JBL

Les Live Beam 4 sont annoncés à 199 euros et disponibles dans sept coloris différents.

Leurs principaux concurrents sont les JBL Live Beam 3, toujours commercialisés à 130 euros environ. Leur son est légèrement différent, avec un peu moins de hautes fréquences, mais tout autant de punch.

Un peu plus haut en gamme, les JBL Tour Pro 3 à 249 euros offrent un son de qualité supérieure, avec leurs deux transducteurs par écouteur : médium et aigu plus fin, scène sonore plus vaste et aérée.

Notre avis sur Le JBL Live Beam 4

Design
9
Les Live Beam 4 reprennent un format intra à tige quasi identique à la génération précédente, avec un liseré chromé plus voyant que sur des AirPods Pro 3. Surtout, le confort de port est excellent : rien n'appuie, rien ne fatigue après plusieurs heures, et ça ne bouge pas en trottinant, sauf transpiration importante. L'étui est le vrai sujet. Plus grand que celui des Live Beam 3, avec un écran OLED lui aussi agrandi, il tient toujours dans la paume. À noter : charge USB-C ou par induction, certification IP55 pour l'étui comme pour les écouteurs.
Logiciel
9
L'application JBL Headphones est l'une des plus complètes du marché, au point d'en devenir vertigineuse. Égaliseur, profils, Low Volume EQ, limiteur de volume, Personi-Fi 3.0, réduction de bruit sur six crans ou en adaptatif, mode ambiant, Smart Talk, sons d'ambiance programmables, commandes entièrement réattribuables sur quatre gestes. Personi-Fi se limite en pratique à un renforcement des hautes fréquences, et l'égaliseur suffit largement à qui veut retoucher la signature. L'essentiel se trouve de toute façon dans l'étui : volume, pistes, modes d'écoute, égalisation, notifications, épinglage des fonctions favorites.
Réduction de bruit
8
Le True Adaptive Noise Cancelling passe en version 2.0, mais l'écart avec les Live Beam 3 tient à quelques subtilités plutôt qu'à un saut de génération. Sur les basses fréquences, métro, train, voiture, l'atténuation est massive et se hisse au niveau des meilleures. Sur les sons plus clairs, elle recule, sans jamais cesser d'apporter du calme. Le mode adaptatif ne produit aucun à-coup audible, et la compensation automatique évite que le résultat s'effondre dès qu'un écouteur bouge. Le confort obtenu est réel et se situe parmi les meilleurs du marché, un cran seulement derrière les AirPods Pro 3.
Audio
8
Le son fonctionne immédiatement, sans temps d'adaptation. Par rapport aux Live Beam 3, le grave se fait un peu moins rentre-dedans et l'aigu gagne en présence, ce qui donne un rendu plus clair sans renier l'ADN JBL. Le renforcement vers 30 à 40 Hz sert la grosse caisse et densifie les films, le creux dans le bas-médium retire un peu de coffre aux voix, et le haut-médium reste propre et rapide sur la zone où l'oreille est la plus sensible. L'aigu, très en avant sur la courbe, apporte de la brillance sans agressivité. Le comportement dynamique est bon et les détails sont nombreux et bien organisés. Seule vraie réserve, une scène sonore étroite, qui manque de largeur et d'aération entre les plans. Le Spatial Sound n'y remédie pas.
Autonomie
10
Les 48 heures annoncées se vérifient, ce qui n'est pas si courant. À mi-volume avec la réduction de bruit active, j'ai tenu près de dix heures sur les écouteurs seuls, et l'étui apporte trois charges complètes. Dix minutes en USB-C rendent quatre heures d'écoute, la charge complète demande environ deux heures, et l'induction Qi permet de poser l'étui sur le même socle que le téléphone.
Note finale du test
8 /10
Les JBL Live Beam 4 réussissent ce que la marque tente depuis trois ans : rendre l'étui à écran indispensable plutôt qu'anecdotique. Avec JBL Smart OS 3.0, on ne ressort presque plus son téléphone, et une fois qu'on y a goûté, revenir à un boîtier muet ressemble à une régression. Le confort de port est excellent, le maintien irréprochable, l'autonomie tient exactement ce qu'elle annonce, et les appels sont propres.

Le son suit la même logique : il ne cherche pas la neutralité, il cherche à plaire, et il y parvient. Grave profond et tenu, aigu brillant, dynamique convaincante, détails bien organisés. Ce n'est pas de la haute fidélité, c'est une signature construite, et elle est construite avec métier. Deux réserves seulement : une scène sonore trop étroite, et une réduction de bruit qui reste un cran derrière Bose et Apple.

À 199,99 euros, c'était un bon produit. Autour de 140 euros, c'est l'un des meilleurs choix du milieu de gamme, à condition d'aimer une signature généreuse et de vouloir cet étui. Sur ce dernier point, JBL n'a toujours pas de concurrent.

Points positifs du JBL Live Beam 4

  • Une signature flatteuse mais maîtrisée, avec de nombreux détails bien organisés

  • Un grave profond, puissant et parfaitement tenu

  • Un confort de port et un maintien excellents

  • Une application très complète, avec Personi-Fi 3.0 et VoiceAware

  • La qualité des appels

  • Charge sans fil Qi et certification IP55

  • Une autonomie conforme aux 48 heures annoncées

Points négatifs du JBL Live Beam 4

  • Une scène sonore qui manque de largeur et d'aération

  • Une réduction de bruit un cran derrière Apple et Bose

  • Un JBL Spatial Sound qui n'apporte pas grand-chose en musique

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