Plus de 925 km d’autonomie : Mercedes assomme la concurrence avec sa nouvelle EQS électrique

 
Le constructeur allemand revoit en profondeur sa grande berline électrique sans pour autant la refaire de zéro. Résultat : une EQS mieux armée sur le papier, avec des chiffres d’autonomie et de recharge qui s’annoncent parmi les meilleurs du segment.

Dans l’univers très feutré des berlines électriques de luxe, la Mercedes EQS occupe une place de choix, au côté de la BMW i7 ou encore, toutes propositions gardées, de la très spectaculaire Rolls-Royce Spectre.

Pourtant, par rapport à la très luxueuse voiture électrique anglaise, l’EQS n’a pas grand-chose à lui envier technologiquement parlant. Car oui, l’EQS est sans doute ce qui se fait de mieux en termes de technologies embarquées actuellement, malgré un âge plutôt avancé dans l’univers très pressé de l’industrie automobile.

Mais il faut dire que pour cette nouvelle mouture, Mercedes a changé pas moins d’un quart des composants par rapport à la précédente. Et comme vous pouvez le constater visuellement, cela ne se voit pas esthétiquement parlant, l’auto étant quasi similaire au modèle sortant, avec une longueur de 5,21 mètres, des boucliers légèrement revus et un Cx toujours impressionnant de seulement 0,20, qui s’améliore par rapport à l’EQS sortante et qui devient donc la Mercedes la plus aérodynamique jamais produite.

À bord : du soin dans les détails, des prix dans les hauteurs

L’habitacle reste dans la continuité de ce que Mercedes maîtrise dans cette gamme : finitions soignées, matériaux choisis, et petites attentions qui font leur effet, comme ces surpiqûres en forme de laurier sur les panneaux de porte, discret clin d’œil au logo de la marque, ou encore la ceinture de sécurité chauffante qui monte à 44°C et peut accessoirement inciter les passagers à ne plus la porter par-dessus leur manteau, améliorant ainsi son efficacité réelle en cas de choc.

L’écran MBUX Hyperscreen est reconduit dans son principe (55 pouces sous une surface vitrée unifiée), la navigation bascule sur Google Maps, et l’assistant vocal intègre désormais des fonctions d’IA pour des échanges plus contextualisés.

Le système d’exploitation maison MB.OS permet des mises à jour à distance, sans passer par le réseau de concessions. À l’arrière, deux écrans de 13,1 pouces et un système audio Burmester avec Dolby Atmos complètent le tableau.

Une nouvelle direction « révolutionnaire » arrive

C’est probablement la nouveauté la plus intéressante de cette nouvelle mouture, et Mercedes ne manque pas de le souligner : elle sera la première marque allemande à proposer une direction steer-by-wire sur un modèle de grande série.

Pour aller plus loin
J’ai testé la direction électronique de la Mercedes EQS : conduire sans colonne de direction en steer-by-wire, ça fait quoi ?

Le principe consiste à supprimer la colonne de direction mécanique au profit d’un système entièrement électronique avec une multitude de capteurs, calculateurs et actionneurs. En pratique, cela permet un ratio de direction variable selon la situation, et une interaction optimisée avec les roues arrière directrices, dont l’angle atteint désormais jusqu’à 10 degrés.

Le volant prend une forme repensée en forme de bretzel géant qui n’est pas sans rappeler le Yoke de Tesla, argument marketing autant que technique, soyons honnêtes puisqu’il pourrait tout à fait être rond. Sur le plan sécuritaire, deux chemins de signal redondants ont été conservés, et en cas de défaillance complète, la direction arrière et le freinage électronique prennent le relais.

Cette option arrivera quelques mois après le lancement, facturée environ 2 500 euros. La direction classique reste au catalogue pour ceux qui préfèrent s’en tenir à l’éprouvé.

La nouvelle reine de l’autonomie

Le chiffre a été mis en avant dès la présentation : 926 km d’autonomie WLTP pour la version 450+. Record du segment pour une berline électrique de série. Cette progression repose sur plusieurs évolutions combinées : une batterie portée à 122 kWh avec une chimie revue aux anodes en oxyde de silicium, des moteurs redessinés plus compacts, et une boîte à deux rapports sur l’essieu arrière, solution encore rare dans l’électrique, qu’on retrouve notamment sur la Porsche Taycan.

L’architecture passe à 800 volts sur les versions 450+, 500 et 580, ce qui permet d’atteindre une puissance de charge maximale de 350 kW. Mercedes annonce 320 km récupérés en 10 minutes, l’un des meilleurs chiffres disponibles sur le marché européen actuellement.

Nuance importante : pour en profiter pleinement, encore faut-il utiliser une borne compatible. Ce réseau existe (principalement sur autoroute) mais il demeure peu dense. Sur des bornes 400 volts comme les Tesla Superchargeurs, l’EQS divise sa batterie en deux blocs chargés en parallèle à 175 kW chacun, ce qui reste une solution solide.

Côté tarifs, rien d’officiel pour la France, mais la version d’entrée de gamme devrait avoisiner les 106 000 euros. Les finitions AMG Line les mieux équipées frôlent, elles, les 150 000 euros. On est clairement dans le registre du luxe et cette EQS l’assume pleinement.

Pour aller plus loin
Je suis monté à bord de la nouvelle Mercedes-Benz EQS : 925 km d’autonomie et un grand coup de pression face à la concurrence chinoise

Nous avons pu déjà monter à bord de cette nouvelle Mercedes-Benz EQS, notre avis est à retrouver dans notre article dédié.


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