Les impôts français (DGFIP) pourraient bien abandonner Windows

 
Dans une interview, Tomasz Blanc, à la tête des services informatiques de la DGFiP, pointe vers une migration du fisc français vers un écosystème Linux plus durable et souverain.

On l’a encore vu avec la fin du support de Windows 10, la plupart des services de l’État utilisent encore Windows. Si le système présente de nombreux avantages, ses défauts sont de plus en plus visibles.

Ils créent une dépendance aux États-Unis, des problèmes de sécurité évidents, et rendent les services de l’État dépendants des cycles de renouvellement de Microsoft.

Tomasz Blanc, chef du service des systèmes d’information de la DGFiP (Direction générale des Finances publiques) en est conscient. Il en parle dans une interview pour IT for Business dans les plans de l’agence pour 2026.

Suivre le modèle de la gendarmerie ?

En France, il existe une grande exception à l’hégémonie de Windows sur les services informatiques. Depuis 2008, la Gendarmerie nationale tourne sous GendBuntu, une version d’Ubuntu (Linux) adaptée à ses besoins. Plus de 73 000 postes en sont équipés.

C’est aussi une réflexion de la DGFiP.

« Nous réfléchissons à des postes Linux, parce qu’ils permettent d’aller plus loin en écoresponsabilité et en souveraineté. Si nous voulons passer de six ans à sept ans en termes de durée de vie, Linux peut être une solution, au contraire de Windows avec lequel, à chaque nouvelle version, une partie du parc devient obsolète. »

Il note par ailleurs que la DGFiP serait déjà peu dépendante de l’écosystème de Microsoft car elle n’utilise ni Active Directory ni Microsoft Office, des services du géant pensés pour les entreprises.

Si, visiblement, la migration est pour le moment au stade de la réflexion, la souveraineté semble bien un objectif pour l’agence.

« Sur le poste de travail, l’adhérence à Microsoft est limitée : Windows reste présent, mais pas la suite Office. Les nouveaux projets sont engagés, par défaut, sur le cloud Nubo et sur une pile 100% libre – Linux, PostgreSQL, Tomcat. De même pour notre plateforme sécurisée de données, qui s’appuie aussi sur des briques du logiciel libre. Les solutions propriétaires ne viennent qu’en exception, lorsque les équipes peuvent en justifier la nécessité. »

Il est vrai que du côté des services, l’État français propose déjà La Suite Numérique à ses agents. Une solution basée sur du logiciel libre qui permet de remplacer les services de géants américains comme Google Docs ou Google Meet et Zoom.


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