« Cloud souverain » en Europe : plusieurs entreprises françaises choisies pour se passer de Microsoft Azure

 
La Commission européenne a dévoilé les groupes chargés de faire basculer l’Union vers un cloud « local ». Parmi eux, on trouve plusieurs noms français.

À différents niveaux, nous sommes tous dépendants d’une ou plusieurs grande entreprises américaines de la Tech. Vous avez un iPhone ou un smartphone sous Android ? Un compte Facebook ? Ou une adresse Gmail et des fichiers dans OneDrive ? Difficile de se passer de ces appareils et services, mais ça ne veut pas dire que c’est impossible.

Depuis que Donald Trump a été réélu président des États-Unis, l’Union européenne cherche activement à diminuer sa dépendance numérique envers le pays de l’Oncle Sam. Le chantier le plus actif est celui qui consiste à dire adieu à Microsoft Azure, le système de cloud utilisé par la Commission européenne et d’autres institutions du Vieux continent.

L’an dernier, les négociations étaient en bonne voie avec certains acteurs français, notamment OVHcloud. Elles sont désormais terminées avec la révélation des groupes européens ayant remportés les faveurs de la Commission, à travers l’attribution de 180 millions d’euros sur 6 ans.

La France va aider l’Europe à se doter d’un « cloud souverain »

Une dizaine d’entreprises vont devoir mettre la main à la pâte, chacune membre d’un des quatre consortiums sélectionnés. Les Français d’OVHCloud et CleverCloud se sont associés au Luxembourgeois Post Telecom pour en former un par exemple.

Parmi les autres noms retenus, la France compte Scaleway, la startup Mistral AI ou encore S3NS, elle-même une alliance entre Thales et Google Cloud. Une pluralité nécessaire pour ne pas retomber dans les travers du monopole actuel de Microsoft.

Dans un communiqué, la Commission européenne explique ainsi avoir établi « quatre contrats en parallèle dans un souci de diversification et de résilience ». Le passage à un cloud géré par l’Europe est vu comme « une condition préalable à l’amélioration de la souveraineté numérique de l’UE ». Elle espère inciter les pays membres à se pencher sur la question. En France, l’idée de remplacer Windows par des systèmes d’exploitation nationaux fait déjà son chemin.


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