
Windows Central nous parle de Jeff Bezos. Pas de ses fusées ou de ses yachts, mais d’une vieille conférence.
À l’époque, le fondateur d’Amazon expliquait qu’avoir un ordinateur chez soi, c’était comme avoir son propre générateur électrique dans sa cave alors que le réseau public existe. C’était une anomalie vouée à disparaître.
Aujourd’hui, cette vision résonne différemment. Pourquoi ? Parce que le marché du hardware est complètement perturbé par les pénuries en mémoire vive. Entre l’explosion de l’IA qui vampirise les composants et Microsoft qui rêve de transformer Windows en service locatif, l’étau se resserre.
L’IA, ce gouffre qui aspire votre RAM
Car l’intelligence artificielle a faim. Très faim. Pour faire tourner ChatGPT, Copilot ou générer des images, il faut des montagnes de mémoire DRAM et de stockage SSD rapide. Le problème ? La production mondiale n’est pas extensible à l’infini.
Les géants comme Micron et Samsung privilégient désormais les commandes massives des entreprises et des gouvernements. Micron a même stoppé sa production de DRAM grand public.
Les constructeurs comme Dell ou Asus n’ont d’autre choix que d’augmenter les prix. L’IA est devenue une question de sécurité nationale, et face à un État qui imprime des billets pour sécuriser des puces, votre envie de monter une config gaming pèse bien peu.
C’est là que la prophétie de Jeff Bezos prend tout son sens. Si le matériel local devient intouchable financièrement à cause de cette pénurie organisée, l’alternative devient évidente : le cloud. Vous ne pourrez plus vous payer la brute de compétition à 3000 €, mais vous pourrez louer sa puissance pour 30 € par mois.
Shadow avait raison bien trop tôt
Impossible de ne pas faire le parallèle avec Shadow. La startup technologique française (aujourd’hui sous le giron d’OVHcloud après bien des turbulences) avait, pour le coup, une décennie d’avance. Ils ont promis exactement ça : un PC complet, puissant, sous Windows, accessible partout, sans avoir à investir dans une tour obsolète au bout de trois ans.

À l’époque, on regardait ça avec curiosité, parfois scepticisme sur la viabilité économique. Aujourd’hui ? C’est le modèle que tout le monde veut copier. Microsoft avec Windows 365, Nvidia avec GeForce Now. La seule différence, c’est que Shadow a dû essuyer les plâtres d’un modèle économique brutal (coût de l’électricité, du matériel) sans avoir les poches sans fond d’un GAFAM.
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Mais sur le fond, Shadow avait raison. La dématérialisation de l’unité centrale n’est plus une utopie de geek, c’est la direction que prend tout le marché.
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Windows 365 existe déjà pour les pros. C’est le concept de Shadow, mais à la sauce Redmond. Pour l’instant, la version grand public reste dans les cartons, probablement parce que le modèle économique est casse-gueule. Mais ne soyez pas naïfs : si le prix des composants continue de grimper, Microsoft ressortira ce projet.
Nous avons déjà accepté de ne plus posséder notre musique (Spotify) ni nos films (Netflix). La dernière étape logique, c’est l’ordinateur lui-même. C’est le rêve humide de tout actionnaire : transformer un achat unique en rente perpétuelle.
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