L’art du timing, la patronne de Xbox devient conseillère emploi pour les États-Unis après 3200 licenciements

 
Asha Sharma va conseiller la Réserve fédérale américaine autour du développement de l’IA et son impact sur l’emploi des Américains. Une nomination qui tombe la semaine où la patronne de Xbox a annoncé le licenciement de 3200 personnes.
Asha Sharma lors du Xbox Game Showcase 2026 // Source : Microsoft

C’est ce que l’on appelle, remuer le couteau dans la plaie. Seulement quelques jours après l’annonce de 3200 licenciements chez Xbox, qualifié de « bain de sang » pour certains studios, la patronne Asha Sharma a trouvé une nouvelle occupation.

En plus de son rôle de CEO chez Xbox, elle a été nommée « conseillère sur l’emploi et la productivité » auprès de la Réserve fédérale des États-Unis. On la retrouve listée à ce rôle sur le site officiel de l’administration.

Un travail surtout lié à l’IA

En réalité, quand on regarde de plus près sa mission, on peut lire qu’il s’agit d’« évaluer le rythme, la portée [et] l’impact économique des nouvelles technologies à usage général, notamment l’IA, et examiner les implications pour la Fed dans le cadre de la poursuite de ses missions en matière d’emploi et d’inflation. »

Elle n’est pas seule sur cette mission, puisqu’on trouve également Charles I. Jones, qui travaille pour Anthropic, l’entreprise derrière Claude. Avant de devenir CEO de Xbox, Asha Sharma était à la tête de l’équipe Core AI chez Microsoft. C’est probablement pour ce rôle qu’elle a été nommée auprès de la Réserve Fédérale.

Asha Sharma est d’ailleurs la seule dirigeante en poste parmi les responsables des cinq task forces annoncées par la Fed, les autres étant surtout des universitaires et d’anciens patrons.

On ne connaît pas la charge de travail que représente cette mission, qu’Asha Sharma va devoir cumuler avec son poste de CEO à plein temps.

Le timing interroge

Le timing est ce qui interpelle le plus. Dévoiler cette mission sur l’emploi la même semaine où la dirigeante annonce le licenciement de plusieurs milliers de personnes a de quoi surprendre.

C’est d’ailleurs cette apparente contradiction qui revient en boucle dans les discussions sur les réseaux sociaux. Il existe sans doute beaucoup d’autres experts en IA qui pourraient aider la Réserve fédérale. Peut-être que par respect pour les milliers de familles au chômage dans un secteur en crise, Asha Sharma aurait pu décliner ce rôle.


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