On était si bien, il y a quelques mois de ça. Les consoles portables n’étaient finalement plus représentées que par Nintendo, mais aussi par un nouvel effort de Valve sous Linux et même ASUS ou d’autres constructeurs dans l’univers Windows. Le tout a permis à de nombreuses personnes de découvrir le jeu sur PC ou d’optimiser toujours plus leurs parties, et aucun mouvement n’a jamais été aussi heureux.
Mais voilà : la crise de la RAM, qui s’explique par la bulle d’investissement provoquée par l’intelligence artificielle, a tout changé. Et alors que la MSI Claw 8 EX AI+ arrive sur le marché pour représenter le premier essai vraiment concluant d’Intel sur ce segment si particulier avec les SoC Arc G3 et G3 Extreme dédiés, on a surtout l’impression d’apporter une pizza au cœur d’un appartement en feu. Et pourtant, quelle pizza, mes amis, quelle pizza.
Fiche technique
| Modèle | MSI Claw 8 EX AI Plus CG3EM |
|---|---|
| Dimensions | 32,1 cm x 13 cm x 4,8 cm |
| Support | Dématérialisé |
| Définition maximale | Full HD |
| Wifi | Wi-Fi 7 |
| Bluetooth | Oui |
| Poids | 785 g |
| Fiche produit |
La machine est prêtée par MSI pour ce test.
Design
Étrangement, de nombreuses personnes depuis son apparition au Computex 2026 ont eu l’air plutôt déçues par le design de la MSI Claw 8 EX AI+. Pourtant, si le nom est incontestablement beaucoup trop complexe et difficile à prononcer, le design de la console portable elle-même suit essentiellement les mêmes idées de design que la ROG Xbox Ally et Ally X. À l’exception bien sûr de ce coloris mauve qui la sort du lot, et est bien fichu.

L’idée générale est véritablement d’optimiser au maximum l’ergonomie. Et pour cela, MSI a fait l’exact même choix qu’Asus ROG : ne pas hésiter à faire dépasser l’écran du châssis. À une différence près : la Claw 8 EX AI+ ne fait dépasser que l’écran, quand Asus ROG a choisi d’y inclure les haut-parleurs et donc d’être un peu plus épais.
Aussi, les poignées ne sont pas si « sorties » du design lui-même chez MSI : tout le corps s’allonge pour accompagner les mains, ce qui fait paraître la Claw 8 EX AI+ plus imposante que sa rivale malgré leur encombrement essentiellement similaire.

La MSI Claw 8 EX AI+ pèse 785 grammes, contre 715 grammes pour la ROG Xbox Ally X. Une différence qui ne se ressent pas vraiment, puisque les deux consoles portables comptent sur l’équilibre de leurs éléments pour assurer leur confort. Et les deux réussissent à trouver cet équilibre remarquablement : jouer sur l’une ou l’autre revient véritablement à prendre une manette traditionnelle en main en intégrant un écran au centre. Plus imposant chez MSI, certes, mais tout aussi confortable malgré tout.
Boutons, joysticks et gâchettes
Le corps en lui-même est donc excellent, mais qu’en est-il de tous les points d’interactivité composant la MSI Claw 8 EX AI+ ? Commençons par les joysticks. Ces derniers sont à effet Hall, et éviteront donc les problèmes de stick drift à l’avenir. Malheureusement, ils manquent quelque peu de tension, sans être les pires du marché non plus. Si vous aimez un peu de résistance et êtes du genre nerveux, vous ne serez pas forcément confortable ici, même s’ils restent dans la « qualité moyenne » sur ce point et ne sont pas complètement mous pour autant.

La croix directionnelle maintenant. Il y a une nouvelle fois de l’amélioration sur la MSI Claw 8 EX AI+, notamment sur le fait que les directions offrent un clic appréciable et une précision qui manque beaucoup trop chez d’autres. Pour la grande majorité des utilisateurs, ce sera très bien comme ça. Pour d’autres qui l’utilisent en priorité, notamment pour les jeux de combat ou les platformers exigeants, on notera une certaine rigidité du bloc entier due notamment au dôme central qui gagnerait à être plus surélevé, mais aussi et surtout à cause de la forme très creusée de cette croix en soucoupe. On sent que l’équipe avait en tête les quarts de cercle, mais a eu la main un peu lourde sur le design. Un creux un peu moins marqué et un dôme plus élevé, et ce sera parfait !

En termes de point d’interactivité, ce sont vraiment les deux seuls éléments que l’on critiquera vraiment. Le reste est proche du parfait, surtout les boutons ABXY dont le rendu comme le retour sont excellents, presque à l’exact d’une manette Xbox standard. Les gâchettes analogiques sont aussi à effet Hall, et offrent une excellente distance d’activation. Les L1/R1 sont très clicky, mais s’activent qu’importe l’endroit où la pression est réalisée et soutiennent donc parfaitement les sessions de jeu. Les M1/M2 au dos sont parfaits, juste ce qu’il faut pour qu’on les oublie facilement mais qu’on puisse les activer librement. Et le nouveau moteur de vibration est excellent, dans la ligne d’une ROG Xbox Ally X qui a vraiment fait des efforts sur ce point.

Il n’y a vraiment que sur les boutons de menu ordinaires, Start/Select/Menu/Options, que l’on peut avoir un doute. Tout petit, pas de grande qualité, ils font le travail mais demandent énormément d’apprentissage. Leur petite taille et leur séparation à peine marquée font que l’on confond souvent l’un et l’autre des deux côtés, et il n’y a rien de plus frustrant que d’ouvrir MSI Center M quand on voulait simplement mettre en pause son jeu. Un trait que l’on retrouve aussi sur la ROG Xbox Ally X, mais celle-ci avait au moins la bonne idée de les rendre différents au toucher grâce à leur design anglé. Ici, il va falloir créer sa mémoire musculaire sur de longs mois avant que tout devienne naturel à utiliser.
Connectique
Le grand avantage de faire confiance à Intel se retrouve ici : deux ports Thunderbolt 4 à 40 Gb/s au-dessus, et un lecteur de cartes microSD Express sur le dessus, en plus du traditionnel port combo jack qui n’a pas abandonné les consoles portables fort heureusement.

Côté sans-fil, l’avantage Intel est encore là. Wi-Fi 7 et Bluetooth 6 au programme, soit les meilleures technologies disponibles actuellement sur cette catégorie. Rajoutons au passage le lecteur d’empreintes intégré au bouton d’alimentation, parfait pour sécuriser une console portable sans pour autant rendre cette sécurité grinçante à utiliser au quotidien.
Écran
Voilà un des meilleurs arguments de la MSI Claw 8 EX AI+ : la diagonale de son écran. Nous y trouvons donc une dalle de 8 pouces de diagonale IPS LCD en définition 1920 x 1200 pixels, soit un ratio 16:10. Celle-ci est tactile, et offre un taux de rafraîchissement de 120 Hz compatible VRR à partir de 48 Hz. Disons-le dès maintenant : ce sont les exactes mêmes caractéristiques que la ROG Xbox Ally X.

Sous notre sonde et avec le logiciel CalMAN de Portrait Displays, nous retrouvons une couverture de 108 % de l’espace sRGB pour 72 % de l’espace DCI-P3. La luminosité maximale est mesurée à 478 cd/m² pour un ratio de contraste de 1438:1 excellent.

La température de couleurs moyenne est mesurée à 7175K, un poil froide pour la norme NTSC à 6500K, avec un delta e00 moyen mesuré à 3,72 pour une maximale de 6,71 excellente pour ce format et ce milieu de compétition.
Certes, pas d’OLED, mais ce type de dalle avec la compatibilité VRR coûte bien plus cher, et le VRR sur ces formats est véritablement apprécié. Face à la ROG Xbox Ally X, la MSI Claw 8 EX AI+ offre une qualité égale pour une diagonale bien plus grande.
Logiciel
La plus grande faiblesse de l’expérience MSI. MSI Center M reste un logiciel central perfectible, très perfectible, qui sert principalement à retrouver tous ses jeux installés et les plateformes principales (Steam, Xbox, Epic etc.) au même endroit.

Et cette interface est toujours un peu lente, pas très agréable à utiliser, et ne semble pas vraiment avoir évolué depuis la toute première MSI Claw 7. Elle offre toujours la possibilité de personnaliser ses touches comme on le souhaite, autant pour changer les M1/M2 au dos que pour retoucher la sensibilité des sticks ou de la vibration (excellente au demeurant), mais dommage que l’on ne puisse pas aussi personnaliser les boutons de menu. Espérons que MSI rajoute cette possibilité à l’avenir, au travers d’une mise à jour que l’on retrouvera de nouveau sur MSI Center M.

L’avantage est que de nos jours, le mode Xbox de Windows est véritablement au centre de l’usage. Si MSI Center M existe encore, c’est sous la forme d’une ombre alors que l’application Xbox prend désormais l’ascendant. Alléluia, d’autant que celle-ci s’est bien améliorée depuis sa première sortie et offre enfin le pourcentage de batterie restant ou encore la possibilité d’ajouter n’importe quel jeu ou n’importe quelle application en raccourci. Hélas, l’impact sur les performances est toujours aussi peu visible sur l’expérience finale, mais naviguer l’OS à la manette est agréable.

Avec beaucoup de respect pour les équipes de MSI, mieux vaudrait de nos jours qu’elle abandonne complètement l’idée de MSI Center M et passe ses mises à jour par le biais de Windows lui-même. Mais pour cela, il faudrait que Microsoft offre à l’application Xbox bien plus de paramétrages, notamment pour pouvoir prendre le contrôle de la manette intégrée.
Performances
Le moment que vous attendiez tous, sans doute. La MSI Claw 8 EX AI+ est propulsée par l’Intel G3X, le nouveau SoC dédié aux gamers avec une partie processeur à 14 cœurs — 2 performances, 8 efficients et 4 ultra-efficients — pouvant turbo jusqu’à 4,7 GHz. Elle est surtout couplée à la partie graphique Intel Arc B390 à 12 cœurs Xe3. Enfin, nous retrouvons dans la MSI Claw 8 EX AI+ 32 Go de RAM LPDDR5X à 8533 MT/s et 1 To de stockage en PCIe Gen 4.

Nous allons naturellement comparer tout ça à son ennemi juré, le AMD Ryzen Z2 Extreme lui aussi dédié aux PC consoles portables, et tout simplement le meilleur de sa catégorie avant que Panther Lake n’arrive.

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Benchmarks
Nous avons choisi de réaliser la plupart de nos tests sur des incréments de 5W, de 10 à 35W, pour établir les courbes réelles de puissance des deux machines.

Sous Cinebench 2026, nous pouvons observer que les deux configurations ne trouvent vraiment leur confort d’usage qu’à partir de 15W sur le single thread. Intel ouvre le bal avec une puissance supérieure de 50% face à son rival rouge.
En multi thread, les deux configurations suivent essentiellement la même courbe de performance qui culmine à un score de 3689 points pour l’Intel G3X à 35W. Cela correspond cette fois à un gain de 19% de performance en plus face à AMD, plus modeste mais tout de même remarqué.

C’est naturellement sur le circuit graphique intégré que l’on attend le duel face à la Radeon 890M. Et sur Steel Nomad Light de 3DMark, on peut voir que le petit bébé d’Intel semble nous offrir une courbe bien plus franche que l’expérience AMD, qui a tendance à stagner à partir de 25W là où l’équipe bleue semble en avoir encore un peu sous le coude passés les 35W.
A 35W, elle offre même 62% de performances en plus, mais au cœur de la meule à 20W, la différence est encore très marquée de 39% de performances en plus. Sur les benchmarks théoriques, Intel domine nettement AMD.
En jeu
Maintenant, gérer un benchmark théorique ne dit pas tout sur les performances réelles en jeu. C’est pourquoi nous avons sélectionné 10 jeux modernes utilisant 10 moteurs de jeu différents, que nous avons testés par incréments de 5 W de 10 à 35W. Et un LEGO Batman sous Unreal Engine 5 bonus, pour 11 jeux testés au total.
Les FPS moyens trouvés ont ensuite été transformés en moyennes et comparés avec la ROG Xbox Ally X sur le même exercice. Tout cela en performances natives, sans aucune aide du FSR, XeSS ou toute autre technologie.

Si les courbes sont ici moins marquées que Steel Nomad Light, l’évidence est naturellement que la MSI Claw 8 EX AI+ est plus performante. Mais surtout, on retrouve une nouvelle fois un plafonnement plus rapide pour le Z2 Extreme, qui à partir de 20W n’a plus grand-chose à offrir quand l’Intel G3X continue de grimper agréablement et ne semble vouloir trouver son plateau qu’à partir de 35W.
Notez qu’à 20W, la MSI Claw 8 EX AI+ dépasse les 30 FPS de moyenne quand la ROG Xbox Ally X continue d’être en dessous des 25 FPS de moyenne. Et à 35W, nous retrouvons 51% de performances en plus pour l’Intel G3X à 42,3 FPS de moyenne contre 28.
Comparons désormais les jeux dans des conditions plus jouables, soit en niveau High avec le FSR ou le XeSS activé en mode équilibré sans génération de trames. Le tout sur trois profils de performance marquants pour ces SoC : 15W, 25W et 35W. Le plus bas possible pour des jeux modernes, le 10W n’ayant aucune chance de fonctionner hors jeux 2D qui marcheraient de toute manière, le meilleur rapport performance/consommation et le maximum de performances.
007 First Light (Glacier)
On commence très fort ici puisque l’Intel G3X offre sur le moteur Glacier de 007 First Light de meilleures performances à 15W que n’arrive à en fournir le Z2 Extreme sur son meilleur profil de 35W. Tout est plus ou moins dit, mais notons tout de même une superbe optimisation qui permet d’atteindre plus de 60 FPS dès les 25W sur la MSI Claw 8 EX AI+.

Alan Wake 2 (Northlight)
A 15W, on voit que le Z2 Extreme n’atteint pas les 30 FPS jouable sur Alan Wake 2 quand l’Intel G3X est déjà jouable avec un 30 FPS stable facile à tenir. Au maximum à 35W, Intel nous permet d’avoir un petit 13% de performances en plus. La compétition est déjà un peu plus serrée.

Assassin’s Creed Shadows (Anvil)
Elément important à noter ici : en mode High, Assassin’s Creed Shadows utilise librement le ray-tracing. C’est certainement ce qui explique pourquoi, une nouvelle fois, Intel prend le large avec un modes 25W largement supérieur au 35W proche de l’injouable chez AMD. La différence est ici de 21% à 35W.

Battlefield 6 (Frostbite)
Sur Battlefield 6, Intel prend une nouvelle fois l’ascendant dès 25W. Plusieurs points marquants ici : le G3X atteint les 34 FPS dès les 15W, quand AMD doit atteindre ses 25W, et l’équipe bleue frôle les 60 FPS à 35W. La baffe est frappante à 35W : +42% de performances à 35W.

Black Myth Wukong (Unreal Engine 5)
Même constat que BF6 pour Black Myth Wukong : le 15W passe les 30 FPS chez Intel, et le 25W surpasse le 35W de l’équipe rouge. Nous arrivons à une différence à 35W de +33% pour le G3X d’Intel.

Cyberpunk 2077 (REDengine)
Vous commencez à connaître la chanson. Plus de 30 FPS dès 15W chez Intel, qui atteint un score relativement équivalent qu’à partir de 25W. Intel prend les deux premières places et offre 42% de performances en plus. XeSS offre qui plus est un rendu plus léché de l’image, faisant que les 60 FPS atteint sur Cyberpunk 2077 sont vraiment agréables à l’oeil.

Death Stranding 2 (Decima)
Sur Death Stranding 2, toujours un mode 15W chez Intel équivalent au 25W d’AMD. Mais voilà : le jeu apprécie autant la partie GPU que la partie CPU, et ça se voit. Si le Z2 Extreme atteint les 30 FPS qu’à son meilleur à 35W, l’Intel G3X grimpe à 55 FPS moyen à 35W, soit une différence de 79% sur ces bas niveaux de FPS.

Forza Horizon 6 (ForzaTech)
Le Z2 Extreme s’étouffe un peu plus ici. Si ForzaTech permet au Z2 Extreme d’atteindre les 30 FPS dès 15W, l’Intel Arc au même point frôle déjà les 60 FPS. Arrivé à 35W, l’Intel G3X nous offre une différence de 50%.

LEGO Batman (Unreal Engine 5)
Nouveau cas où le SoC d’Intel arrive à dépasser son concurrent sur tous les points. Le Z2 Extreme à 35W réussit à égaliser les performances de l’Intel G3X à 15W. Autrement, la différence de performances est à +71% pour l’équipe bleue.

Pragmata (RE Engine)
Fun fact : RE Engine est nommé ainsi non pas pour « Resident Evil », mais pour « REach for the moon ». Je vous dis ça parce que vous comprenez la dynamique de nos mesures désormais : 15W qui atteint les 30 FPS chez Intel, pas chez AMD, et 25W qui écrase les 35W d’en face. La différence ? +32%.

Star Wars Outlaws (Snowdrop)
Et Star Wars Outlaws boucle la boucle en étant le troisième jeu à offrir une victoire sur toute la ligne à l’équipe Intel. A 15W, l’Intel G3X est très proche d’atteindre les 30 FPS, quand les 35W sur Z2 Extreme n’y arrivent même pas. A ces bas niveaux de FPS, la différence est simple : c’est le double à 35W pour l’équipe bleue.

Ray-tracing et multi-frame generation
Reste un autre élément sur lequel la section graphique d’Intel a vraiment étonné depuis son arrivée sur les cartes graphiques, et que l’on attend aussi au tournant sur ces circuits graphiques : le ray-tracing.
Nous avons déjà pu voir que la bonne optimisation de cette forme de calcul si particulière a permis à Intel de gagner la compétition sur Assassin’s Creed Shadows, mais nous avons fait des mesures supplémentaires à 35W, mode de consommation paraissant le plus juste pour l’usage de cette technique. RT faible bien sûr, nous sommes sur une console portable après tout.

Y a-t-il vraiment besoin de le souligner ? Alan Wake 2 atteint plus de 30 FPS malgré tout, Black Myth Wukong est proche d’être jouable sans y arriver pour autant, Cyberpunk 2077 atteint presque les 60 FPS quand AMD reste bloqué à 30, Forza Horizon se fait plaisir à 75 FPS contre 48,5 sous AMD soit 56% de performances en plus, et Pragmata s’approche des 30 FPS quand AMD reste encore un peu derrière.
En considérant que la Nintendo Switch 2 a aussi des capacités intéressantes en ray-tracing de plus en plus utilisées sur ses jeux, il paraît important d’avoir une compatibilité solide sur ces mini PC consoles portables.

Et bien sûr, vous pouvez profiter du nouveau mode multi-frame generation à x4 que propose XeSS3 sur le MSI Claw 8 EX AI+. Ces mesures vous sont surtout fournies moins pour comparer les performances que pour vous offrir une vision des possibilités d’usage ici.
On ne recommanderait pas nécessairement son usage à moins de 60 FPS de moyenne de base, pour garantir une meilleure latence. Dans cet exemple, Assassin’s Creed Shadows et Star Wars Outlaws sont à proscrire, même si Outlaws se justifierait un peu plus.
Refroidissement et bruit
La MSI Claw 8 EX AI+ n’a pas lésiné sur son système de refroidissement. La console sait rester silencieuse même lorsqu’elle est poussée à bout, et pendant cette période de canicule, nous l’avons bien poussée à bout par curiosité.
Mais voilà : les performances sont soutenues même lorsque l’on mesure plus de 60°C à l’exhaust, et le bruit est à peine audible à distance classique de jeu. Chapeau à MSI, ce système de refroidissement est féroce.

Autonomie
La MSI Claw 8 EX AI+ intègre une batterie de 80 Wh qui est tout simplement la même que sur la ROG Xbox Ally X. Elle se recharge elle aussi par le biais d’un bloc d’alimentation de 65W non fourni à la norme Power Delivery.

Nous testons la console à ses deux modes de consommation officiels : le MSI AI Engine, et le mode Endurance. Notez que le premier met essentiellement tout par défaut à 25W, quand le second se limite à 11W et ajoute un limitateur à 30 FPS qu’importe le profil de jeu.
Notre test habituel, The Witcher 3 à 50% de luminosité de l’écran, nous amène à l’autonomie suivante :
- Mode AI Engine : 2h08
- Mode Endurance : 4h10
Tout ça pour dire : la même chose que la ROG Xbox Ally X. Rien d’étonnant vu la proximité des profils de performance et de matériel embarqué.
Notez qu’Intel propose également son propre mode Endurance, qui n’est pas le même que celui pré-configuré par MSI. Il est potentiellement bien plus optimisé, oui, mais a un problème fondamental : il n’est pour l’instant pas facile à lancer, puisque dépendant intégralement de l’interface Intel Graphics (qui n’est pas compatible avec l’intégralité des jeux, notamment ceux du Game Pass), et d’une liste de jeux prédéterminées.

Pour l’heure, si le potentiel est là, nous attendrons une meilleure intégration à venir, notamment dans la Game Bar, pour développer un avis sur la question. En date de ce test, la fonctionnalité n’a eu l’air d’avoir aucun effet sur les titres que nous avons testé, la console restant sur le mode de performance sélectionné.
Prix et disponibilité
La MSI Claw 8 EX AI+ est vendue dans une configuration unique à 1599,99 euros. Pour ce prix au lancement, vous aurez le droit à un pack incluant plusieurs bonus dont une housse de transport et des capuchons de stick.





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