
Les innovations des uns sont le cauchemar des autres. C’est à peu près via cette maxime qu’on pourrait résumer les annonces faites par Nvidia au CES 2026. Le géant des cartes graphiques et roi incontesté de la course à l’IA a expliqué que ses prochains systèmes d’IA embarqueront une quantité astronomique de mémoire flash, créant potentiellement une crise similaire à celle de la RAM.
D’après le cabinet d’analyse Citi, cité par WCCFTech, chaque carte graphique pourrait être accompagnée de 16 To de SSD, créant une demande qui pourrait atteindre 115 millions de téraoctets en 2027. Et il ne s’agirait là que des exigences venant de Nvidia directement.
Une hausse des prix à prévoir
Une telle demande réquisitionnerait à elle seule environ 10 % du marché de la mémoire flash sur 2027. De quoi « empirer la pénurie de mémoire flash déjà en cours », explique le cabinet d’analyse. De quoi aussi faire grimper le prix des SSD et autres cartes SD, puisque, comme pour la RAM, les fabricants vendront très probablement leur capacité de production au plus offrant et, spoiler, ce n’est pas le marché grand public qui détient cette distinction.
Techniquement, cette nouvelle pénurie serait causée par les systèmes Bluefield de Nvidia, plus précisément la quatrième génération toute fraîchement annoncée. Ces appareils basculeraient d’un stockage HBM (volatile, basé sur la RAM) vers un stockage ICMS (non volatile, basé sur des SSD) pour tout ce qui touche à l’inférence (l’utilisation des grands modèles de langage par les utilisateurs et utilisatrices).

Chaque armoire de serveurs pourrait ainsi contenir 1152 téraoctets de mémoire. Et les paris actuels étant sur un volume de 100 000 unités vendues par Nvidia en 2027, le million de téraoctets est donc à portée de chatbot.
Des usines sous pression
Cet appétit de l’IA pour le stockage se devinait déjà le mois dernier lorsque Nvidia avait dévoilé travailler avec SK Hynix (fabricant de RAM et de SSD) pour créer un nouveau type de « SSD IA » capables d’atteindre des débits de 100 millions d’opérations par seconde.
Pour aller plus loin
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Ce plan « Storage next » pourrait mettre les usines sous pression, la production de puces flash n’étant pas aussi robuste et rodée que celle des barrettes de RAM. L’IApocalypse des composants semble bien entamée.

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