Nvidia pousse en avant la technologie ray tracing de toutes ses forces. Dans le cadre de la publication des derniers résultats trimestriels du groupe, Jensen Huang (CEO de Nvidia) s’est exprimé sur l’offre RTX en affirmant qu’acheter une carte ne supportant pas l’accélération du ray tracing serait en 2019… une « folie ».

Crédit : NVIDIA

Nvidia aime le ray tracing, quitte à s’embourber tout seul dans certains paradoxes. Alors que le groupe commercialise depuis le début de l’année trois cartes graphiques Turing ne supportant pas nativement le ray tracing (les GTX 1660 Ti, 1660 et 1650), le patron du groupe au caméléon s’est fendu d’une prise de position troublante, mais dans l’air du temps, lors de la publication des derniers résultats trimestriels des verts.

Pour lui, acheter une GeForce RTX c’est se préparer pour le futur, mais s’en passer serait en revanche une erreur.

Quand la conjoncture tend à donner raison à Jensen Huang

Comme pour défendre la pertinence de l’offre RTX (mais aussi celle des nouvelles RTX SUPER, lancées en juillet) alors que les derniers chiffres partagés par Nvidia ne sont pas bons, Jensen Huang affirme que l’achat d’une carte graphique supportant le ray tracing est ni plus ni moins qu’une affaire de bon sens.

« [La gamme] SUPER démarre très bien à l’heure actuelle et il est évident que lorsqu’on achète une carte graphique, c’est pour qu’elle dure pour les 2, 3 ou 4 prochaines années. Donc se passer du ray tracing est juste une folie », pointe le patron de Nvidia. « Les contenus en ray tracing continuent d’arriver. Et entre les performances de l’offre SUPER et le fait qu’elle embarque des composants dédiés au ray tracing, elle va être très bien positionnée tout au long de l’année prochaine », a-t-il ajouté.

Avec son argumentaire, le patron de Nvidia marque un point en cela que le marché tout entier va s’orienter peu à peu vers le lancement de puces capables de prendre en charge cette technologie. AMD et son architecture Navi font pour l’instant l’impasse sur le ray tracing, mais cette situation n’est vraisemblablement pas vouée à perdurer. Avec ses prochaines Radeon haut de gamme, le groupe de Lisa Su est attendu sur ce terrain… un terrain qu’il devra aussi tacher d’occuper au travers des puces custom qui équiperont les consoles de nouvelle génération.

Des résultats trimestriels scabreux pour Nvidia

Reste qu’à l’heure actuelle, et n’en déplaise à Nvidia, les contenus en ray tracing sont encore assez peu nombreux et ne suffisent pas complètement à convaincre uniformément les PCistes de se tourner vers les solutions RTX, proposées à des tarifs sensiblement plus élevés que le lineup AMD (pour l’instant limité aux Radeon RX 5700 et 5700 XT). Acheter une GeForce RTX en 2019 relève ainsi presque d’un investissement pour l’avenir, tout du moins pour une frange des joueurs.

Une situation qui semble d’ailleurs causer du tort aux verts. Leurs chiffres pour le second trimestre 2019 (achevé le 28 juillet chez Nvidia), dévoilent notamment un résultat net en baisse de 50 % par rapport à l’année dernière sur la même période, et cela agrémenté de revenus qui ont décliné de 17 % sur un an.