Test Sonos Beam Ultra : petit gabarit, scène sonore géante et vraie réserve de puissance

Barres de son • 2026

Avec la Beam Ultra, Sonos franchit un cap : cacher sous un gabarit très modeste une scène sonore vaste, puissante et de véritables canaux Atmos verticaux. Capable de diffuser de la musique sans compression en Wi-Fi et de basculer son flux vers le casque Ace Ultra, cette barre compacte offre une vraie présence acoustique, seule ou complétée par des enceintes arrière.
Sonos Beam Ultra
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Sonos Beam Ultra
La barre de son Sonos Beam Ultra // Source : Tristan Jacquel

Longtemps cantonnĂ©e Ă  la virtualisation logicielle pour reproduire les effets de hauteur, la gamme Beam comptant jusqu’ici sur la Sonos Beam Gen 2 sortie en 2022, franchit un cap dĂ©cisif. La Sonos Beam Ultra repart d’une feuille blanche sur le plan acoustique tout en conservant le gabarit maĂ®trisĂ© qui a fait le succès de ses aĂ®nĂ©es. ProposĂ©e Ă  699 euros, elle ambitionne de dĂ©livrer une bulle sonore Dolby Atmos tridimensionnelle convaincante, ainsi qu’un son Ă©quilibrĂ© pour l’Ă©coute musicale, tout en s’inscrivant toujours plus profondĂ©ment dans l’Ă©cosystème multiroom de la marque.

Pour aller plus loin
Quelles sont les meilleures barres de son testées en 2026 ?

Sur le papier, cette Sonos Beam Ultra est sĂ©duisante, d’autant que Sonos maĂ®trise très bien le son surround et particulièrement le Dolby Atmos, depuis l’excellente Sonos Era 300.

Que vaut donc la Beam Ultra, seule ? Faut-il impĂ©rativement l’accompagner d’une paire d’enceintes arrière Sonos ou d’un caisson de basses ? On fait le point.

Beam Ultra vs Gen2Sonos Beam Ultra (2026)Sonos Beam Gen 2 (2021)
Haut-parleurs9 transducteurs (+ 2 radiateurs passifs), Dolby Atmos 5.1.25 transducteurs, Dolby sans verticalité
Haut-parleurs vers le plafondOui : 2 large bande inclinĂ©s Ă  25°, chargĂ©s par guide d’ondeNon
Amélioration des dialoguesOui + traitement dédié par IAOui
Bluetooth audioOuiNon
Wi-FiWi-Fi 6 bi-bande (2,4 / 5 GHz)Wi-Fi 4 (802.11n) bi-bande
CalibrationOui, via micros de la barre de sonOui mais seulement avec un iPhone ou un iPad
USB-COui : entrée ligne audio (ordinateur, source externe en USB audio, platine vinyle via adaptateurNon
Dimensions (L Ă— H Ă— P) / poids700 Ă— 69 Ă— 105 mm / 3,6 kg651 Ă— 68,6 Ă— 100 mm / 2,8 kg
Prix de lancement799 euros499 euros

Sonos Beam UltraSpécifications techniques

Modèle Sonos Beam Ultra
Dimensions 75 cm x 10,5 cm x 6,3 cm
Audio spatial Dolby Atmos
Nombre de ports HDMI 1
HDMI e-ARC Oui
Wifi Oui
Caisson de basse Non
Enceintes arrières Émulé
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec une enceinte prêtée par le fabricant.

Sonos Beam UltraDesign

EsthĂ©tiquement, la Beam Ultra joue la carte de la continuitĂ©. On retrouve des dimensions modestes (750 x 65 x 105 mm) qui lui permettent de se glisser devant l’immense majoritĂ© des tĂ©lĂ©viseurs sans jamais empiĂ©ter sur le bas de l’image.

Déclinée en noir ou blanc mat, elle conserve la calandre en polycarbonate perforé inaugurée sur la Gen 2 (le tissu ayant été abandonné depuis la toute première génération), toujours aussi facile à entretenir et parfaitement ajustée.

Le sommet de la barre profite d’une certaine modernisation de son interface en adoptant les nouvelles commandes tactiles de la marque : le volume s’ajuste en faisant glisser le doigt dans une petite gouttière, tandis que des boutons capacitifs dĂ©diĂ©s permettent de naviguer entre les pistes, encadrant la classique touche lecture/pause et le bouton d’activation de l’assistant vocal.

Sonos Beam UltraConnectique réduite au minimum

La connectique arrière comprend un port HDMI eARC pour rĂ©cupĂ©rer le son depuis un tĂ©lĂ©viseur ou un vidĂ©oprojecteur. Pas d’entrĂ©e additionnelle donc, les Ă©ventuelles source HDMI (Blu-ray, console de jeux…) devront ĂŞtre raccordĂ©es au tĂ©lĂ©viseur, qui transmettra le son Ă  la barre.

CĂ´tĂ© format audio, la barre supporte tous les signaux Dolby, mais fait l’impasse sur le DTS. Rien de dramatique, le protocole eARC prĂ©voit une conversion des signaux DTS en PCM jusqu’Ă  8 canaux par le tĂ©lĂ©viseur et le son sera diffusĂ© avec une dimension verticale.

Le port HDMI est également compatible CEC et la télécommande du téléviseur ou du vidéoprojecteur associé contrôle le volume de la barre.

Sonos Beam Ultra
Les contrĂ´les tactiles de la Sonos Beam Ultra pour la lecture musicale // Source : Tristan Jacquel

Sonos a prĂ©vu un port USB-C servant d’entrĂ©e ligne auxiliaire, Ă  condition de s’Ă©quiper de l’adaptateur jack vers USB-C optionnel vendu par la marque. On peut ainsi y raccorder une source analogique externe (comme une platine vinyle prĂ©amplifiĂ©e ou la sortie casque d’un baladeur) afin de diffuser le son sur la barre ou de le distribuer Ă  d’autres enceintes Sonos connectĂ©es au mĂŞme rĂ©seau Wi-Fi.

Enfin, l’Ă©coute musicale peut s’effectuer en Wi-Fi via AirPlay, ou depuis l’app Sonos après avoir enregistrĂ© son application de streaming. L’Ă©coute en Bluetooth est Ă©galement possible.

Sonos Beam Ultra
La niche de connectique de la Sonos Beam Ultra // Source : Tristan Jacquel

Le bloc de connectique est logĂ© dans une niche, ce qui Ă©vite que les prises soient apparentes Ă  l’arrière de la barre.

Enfin, on trouve un interrupteur pour Ă©teindre le microphone de la Beam Ultra lorsqu’on n’utilise pas l’assistant vocal Sonos.

Sonos Beam UltraSous le capot : onze transducteurs

C’est Ă  l’intĂ©rieur que la Beam Ultra Ă©volue le plus en comparaison de la Gen 2. La barre embarque dĂ©sormais 9 amplificateurs numĂ©riques de classe D, chargĂ©s de piloter 9 transducteurs (contre 5 sur la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente).

Les basses frĂ©quences et le bas-mĂ©dium sont confiĂ©s Ă  4 woofers elliptiques, associĂ©s Ă  deux radiateurs passifs. Pour rappel, cette technique permet de descendre bas en frĂ©quence et avec de l’intensitĂ©, malgrĂ© un petit gabarit d’enceinte. Les transducteurs passifs vibrent au grĂ© des mouvements des actifs, et produisent un grave profond (que les actifs seuls ne pourraient crĂ©er).

Sonos Beam Ultra
La barre dispose de transducteurs installés latéralement // Source : Tristan Jacquel

Le registre aigu s’appuie sur 5 tweeters : un tweeter central pour les dialogues, deux latĂ©raux pour Ă©largir la scène stĂ©rĂ©o, et surtout deux tweeters orientĂ©s vers le plafond pour les effets Atmos. Sonos utilise ici une charge acoustique par pavillon pour ces tweeters, afin de contrĂ´ler prĂ©cisĂ©ment la dispersion et la directivitĂ© des ondes sonores. L’Ă©nergie acoustique est projetĂ©e vers le plafond pour ricocher vers la zone d’Ă©coute.

Sonos Beam UltraApplication et Ă©cosystème : l’expĂ©rience Sonos

Pour ce test, Sonos m’a prĂŞtĂ©, outre la barre Beam Ultra, une paire d’enceintes Sonos Play, Ă  placer derrière le point d’Ă©coute.

En prĂ©alable, il faut prĂ©ciser qu’on peut utiliser la Sonos Beam Ultra sans son application : il suffit de la brancher au port HDMI de son tĂ©lĂ©viseur ou vidĂ©oprojecteur et elle fonctionne immĂ©diatement. La tĂ©lĂ©commande du tĂ©lĂ©viseur sert Ă  rĂ©gler le volume sonore.

Pour accĂ©der Ă  tous les rĂ©glages, et ajouter des enceintes Ă  barre, il faut s’en remettre Ă  l’app Sonos. Celle-ci dĂ©tecte immĂ©diatement la barre et met Ă  jour son firmware, puis propose d’ajouter les enceintes Sonos Ă©ventuelles Ă  proximitĂ©.

Petite astuce pour ajouter des enceintes Play de mĂŞme couleur au système : n’en allumer qu’une Ă  la fois, sans quoi il est difficile de savoir laquelle est dĂ©tectĂ©e en premier et cela gĂŞne pour savoir si la première enceinte trouvĂ©e est celle de gauche ou droite. En les allumant une Ă  une, on peut les nommer successivement enceinte surround gauche puis droite, par exemple.

L’app propose immĂ©diatement de calibrer la barre de son avec la technologie TruePlay. La Sonos Beam Ultra utilise pour cela ses microphones intĂ©grĂ©s, qui mesurent le son de calibration diffusĂ©. Tout est automatique et ne prend qu’une grosse minute.

L’intĂ©rĂŞt de la calibration est de mesurer le temps de propagation du son dans votre pièce, afin d’optimiser la scène sonore.

Pour les enceintes additionnelles, un petit rĂ©glage manuel est requis : il faut indiquer Ă  quelle distance approximatives elles se trouvent du point d’Ă©coute.

L’app propose des rĂ©glages de tonalitĂ©, de compression sonore (mode nuit pour ne pas dĂ©ranger son entourage) et d’amĂ©lioration des dialogues (4 niveaux pilotĂ©s par IA). On ne peut toutefois pas rĂ©gler directement le niveau du canal central (celui des dialogues). Le niveau des effets verticaux est lui ajustable en intensitĂ©.

Notez que la barre remixe automatiquement tous les contenus jouĂ©s sur l’ensemble des canaux. De la musique en stĂ©rĂ©o est donc transformĂ©e en son 5.1.2 avec dimension verticale et surround arrière.

Sonos Beam Ultra
La grille micro-perforée de la Sonos Beam Ultra // Source : Tristan Jacquel

Sonos a prĂ©vu une interaction intĂ©ressante avec le casque Sonos ACE Ultra, qui peut d’une pression sur l’un de ses boutons, rĂ©cupĂ©rer le son du tĂ©lĂ©viseur depuis la barre. Une seconde pression rend la main Ă  la barre, qui reprend immĂ©diatement la lecture. Si vous voulez en savoir plus sur cet excellent casque Bluetooth, c’est par ici.

Sonos Beam UltraComme une grande

Commençons par la signature tonale de la Sonos Beam Ultra. Sans surprise, elle colle rigoureusement Ă  ce que propose la marque en terme de balance sonore depuis ses dĂ©buts. C’est plutĂ´t neutre, solide dans le grave malgrĂ© le petit gabarit, très dĂ©taillĂ© dans le mĂ©dium (mais sans fatigue auditive Ă  long terme) et soyeux dans l’aigu. Cette signature convient autant Ă  l’Ă©coute cinĂ©ma que musicale, et c’est un des atouts de la Beam Ultra sur bien des concurrentes.

En terme de comportement dynamique, l’amplification est solide et respecte bien les Ă©carts de volume, sans pour autant agresser l’auditeur. C’est un excellent point. Le volume maximum est de 90 dB environ Ă  1 m, avec un pic dans le bas mĂ©dium Ă  96 dB (qui renforce les impacts).

Sonos Beam Ultra
Réponse en fréquence de la Sonos Beam Ultra, en bleu à volume modéré, en rose à pleine puissance // Source : Tristan Jacquel

Faut-il obligatoirement lui adjoindre un caisson de basses ? Non, un coup d’oeil Ă  notre mesure de rĂ©ponse en frĂ©quences montre qu’elle peut jouer avec un fort volume jusqu’Ă  60-70 Hz, ce qui correspond Ă  une grave assez profond et puissant. Ceci dit, on gagnera Ă  utiliser un Sonos Sub, pour restituer les frĂ©quences sous 60 Hz avec plus de volume et s’offrir une ambiance cinĂ©ma musclĂ©e. Mais toute seule, la Sonos Beam Ultra s’Ă©coute très bien.

Ă€ la mesure, le registre grave est d’ailleurs placĂ© en avant des registres mĂ©dium et aigu : n’y voyez pas un excès, notre oreille entend moins bien les basses frĂ©quences que les moyennes. En rĂ©alitĂ©, l’impression d’Ă©quilibre est excellente. L’Ă©cart entre les registres se rĂ©duit Ă  pleine puissance (normal toutes les barres lèvent le pied sur la restitution des basses), mais l’Ă©quilibre reste satisfaisant. C’est un atout pour qui Ă©coute très fort.

La scène frontale

MalgrĂ© ses 75 cm, la Beam Ultra dĂ©ploie une scène stĂ©rĂ©o d’une ampleur apprĂ©ciable grâce Ă  ses pavillons latĂ©raux. Le tweeter central dĂ©diĂ© fait des merveilles sur l’intelligibilitĂ© des voix (Ă©paulĂ© par une nouvelle IA d’amĂ©lioration vocale). Les dialogues restent clairs, nets et parfaitement dĂ©tourĂ©s, mĂŞme lors de sĂ©quences d’action explosives ou avec les premiers films parlants.

Sonos Beam Ultra
La Sonos Beam Ultra // Source : Tristan Jacquel

La stĂ©rĂ©o est bien marquĂ©e, avec des sons positionnĂ©s latĂ©ralement très au-delĂ  de la barre. J’ai testĂ© la Sonos Beam Ultra avec un vidĂ©oprojecteur associĂ© Ă  un Ă©cran de 100 pouces et le son m’a toujours semblĂ© « couvrir » l’image. Cependant, en utilisant une paire de Sonos Play Ă  l’arrière, la sensation de largeur de la scène frontale s’accroĂ®t nettement.

La scène surround

Sans surprise, la barre atteint ici ses limites physiques. Si le processeur parvient Ă  crĂ©er un enveloppement latĂ©ral très convaincant (rendu 7.1.2 virtuel), les effets surround peinent Ă  venir se placer vĂ©ritablement derrière la nuque de l’auditeur. Ils y parviennent toutefois, mais les effets sont essentiellement aigus, sans densitĂ© ni impact. Ce n’est pas un ratĂ© de Sonos, c’est la limite de l’exercice.

En activant les deux Play comme enceintes surround, la bulle sonore se densifie immĂ©diatement, les sons arrière gagnent en impact et en prĂ©cision. Ils semblent venir de très loin lorsque c’est nĂ©cessaire, ou ĂŞtre très proches du point d’Ă©coute selon le programme visionnĂ©. Les transitions panoramiques entre l’avant et l’arrière sont fluides, sans rupture tonale (Sonos utilise manifestement des transducteurs très similaires). Le système offre alors une expĂ©rience home cinĂ©ma, puissante et redoutablement immersive.

Sonos Beam Ultra
Le dessous de la Sonos Beam Ultra est en silicone antidérapant // Source : Tristan Jacquel

La scène verticale

La Sonos Beam Ultra offre une verticalitĂ© sonore supĂ©rieure Ă  celle de la Beam 2, grâce Ă  ses transducteurs dĂ©diĂ©s. Pluie, orage, avions, le plafond se constelle d’effets sonores. Ce n’est pas l’ambiance dense d’une salle de cinĂ©ma Dolby Atmos, mais le son donne vraiment l’impression de venir d’en haut. Les enceintes Play Ă  l’arrière aident Ă  placer les effets jusqu’au-dessus de l’auditeur, parfois un peu derrière, ce qui n’est pas le cas avec la barre seule.

En somme, malgrĂ© son petit gabarit, la Sonos Beam Ultra seule rĂ©ussit Ă  crĂ©er une scène frontale large, avec des effets verticaux et surround. Ajouter des enceintes arrière Sonos ou un caisson amĂ©liore l’expĂ©rience, mais ce n’est pas indispensable.

Sonos Beam Ultra
Le contrĂ´le du volume est tactile // Source : Tristan Jacquel

Sonos Beam UltraPrix et concurrence

La barre de son Sonos Beam Ultra est déclinée en noir et en blanc et proposée au prix de 699 euros. À ce tarif, rares sont les barres « auto-suffisantes », qui ne nécessitent pas impérativement un caisson de basses pour avoir du corps, ou des enceintes surround sans fil pour créer un bain sonore.

Il y a bien l’excellente Sennheiser Soundbar Ambeo Plus, mais elle coĂ»te 300 euros de plus au minimum.

La Sennheiser Ambeo Mini proposée à 650 euros environ est une concurrente plus directe, avec un son de haute qualité également, mais elle ne dispose pas de transducteurs verticaux.

La Bose Smart Soundbar proposĂ© Ă  500 euros environ, dispose elle aussi de transducteurs verticaux et d’un système d’amĂ©lioration des dialogues. Elle joue la carte d’un son plus creusĂ© dans le mĂ©dium et d’un aigu plus prĂ©sent. C’est un son agrĂ©able, mais moins neutre que celui de la Beam Ultra.

Pour amĂ©liorer les effets surround, on peut associer la Beam Ultra avec une paire de Sonos Era 100 SL (400 euros la paire) ou si l’on ne veut aucun câble d’alimentation, avec une paire de Sonos Play (700 euros la paire). Pour explorer l’infra-grave, Sonos propose le Sonos Sub mini Ă  500 euros environ. Un pack comprenant la Beam Ultra, une paire d’Era 100 et le Sub mini est proposĂ© aux environs de 1570 euros.

Sonos Beam Ultra au meilleur prix

Notre avis sur Le Sonos Beam Ultra

Design
9
Fabrication soignée, finition mate et sobre : l'intégration de la Sonos Beam Ultra ne devrait poser de problème dans aucun salon. Les contrôles tactiles sont agréables et dispersés à plusieurs endroits. Acoustiquement, Sonos a déployé neuf transducteurs et deux radiateurs passifs pour le grave, ce qui est impressionnant au regard du gabarit de l'enceinte. La connectique reste minimaliste (une eARC pour le retour audio depuis le téléviseur, c'est tout), mais le port USB-C permet l'écoute musicale depuis une source analogique (l'adaptateur est optionnel).
Logiciel
9
L'environnement logiciel Sonos demeure l'un des plus aboutis du marché. L'application permet de diffuser de la musique en Wi-Fi sans la moindre compression, en associant directement ses abonnements aux services de streaming, tout en conservant la prise en charge d'AirPlay 2 et du Bluetooth 5.3 pour une flexibilité maximale. Côté réglages, le calibrage acoustique Trueplay repose sur une procédure sérieuse : la barre émet une série de sons de test mesurés par ses propres microphones pour adapter précisément le rendu aux caractéristiques de la pièce. Enfin, la fonction de bascule du son du téléviseur vers le casque Sonos Ace Ultra d'une simple pression s'avère particulièrement pratique pour poursuivre un film en soirée sans déranger son entourage.
Audio
8
L'apport des haut-parleurs orientés vers le haut est immédiatement perceptible, apportant une verticalité bien réelle aux pistes Dolby Atmos. La restitution des dialogues brille par sa clarté grâce au tweeter central dédié et à l'IA d'amélioration vocale. La signature tonale reste neutre et polyvalente, avec un registre grave étonnamment solide (jusqu'à 60-70 Hz) pour une enceinte de ce gabarit. Reste que pour faire trembler le canapé, il faudra ajouter un caisson de basses sans fil Sonos. Idem pour la scène sonore arrière, elle se densifie en utilisant des enceintes Sonos telles que les Play.
Note finale du test
9 /10
C'est peut-être le premier enseignement à retenir : la Beam Ultra se suffit à elle-même. Se passer de caisson de basses reste rare pour une barre d'un tel gabarit, mais Sonos confirme ici le savoir-faire déjà observé sur ses enceintes résidentielles compactes : le grave obtenu, sans être abyssal, descend suffisamment bas et avec assez de tenue pour ne jamais frustrer.

Le second enseignement tient à la spatialisation. La scène frontale s'étend nettement au-delà de la largeur de l'appareil, des effets se placent sur les côtés, parfois un peu derrière l'auditeur, et les transducteurs orientés vers le plafond apportent une verticalité réellement perceptible. Ce résultat doit beaucoup à la calibration acoustique : la barre émet des signaux de test, mesure les réflexions et les temps de propagation du son dans la pièce, puis son processeur corrige automatiquement le rendu. Pour une enceinte aussi compacte, la bulle sonore obtenue est probante.

On retiendra également le renforcement des dialogues piloté par IA, sur quatre niveaux, bien dosé, qui clarifie les voix sans les gonfler artificiellement. Et pour les possesseurs du casque Ace Ultra, la bascule de l'intégralité du son de la barre vers le casque, d'une seule pression, est pratique.

Reste la question du budget si l'on souhaite compléter le système. Pour faire trembler le canapé, il faut s'équiper du Sonos Sub Mini (500 euros) et pour profiter d'effets arrières irréprochables, d'une paire de Sonos Era 100 (400 euros) ou de Sonos Play (700 euros mais sur batterie). L'addition grimpe vite, mais ce n'est pas un prérequis : seule, la Beam Ultra constitue déjà un système cohérent et abouti.

Points positifs du Sonos Beam Ultra

  • Signature sonore Ă©quilibrĂ©e et neutre, mĂ©dium dĂ©taillĂ©, aigu soyeux

  • Bonne capacitĂ© dynamique

  • Grave suffisant pour une Ă©coute autonome (60-70 Hz)

  • Scène frontale très large

  • Dialogues intelligibles mĂŞme Ă  bas volume (tweeter central + IA)

  • Scène surround arrière virtuelle convaincante (mĂŞme sans enceintes additionnelles)

  • Transducteurs verticaux efficaces

  • Transfert du son vers le casque Sonos Ace Ultra possible

  • Écosystème multiroom et Ă©volutivitĂ© (Sub, Sonos Play)

  • AirPlay et Bluetooth

  • Calibration acoustique TruePlay

Points négatifs du Sonos Beam Ultra

  • ExtrĂŞme grave (sous 60 Hz) en retrait sans caisson dĂ©diĂ© pour les grands espaces.

  • Surround arrière logiquement restreint sans enceintes physiques additionnelles

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