Tesla explique pourquoi avoir licencié des salariés « traités comme des robots »

 

Selon des salariés, Tesla aurait licencié une vingtaine d'employés dans l'usine de Buffalo aux États-Unis. En cause : leur volonté de monter un syndicat. Dans un article de blog, Tesla se défend de les avoir licenciés pour cette raison. La firme d'Elon Musk apporte du contexte à l'histoire, mais confirme avoir procédé à ces licenciements.

Elon Musk

C’est assez rare pour être souligné, mais Tesla a pris publiquement la parole, à travers un article de blog publié sur le site de la marque, pour répondre à « de fausses accusations », peut-on lire en titre. Tesla se défend d’avoir licencié des employés pour la seule raison de la création d’un syndicat, comme nous l’annoncions dans nos colonnes jeudi 16 février dernier.

Pour le prouver, la firme d’Elon Musk apporte beaucoup de détails à l’affaire, de son point de vue du moins. On y apprend que l’entreprise évalue ses salariés tous les six mois, avec une note de 1 à 5, pour permettre aux employés de « calibrer leur travail avec les attentes de leur poste ». Si le salarié n’y arrive pas, Tesla précise qu’il sera licencié.

Le 13 décembre 2022, Tesla ajoute qu’une communication interne est envoyée aux managers. Celle-ci indique que les licenciements pour les salariés ne répondant pas aux attentes de l’entreprise débuteront la semaine du 12 février 2023. À Buffalo, environ 4 % de l’équipe chargée de l’amélioration de l’Autopilot était concernée. Tesla ajoute que cette équipe est dotée de 675 employés.

La liste détaillée des salariés licenciés a été établie le 3 février dernier. Tesla précise que c’était « bien avant l’annonce de la création d’un syndicat ait été annoncée ». Celle-ci est intervenue, officiellement, mardi 14 février, environ « 10 jours après » comme le relève l’entreprise américaine. La firme d’Elon Musk se défend alors en précisant que c’est à ce moment-là que les managers ont su que l’une des 27 personnes licenciées faisait partie de ce projet de syndicat.

Tesla espionne les salariés, pour la bonne cause ?

Tesla se défend de l’accusation d’espionnage sur les ordinateurs des salariés. L’entreprise confirme qu’un outil de monitoring est bien installé sur chaque poste. Ceci afin, officiellement, « d’améliorer la facilité d’utilisation du logiciel d’étiquetage ». Dans le détail, l’outil de monitoring permet de « calculer le temps nécessaire à l’étiquetage d’une image ». L’entreprise en déduit alors que cet outil n’empêche pas les employés de se rendre aux toilettes. Sous-entendant ici que le nombre d’images analysées par jour n’est pas comptabilisé.

Précisons que ces 675 employés ont une mission assez simple en apparence, mais très utile pour Tesla. Leur rôle est d’analyser des images issues des caméras des Tesla à travers le monde, afin d’améliorer le fonctionnement de l’Autopilot, la conduite semi-autonome des voitures électriques de la marque.

Il s’agit, par exemple, de confirmer si la voiture a bien repéré un panneau de limitation de vitesse, un animal, un vélo, etc. Ce qui permet ensuite d’améliorer le réseau neuronal, qui est une intelligence artificielle capable de détecter automatiquement ce genre de détails, en s’améliorant avec le temps. Ce qui fait notamment la force de Tesla face à ses concurrents sur la conduite autonome.


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