Autopilot Tesla : pourquoi son prix augmente-t-il et continuera d’augmenter ?

L'Autopilot prend du galon !

 

Elon Musk s’est fendu d’un nouveau message Twitter pour annoncer une hausse tarifaire de l’Autopilot Tesla. Cette augmentation n’a rien d’étonnante, et devrait même en appeler à d’autres au cours des prochaines années.

Elon Musk a le don d’agiter la twittosphère à chaque nouveau message posté sur la plateforme à l’oiseau bleu : celui datant du 19 mai 2020, dans lequel est annoncé une augmentation du prix de l’Autopilot Tesla, a déjà récolté près de 30 000 « j’aime » en vingt-quatre heures. En clair : le pack « Full Self Driving » (FSD) va augmenter de 1000 dollars partout dans le monde à compter du 1er juillet 2020.

En France, cette hausse devrait se traduire par un bond de 1000 euros sur le prix final, soit 7300 euros au lieu des 6300 euros actuellement demandés. Mais pourquoi l’option « Capacité de conduite entièrement autonome », comme dénommé sur le configurateur français, voit son prix augmenter au fil des années ? Et surtout, pourquoi le patron de SpaceX ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin ?

Plus performant, et donc plus cher

La raison est simple, et Elon Musk l’explique de lui-même. « Le prix de l’Autopilot continuera d’augmenter à mesure que le logiciel se rapprochera de la conduite 100 % autonome, certifiée par une approbation réglementaire. À ce jour, la valeur du FSD se situe quelque part au-dessus des 100 000 dollars », a-t-il écrit.

Il est vrai que l’Autopilot du constructeur américain accueille de manière régulière de nouvelles mises à jour grâce auxquelles des fonctionnalités autonomes plus poussées sont implémentées. Il y a quelques années, « seulement » 2700 euros étaient nécessaires pour en profiter. Plus le logiciel prendra du galon, plus sa grille tarifaire poursuivra son ascension. Sans oublier les coûts de développement internes.

Une hausse justifiée… selon les marchés

À l’avenir, Tesla devrait par exemple intégrer la reconnaissance et la réaction aux feux de signalisation aux panneaux stop, ou encore la conduite automatisée en ville et la sortie Auto améliorée. Mais une problématique demeure : selon les pays, les lois relatives à la conduite autonome diffèrent. En Europe, l’Autopilot des Tesla est volontairement bridé en raison de la législation européenne. Alors qu’aux USA, les utilisateurs ont accès à plus de fonctionnalités.

Cette hausse pourrait donc paraître légitime aux États-Unis, mais peut-être moins justifiée en France et chez ses voisins. À moins que Tesla n’entreprenne un virage radical en mettant en place un système d’abonnement pour son Autopilot, comme Elon Musk l’a déjà évoqué. Qui sait, les clients auront peut-être l’opportunité de customiser à la carte leur pack de conduite autonome, en sélectionnant les fonctionnalités à même de répondre à leurs besoins.

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