Valve prépare un changement interne majeur pour SteamOS : voici ce que cela va changer pour vos jeux sur console portable

 
Dans la dernière version bêta de SteamOS, Valve annonce le support du pilote ntsync, une nouveauté qui devrait améliorer sensiblement le support et la stabilité des jeux Windows sur le système.
Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

SteamOS, le système d’exploitation de Valve introduit par le Steam Deck, est en pleine expansion depuis l’année dernière. L’OS investit désormais des consoles d’autres constructeurs et sera au cœur de la future Steam Machine.

Basé sur Linux (la distribution Arch Linux plus précisément), SteamOS ne cesse de s’améliorer de mise à jour en mise à jour pour supporter une plus grande gamme de matériel et améliorer ses performances.

La dernière mise à jour bêta pour SteamOS apporte une nouveauté très prometteuse pour l’avenir : le support du pilote ntsync.

Steam Deck prépare le terrain avec ntsync

Dans la mise à jour SteamOS 3.7.20 bêta publiée le 9 janvier 2026, Valve annonce l’intégration du pilote ntsync à sa plateforme logicielle. Si ce pilote est disponible depuis mars 2025 au sein du noyau 6.14 de Linux, Valve ne l’avait cependant pas activé dans SteamOS.

Capture d’écran Phoronix

Valve utilise d’ailleurs un autre pilote au sein de Proton, sa couche de traduction pour faire tourner des jeux Windows sur Linux : fsync. Concrètement, il s’agissait jusqu’à maintenant d’émuler le comportement de Windows en utilisant des outils natifs de Linux. C’est très performant, mais nécessite une logique complexe de traduction pour imiter le noyau Windows NT.

ntsync fonctionne différemment. Au lieu d’émuler des primitives Windows NT avec des équivalents Linux, ntsync intègre directement ces primitives au sein même du noyau Linux. La couche de traduction gagne ainsi en simplicité, mais quels sont les gains pour les utilisateurs ?

Une meilleure stabilité sur SteamOS

L’objectif : offrir des performances de niveau « natif » à travers une large variété de jeux et d’applications. Avec un comportement plus proche de celui de Windows, on peut s’attendre à une plus grande stabilité.

Si on ne peut pas s’attendre à des performances en nette hausse sur tous les jeux, ntsync libère de la puissance CPU pour les titres les plus gourmands. Ainsi, les temps de chargement peuvent s’avérer plus courts, les 1 % Low sont plus stables et les micro-saccades réduites.

Le support des anciens jeux s’en voit aussi grandement amélioré, avec d’anciens épisodes de Call of Duty, GTA ou Forza qui deviennent enfin jouables sur Linux avec le pilote ntsync.

Valve pourrait donc bien remplacer définitivement fsync par ntsync au sein même de Proton en 2026, au vu de ses sérieux avantages. Les utilisateurs de l’alternative GE-Proton pouvaient d’ailleurs déjà en profiter sur leur console SteamOS, le pilote ayant été implémenté l’année dernière.


Envie de rejoindre une communauté de passionnés ? Notre Discord vous accueille, c’est un lieu d’entraide et de passion autour de la tech.

Recherche IA boostée par
Perplexity