Une entreprise baptisée Wico attaque en justice la marque de smartphones Wiko en lui reprochant d’avoir créé une confusion dans l’esprit des clients. Wiko a réagi en indiquant être persuadé de gagner l’affaire.

Wiko est une marque fondée à Marseille en 2011 et, comme tout le monde le sait, elle commercialise des smartphones. Ce que l’on ignore, c’est qu’il existe une autre marque à l’orthographe et à la prononciation très similaire : Wico. Celle-ci existe depuis 2006 et ses activités portent également sur le secteur des télécommunications puisque cette entreprise installe des infrastructures réseau.

La confusion est donc facile entre Wiko et Wico et c’est pour cette raison que Wico vient d’annoncer « une action en contrefaçon de 30 millions d’euros devant le TGI de Paris contre Wiko ». Les plaignants estiment avoir subi une perte d’exploitation à cause de cette confusion dans l’esprit des clients, notamment à cause des « polémiques autour de la marque Wiko [qui] ont créé un préjudice spécial à la marque Wico et à la moralité des propriétaires ».

Le logo de Wico

Les « polémiques » ici soulevées font notamment écho à une faille qui avait touché Wiko en 2017. Mais rappelons que celle-ci a été résolue en quelques jours avant que la marque de smartphone entérine de manière plus marquée sa fusion avec sa maison-mère Tinno au début de l’année 2018.

Les 30 millions d’euros réclamés sont censés couvrir une perte d’exploitation entre 2011 et 2016. « Malgré plusieurs démarches amiables entre 2013 et 2016 menées par les propriétaires de Wico, la société Wiko n’a fait aucune proposition pour organiser la coexistence entre les deux marques Wico et Wiko dans le secteur des télécommunications », lit-on dans le communiqué annonçant la procédure judiciaire.

Contre Wico, Wiko est parfaitement confiant

Un porte-parole de Wiko nous a affirmé que son entreprise connaissait assez bien les deux responsables de Wico, car ils réclameraient régulièrement des compensations financières « avec des sommes folles sur des notions de droits contestés ». Wiko avait déjà contre-attaqué en nullité.

« Nous mènerons toutes les actions nécessaires pour défendre nos intérêts et respecter la loi. Nous sommes parfaitement confiants », a signalé le porte-parole de Wiko. Ce dernier laisse par ailleurs entendre qu’il s’agit avant tout d’un coup de pression tenté par Wico pour essayer de gagner de l’argent facilement.

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle qui touché OnePlus qui s’était fait attaquer en justice pour le nom de sa recharge Dash.