Les voitures électriques Xiaomi aux USA ? « Complètement faux » : la marque douche les espoirs des américains

 
Xiaomi va-t-il envahir les routes américaines avec Ford ? La réponse est tombée, et elle est claire. Après des rumeurs persistantes de coentreprise, le géant chinois a mis les points sur les i : pas de partenariat, pas de voitures, et surtout, aucune intention de s’installer aux États-Unis.
Xiaomi SU7 (2026) // Crédit : Xiaomi

L’idée de voir une voiture Xiaomi rouler sur une autoroute du Michigan relevait déjà du miracle. Mais quand le Financial Times a affirmé que Ford et Xiaomi discutaient d’une coentreprise… on était étonnés.

L’information était précise : Ford aurait entamé des discussions préliminaires pour fabriquer des véhicules électriques Xiaomi sur le sol américain. Une stratégie qui aurait permis à Ford de rattraper son retard technologique et à Xiaomi de contourner les barrières douanières.

Xiaomi n’a pas traîné pour réagir : « Les articles selon lesquels Xiaomi discute d’une coentreprise avec Ford Motor Company sont faux. Xiaomi ne vend pas ses produits et services aux États-Unis et ne négocie pas pour le faire ».

Le fantôme du Financial Times et le mur Trump

Le problème ? C’est le contexte. Nous sommes en 2026, et l’administration américaine n’a jamais été aussi hostile aux technologies chinoises. Proposer une alliance entre un fleuron de Détroit et le « Apple chinois » en plein milieu d’une guerre commerciale, c’est quand même osé.

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Ford a d’ailleurs emboîté le pas à son « partenaire » imaginaire en qualifiant l’histoire de « complètement fausse ». Il faut dire que le constructeur américain marche sur des œufs.

Après avoir déjà essuyé des critiques pour ses liens avec CATL (le géant des batteries) pour une usine dans le Michigan, Ford sait qu’une coentreprise avec Xiaomi serait un signal catastrophique envoyé aux régulateurs de Washington.

Regardez la stratégie de Xiaomi : la marque n’est pas présente officiellement aux États-Unis, même pour ses smartphones. Pourquoi prendraient-ils le risque de lancer un produit aussi complexe et politique qu’une voiture électrique ? La Xiaomi SU7 cartonne en Chine, mais elle n’est pas conçue pour survivre à l’hostilité législative américaine.

Pourquoi Xiaomi préfère rester chez lui

Le vrai enjeu ici, c’est l’indépendance. Xiaomi n’a pas besoin de Ford pour exister. En Chine, leur écosystème est déjà complet, de la brosse à dents connectée à la berline sportive. S’aventurer aux USA aujourd’hui, c’est s’exposer à des sanctions, à des blocages de composants, voire à un bannissement pur et dur façon Huawei.

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Xiaomi consolide leur marché domestique, s’étendent en Europe et en Asie du Sud-Est, en France d’ici 2027, là où l’accueil est moins frileux. Pour Ford, c’est une autre histoire. Le constructeur cherche désespérément une solution pour baisser ses coûts de production sur l’électrique face à l’ogre BYD, mais il devra chercher un allié ailleurs qu’à Pékin.

Bref, Xiaomi ne vendra pas de voitures aux États-Unis de sitôt. Le groupe chinois est peut-être ambitieux, mais il n’est pas suicidaire.


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