Xiaomi vient de franchir une première étape dans la fabrication de ses voitures électriques par robots humanoïdes

 
Le géant chinois de la tech Xiaomi teste actuellement des robots humanoïdes dans ses usines de voitures électriques. Encore au stade embryonnaire, ces derniers pourraient à terme s’occuper d’une importante proportion de la production, afin de réduire les coûts.
Le robot Xiaomi CyberOne // Source : Xiaomi

Depuis de nombreuses années, on entend que les robots finiront par remplacer les humains, sans toujours trop y croire. Pourtant, il semblerait que la réalité doive bientôt dépasser la fiction. Et c’est notamment ce que prouve le géant chinois de la tech, Xiaomi. Ce dernier est pour mémoire devenu également un constructeur automobile à part entière en 2023 avec le lancement de sa première voiture électrique, la berline SU7. Et on peut dire que le succès a rapidement été au rendez-vous, avec plus de 380 000 commandes en moins de deux ans.

Et alors que la nouvelle version séduit aussi beaucoup, tout comme son SUV électrique, le YU7, Xiaomi doit désormais accélérer la cadence de production. Et quoi de mieux que de faire appel à des robots pour y parvenir ? Certes, les machines robotisées existent depuis des années dans les usines. Mais le jeune constructeur vient cette fois-ci de franchir une nouvelle étape, comme l’indique le site CNEVPost. Et pour cause, il commence tout doucement à déployer ses robots humanoïdes au sein de son usine chinoise.

Une avancée cruciale pour la marque, surtout que les premiers essais sont très concluants. Baptisé CyberOne, ce rival du Tesla Optimus a été en mesure de fonctionner pendant trois heures consécutives, et cela de manière totalement autonome. Le robot est chargé d’installer des écrous autotaraudeurs dans l’atelier de moulage sous pression. Et ce n’est pas tout, car il a atteint un taux de réussite de 90,2 % pour l’installation simultanée des deux côtés du poste de travail.

Un déploiement massif

Pour mémoire, cette tâche consiste à prélever des écrous autotaraudeurs sur un dispositif d’alimentation automatique. Le robot doit ensuite les placer puis effectuer le serrage après le moulage sous pression. Tout ce processus est réalisé en 76 secondes selon le constructeur grâce aux nombreuses innovations technologiques qui composent cet humanoïde, mesurant 1,77 mètre de haut pour un poids de 52 kilos. Il est notamment composé d’un système de contrôle d’apprentissage par renforcement, entraîné grâce à des centaines de millions de perturbations aléatoires simulées dans un environnement virtuel.

Ainsi, le robot peut maintenir son équilibre dans des conditions de perturbations très fortes, et transférer ses capacités aux autres, sans aucun exemple. Il est aussi doté d’un contrôleur d’optimisation, qui résout chaque itération en moins d’une milliseconde.

Pour l’heure, ces engins sont seulement affectés à la station d’assemblage des écrous, mais cela pourrait bientôt changer. En effet, d’autres postes de travail seront bientôt concernés. C’est notamment le cas du prélèvement en vrac et de la pose d’étiquettes. Mais Xiaomi doit encore améliorer le « temps de cycle de production et le taux de rendement ».

Usine de voitures électriques Xiaomi // Source : Xiaomi

Et ce, avant d’envisager un déploiement industriel plus large. Bien sûr, la question éthique se pose forcément, alors que de nombreuses entreprises pourraient être tentées par l’usage de robots humanoïdes. Car ces derniers devraient permettre de réduire les coûts de production, en supprimant les dépenses en main-d’œuvre.

De plus, ces engins ne prennent évidemment pas de pause, et surtout, il n’y a aucun risque de protestation ou de grève, et donc d’interruption de la production. Autant dire que cette solution devrait notamment faire de l’œil à Tesla, en plein conflit avec le syndicat IG Metall dans son usine allemande.


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