La baisse de prix des voitures électriques de BYD en France se rapproche avec cette étape clef

 
L’arrivée des premiers équipements de production de BYD à Szeged, en Hongrie, marque le début d’une nouvelle ère pour le constructeur chinois. L’objectif ? S’affranchir des barrières douanières européennes, simplifier sa chaîne logistique et, par conséquent, proposer bientôt des voitures électriques encore plus abordables.

Depuis l’annonce du projet en décembre 2023, la logique industrielle de BYD en Europe est limpide : s’extraire des contraintes tarifaires imposées par Bruxelles en créant une usine en Hongrie.

L’Union européenne a en effet relevé les droits de douane sur les véhicules électriques chinois, avec une surtaxe spécifique de 20,7 % visant le constructeur de Shenzhen. En produisant directement sur le marché européen, BYD neutralise cette taxation tout en optimisant ses coûts logistiques et de transport.

La Hongrie, le nouveau lieu de rendez-vous des constructeurs chinois

L’accord de préachat de terrains signé en janvier 2024 avec la ville de Szeged, en Hongrie, avait déjà acté la volonté du groupe de pérenniser sa présence en Europe centrale, une région réputée pour ses infrastructures industrielles, sa main-d’œuvre compétitive et ses incitations fiscales.

Ce positionnement géographique n’a pas été choisi au hasard, car la Hongrie est au cœur du maillage industriel européen du constructeur, aux côtés d’autres acteurs asiatiques comme CATL ou Samsung SDI, déjà installés dans le pays. BMW y assemble également son iX3 dans une usine flambant neuve.

Une montée en puissance progressive (et prudente)

Le 9 décembre 2025, le premier lot d’équipements de production a été réceptionné d’après le média CarNewsChina, confirmant que le projet avance conformément au calendrier. Si la production devait initialement démarrer fin 2025, les essais industriels auront finalement lieu au premier trimestre 2026, avec un lancement commercial prévu au deuxième.

Car même si BYD cartonne en ce moment et dépasse désormais Tesla dans les ventes de voitures électriques, cette planification progressive montre quand même la prudence du groupe face au contexte économique européen.

Malgré une demande croissante pour les véhicules électriques, le marché reste fragmenté et sensible aux politiques de subventions nationales. BYD prévoit donc une montée en cadence échelonnée, son site de Szeged devant atteindre, à terme, une capacité annuelle maximale de 300 000 véhicules.

Quels seront les modèles BYD fabriqués en Europe ?

Le premier modèle assemblé en Hongrie sera la Dolphin Surf, une citadine électrique que nous avons déjà essayée à plusieurs reprises et qui s’avère plutôt séduisante avec un prix d’appel autour de 20 000 euros. Gageons qu’il diminue encore grâce à une production européenne.

Suivront ensuite la Dolphin, les SUV Atto 3 et Seal U, ainsi que la berline Seal. Cette diversité de gamme permettra à BYD de couvrir plusieurs segments de prix tout en adaptant son offre aux préférences régionales. Finalement, à l’exception des Sealion 5, Sealion 7, Tang et Han, quasiment toute la gamme « à gros volume » sera produite en Europe.

BYD pourrait, à terme, y adjoindre des activités connexes (batteries, composants électroniques, ou encore assemblage de modules) afin de rapprocher davantage la chaîne de valeur du marché européen.


Les bons plans n’attendent pas : abonnez-vous à notre canal WhatsApp Frandroid Bons Plans ! (zéro spam, promis).

Recherche IA boostée par
Perplexity