Enfin, Microsoft fait machine arrière sur l’IA et le design de Windows 11

La barre à tribord, l'IA par-dessus bord

 
Il aura fallu cinq ans, une pluie de critiques et un mea culpa public pour que Microsoft admette l’évidence. Windows 11 va enfin permettre de déplacer la barre des tâches en haut ou sur les côtés de l’écran, cette annonce marque le début d’un grand nettoyage de printemps pour l’OS. Ce n’est pas la seule annonce qui a eu lieu.

Il aura fallu attendre 2026 pour que Microsoft prenne le temps d’analyser les critiques de ses utilisateurs. Pavan Davuluri, le patron de Windows, vient de l’annoncer officiellement : la barre des tâches amovible fait son grand retour.

En reconstruisant la barre pour Windows 10X (le projet avorté pour tablettes), Microsoft avait amputé Windows de fonctions basiques présentes depuis les années 90. Aujourd’hui, la firme de Redmond promet de « rehausser la barre de qualité » de Windows 11. Et franchement, il était temps.

Le grand retour du bon sens ergonomique

Concrètement, la mise à jour qui arrive en test chez les Insiders permettra de faire un clic droit sur la barre pour choisir sa position : haut, gauche ou droite. Microsoft prévoit aussi une option pour réduire la taille de la barre plus tard dans l’année. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le vrai changement, c’est le recul spectaculaire sur l’intégration forcée de l’IA.

Microsoft admet à demi-mot que saturer chaque pixel de l’interface avec Copilot était une erreur. L’IA va ainsi disparaître des points d’entrée inutiles comme l’outil de capture d’écran, Photos ou le Bloc-notes. « Nous allons être plus intentionnels« , explique Pavan Davuluri.

Pour aller plus loin
« Windows 11 est sans doute dans le pire état de son histoire » : pourquoi Microsoft gâche la sortie des nouvelles puces Intel Panther Lake

Performance et File Explorer

Au-delà des icônes qu’on déplace, Microsoft s’attaque enfin à un des éléments clés de son système. L’Explorateur de fichiers, devenu une usine à gaz sur Windows 11, va subir une cure de jouvence.

Microsoft évoque des lancements plus rapides, moins de clignotements d’interface et une navigation enfin fluide. Le passage progressif vers le framework WinUI 3 devrait également réduire la latence générale de l’interface, qui ressemble encore trop souvent à un patchwork de vieux composants.

Et le gros morceau : Windows Update !

Enfin, Microsoft s’attaque à un traumatisme collectif : Windows Update. On a tous connu ce moment où, en pleine présentation ou juste avant de partir en rendez-vous, le PC décide unilatéralement de mouliner pendant 20 minutes pour une mise à jour.

La promesse pour 2026 ? Vous redonner les clés du camion. Désormais, vous pourrez éteindre ou redémarrer votre machine sans installer les mises à jour en attente, sauter l’étape des téléchargements interminables lors de la configuration initiale d’un PC neuf, et surtout mettre le système en pause beaucoup plus longtemps.

A en croire Microsoft, ça serait la fin des redémarrages forcés au pire moment et du « bruit » incessant des notifications de maintenance.

Microsoft semble avoir compris que Windows perdait son duel de prestige contre macOS sur le terrain de la qualité perçue. L’objectif affiché semble donc moins de distractions, moins de notifications inutiles, et un système de mise à jour moins punitif.

Pour aller plus loin
Windows a 40 ans : le vrai classement des pires et des meilleures versions


Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google News (et Numerama).

Recherche IA boostée par
Perplexity