Thomas Ingenlath, CEO de l’entreprise Polestar, a tenu une conférence diffusée en direct sur YouTube au cours de laquelle a été présentée la Polestar 2, concurrente électrique de la Tesla Model 3.

Elle était attendue, la voilà enfin. Après quelques teasings diffusés çà et là et une apparition lors du Consumer Electronic Show (CES) 2019, à Las Vegas, en janvier dernier, la voiture électrique Polestar 2, successeur de la Polestar 1, a fait l’objet d’une présentation officielle effectuée par le CEO de l’entreprise, en la personne de Thomas Ingenlath. L’occasion de découvrir un peu plus en profondeur cette fameuse concurrente de la Model 3.

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet : la Polestar 2 se classe définitivement dans la catégorie des SUV et se distingue, entre autres, par sa ligne de toit descendant jusqu’à l’arrière du véhicule. Niché dans le plancher, le bloc de batterie garantit un « centre de gravité très bas », selon Thomas Ingenlath, lui assurant une conduite sportive optimisée. La batterie de 78 kWh offrirait quant à elle une autonomie de 500 kilomètres, selon le protocole WLTP.

Une autonomie à la hauteur de la Model 3

À titre de comparaison, la Tesla Model 3 propose une autonomie de 560 kilomètres en version Grande Autonomie, et 530 kilomètres en version Performance. Le modèle de la filiale de Volvo se place donc légèrement derrière son rival californien sur ce point-là. La Polestar 2 s’équipe d’un double moteur de 150 kW et 660 Nm de couple, pour une puissance totale de 300 kW, soit 408 chevaux. Une configuration lui permettant d’avaler le 0 à 100 km/h en l’espace de 5 secondes seulement.

Thomas Ingenlath s’est notamment attardé sur la capacité de la Polestar 2 à réduire le bruit et les vibrations : le bruit de roulement atteindrait les 3,7dB. Une démonstration audio a été effectuée lors de la conférence, avec un résultat plutôt probant au premier abord. Les équipes d’ingénieurs ont également intégré des phares intelligents, capables d’adapter leur intensité lorsqu’une voiture est détectée.

Comme attendu, la Polestar 2 embarque tout un tas de fonctionnalités connectées. À commencer par son système d’ouverture : en appareillant via une connexion Bluetooth son smartphone à la voiture, cette dernière parvient à localiser votre emplacement et à déverrouiller les portières une fois l’utilisateur détecté à 1,50 mètre du modèle (une distance voulue, par mesure de sécurité). Une fois à l’intérieur, oubliez le bouton Démarrer.

Un mode de démarrage intelligent

Le bouton Démarrer est en quelques sortes niché dans le siège du conducteur. Une fois votre smartphone géolocalisé dans la Polestar 2, et une fois l’automobiliste assis sur son siège, un mode « Ready to go » s’enclenche, permettant à l’usager de prendre les commandes de son bolide. Un bolide justement composé d’un intérieur « vegan », comme annoncé par le CEO de la marque, marqué par l’absence de cuir et la présence de matériaux en polycarbonate.

Et l’expérience utilisateur dans tout ça ? En premier lieu, un écran central de 11 pouces a été installé entre les deux passagers avant. Un peu à la manière de Tesla, admettons-le. Dans cette dalle a été intégrée un logiciel infotainment Android créé en collaboration avec Google. L’interface est ainsi composée de Google Assistant et Google Maps, mais peut également accueillir toutes les applications du Play Store.

L’intelligence artificielle de Google Assistant a largement prouvé son efficacité au fil des dernières années, ce qui n’a pas empêché Thomas Ingenlath d’effectuer une démonstration en direct : « Emmène-moi à la pizzeria Roma », « Où sont les points de recharge les plus proches » ou encore « Lance At Last, sur Spotify ». L’assistant vocal s’est parfaitement exécuté, en toute logique.

Le marché français délaissé

La Polestar 2 ne sera en revanche pas disponible au cours de l’année 2019, puisque sa mise en production débutera au mois de février 2020. D’ici là, la voiture électrique de la marque bénéficiera d’une tournée internationale à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et la Chine. Malheureusement, la France n’a pour l’instant pas été sélectionnée comme l’un des marchés visés, a contrario de la Chine, des États-Unis, de la Belgique, des Pays-Bas, de la Norvège, Suède et de la Grande-Bretagne.

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Six coloris ont été introduits par Polestar, que sont le Midnight (bleu-gris foncé), Magnesium (gris clair), Snow (blanc), Thunder (gris foncé), Moon (beige) et Void (noir). Pour l’admirer de plus près, rendez-vous sur son configurateur en ligne ou au salon de l’automobile de Genève. Pour les plus intéressés, il faudra compter la somme de 39 900 euros. Les modèles commercialisés durant la première année de production atteindront en revanche les 59 900 euros.