À 2, 3 ou 4 roues : comment le Japon se démarque sur l’électrique

 

Les constructeurs japonais sont capables de toutes les excentricités, esthétiques comme technologiques. Mais jusqu'à maintenant, la propulsion électrique ne faisait pas beaucoup partie de leur vocabulaire. Le Salon de Tokyo 2019 change la donne, avec une collection de concepts fous et de véhicules prêts à prendre la route, plus créatifs et fascinants les uns que les autres. Nous avons sélectionné sur place pour vous les plus beaux spécimens.

Toyota et sa branche de luxe, Lexus, sont les rois de l’hybride et Nissan a fait de sa Leaf la voiture électrique la plus vendue au monde. Mais à part cela, les véhicules purement électriques ont été longtemps laissés de côté chez les constructeurs japonais, chacun pour des raisons différentes.

Toyota semblait ne pas croire aux autos mues par la seule énergie de leurs batteries, Mazda insistait sur l’importance d’optimiser au maximum le rendement des moteurs à combustion internes (essence et diesel, donc), Suzuki se concentrait sur ses petits moteurs, Honda jouait l’hybridation… Mais depuis quelque temps, les choses changent. Honda a présenté l’an passé sa très mignonne citadine « e » qui sera lancée en 2020 et, au salon de Tokyo qui a lieu tous les deux ans, c’est une déferlante électrique qui attend les 800 000 visiteurs potentiels.

Nous y étions pour les journées presse et il fallait bien les doigts des deux mains pour compter les modèles électriques. En voici notre sélection.

Nissan Ariya : du concept à la route

Nouveau langage design pour ce concept de SUV électrique de 4,60 m gentiment futuriste, mais pas trop : il doit rester rationnel, sa version de série, très proche, arrive chez nous dès l’année prochaine. On ne connait pas beaucoup de détails sur sa partie technique (plateforme partagée avec Renault et 2 moteurs électriques), mais une chose est sure, il monte en gamme et soigne son intérieur, avec des commandes tactiles directement intégrées sur la planche de bord et de nombreux détails d’aluminium cuivré, bois et cuir.

Nissan Ariya - intérieur

Nissan Ariya – intérieur

Et pour le guider en semi-autonomie sur autoroute, le système ProPilot 2.0 permet de lâcher les mains du volant – du moins au Japon où cela est autorisé.

Nissan IMk : petit, mais techno

Impossible d’évoquer les automobiles japonaises sans parle des « kei cars », ces mini-voitures de moins de 3,40 m de long, étroites et hautes et limitées en motorisation, qui représentent un tiers du marché local. Nissan en propose une vision futuriste électrique avec ce concept intégrant un tableau de bord sous la forme d’un écran transparent.

Nissan IMk

Nissan IMk

Suzuki Waku Sports : transformer

« Waku waku » est un terme japonais pour exprimer la joie, par exemple celle procurée par la conduite ou peut-être, celle ici de bénéficier de deux véhicules en un.

Suzuki Waku Sports

Suzuki Waku Sports

En effet, un bouton nommé « waku waku » permet de transformer la parie arrière de ce concept de petit coupé hybride rechargeable en mini break, grâce à une partie flexible. Ludique, à défaut d’être franchement indispensable, mais c’est justement pour cela qu’on l’aime !

Mitsubishi MI-Tech Concept : il turbine

Qui dit concept, dit définition… conceptuelle. Pour ce buggy hybride rechargeable alimenté par des turbines pour prolonger son autonomie, les mots clés choisis par les gens de Mitsubishi sont l’intelligence, l’ingéniosité, l’interaction et l’inspiration.

Mitsubishi Mi-Tech Concept

Mitsubishi Mi-Tech Concept

Il s’agit d’un pur show-car, démonstration du savoir-faire des designers et exemple de développements techniques d’avenir possibles. Mission accomplie.

Toyota Mirai concept : une deuxième ration d’hydrogène

La pile à combustible alimentée à l’hydrogène reste à la fois réelle (quelques modèles sont commercialisés) et virtuelle (ils coûtent une fortune et le réseau de distribution est quasi inexistant).

Toyota Mirai

Toyota Mirai

Mais Toyota revient à la charge avec une Mirai de seconde génération, aussi élégante que la précédente était biscornue. De quoi faire bonne figure pour accompagner les athlètes de J.O. de Tokyo 2020 dont le géant japonais est partenaire officiel. Après tout, « mirai » signifie « futur »…

Mazda MX-30 : l’originale

Les séries MX, chez Mazda, sont synonymes de plaisir de conduite. Le ton est donc donné avec le nom choisi pour la première voiture électrique du constructeur de Hiroshima. Voulue dynamique et originale, la MX-30 est dotée d’une batterie plus petite (35,5 kWh pour 200 km d’autonomie selon la réaliste norme WLTP), privilégiant la masse et une empreinte écologique mesurée.

Les designers, eux, ont choisi des lignes différenciées, des portes à ouverture antagoniste et des revêtements de liège dans l’habitacle, le premier métier de cette marque bientôt centenaire. Vous la voulez ? Ça tombe bien, elle est déjà disponible en précommande pour 34 400 euros (avant bonus et primes), avec une wallbox offerte en plus pour la charger à la maison.

Lexus LF-30 : exubérante

Le design de la division premium de Toyota est encore plus surjoué sur ce concept célébrant les 30 ans du label japonais. Mais sa plus grande originalité ne se situe pas dans sa calandre béante ou dans ses portes-papillon XXL. Il s’agit surtout d’un concept 100 % électrique (et non hybride comme à l’habitude pour Lexus) avec des batteries annoncées avec la technologie d’électrolyte solide, sur laquelle le groupe investit beaucoup.

Lexus LF-30

Lexus LF-30

Si elles arrivent un jour, ces batteries permettent une densité bien plus grande (gain de masse et de volume), donc plus d’autonomie à taille égale, ainsi qu’une recharge ultra-rapide. Une quadrature du cercle qui pourrait être une révolution.

Yamaha MW-Vision : un penchant pour l’électrique

Le constructeur aux trois diapasons s’est lâché avec ce concept de trois-roues électrique à l’inclinaison extrême, protégé des intempéries et garni de décorations façon… céramique. Un environnement sonore immersif permet de s’y sentir chez soi.

Yamaha MW Vision

Yamaha MW Vision

Yamaha Land Link Concept : drone roulant

Sa conduite autonome sur tous les terrains est assurée par son intelligence artificielle et ses roues mobiles indépendamment les unes des autres. Son design semble tout droit sorti d’un film d’anticipation. Son nom, prometteur d’usages utiles. Lui ? Le Land Link est purement conceptuel et ses usages possibles restent aussi vastes que flous. Gageons sur un transport d’objets en terrains difficiles. Une autre idée ?

Yamaha Land Link

Yamaha Land Link

Yamaha E01 et E02 : ils aiment de faire attendre

Mais qu’attendent donc de grands constructeurs comme Yamaha pour proposer leurs versions des scooters urbains électriques, forts de leur savoir-faire et leur force en recherche et développement ? Yamaha joue le teasing avec deux scooters joliment dessinés, mais loin de toute réalisation en série.

Yamaha E01 et E02

Yamaha E01 et E02

En équivalent 50 cm3 avec des batteries amovibles ou en équivalent 125 avec des performances routières sérieuses, les E01 et 02 attirent les regards et suscitent l’envie. Mais en attendant, ce sont les marques chinoises ou taiwanaises qui prennent des parts de marché.

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