C’est confirmé, remplacer les voitures thermiques par des voitures et des vélos électriques sauve des vies

 

Le remplacement des véhicules thermiques par des voitures électriques commence déjà à porter ses fruits : cela entraîne une diminution des décès liés à la pollution. C'est ce que vient de conclure une étude menée sur 9 ans.

Source : Matt Hausmann / Unsplash

Source : Matt Hausmann / Unsplash

Les plans massifs pour l’électrification à marche forcée sont générateurs de débats vifs. Surtout que la voiture électrique n’est pas une solution miracle. Les réfractaires parlent, à raison, des dégâts de l’extraction du lithium, indispensable à la fabrication des batteries.

De plus, le grand dilemme de la voiture électrique est double avec des solutions antagonistes. La première solution est d’augmenter l’autonomie, en partie pour pallier le manque d’infrastructures de recharge. La seconde est de baisser les prix, car ces voitures sont encore considérablement plus chères que leurs équivalentes à moteur à combustion.

Pour réussir la transition énergétique, les États facilitent l’achat de voitures électriques (avec le bonus écologique par exemple) et prônent également l’utilisation des transports publics et des vélos. Cela entraîne un bouleversement de nos habitudes au fur et à mesure que la voiture est repoussée en dehors des centres-villes.

Sauver des vies et économiser de l’argent

Mais à quoi bon faire tout ça ? Une étude vient d’être publiée dans la PNAS « Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences », par des scientifiques du Département de la santé environnementale de la Chan School de Harvard. Dans cette étude, qui concerne les États-Unis, l’objet n’a pas été l’étude du changement climatique, mais dans la santé.

L’étude a porté principalement sur l’émission de particules fines PM 2,5, celles dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns. Ces particules sont très étudiées, car les particules d’aérosols sont considérées comme des polluants, dans le sens où leur présence modifie leur environnement de façon visible et mesurable. L’accumulation de ces aérosols obscurcit le ciel, réchauffe l’atmosphère et peut dérégler le cycle de l’eau. Mais elles ont aussi des effets cancérigènes et pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire. Il en résulte une détérioration de la santé pulmonaire et cardiovasculaire.

Les données de quatre années différentes ont été observées : 2008, 2011, 2014 et 2017. De plus, des simulations ont été effectuées dans lesquelles des facteurs de différentes années ont été mélangés. L’objectif est d’avoir des données précises qui concernent la mortalité. Au cours de ces 9 années, la taille des véhicules a augmenté, tout comme la population, qui a augmenté et vieilli. De plus, le transport de marchandises est devenu plus intense.

Ce graphique montre l’évolution de la mortalité attribuée aux particules fines

Ce graphique montre l’évolution de la mortalité attribuée aux particules fines

Cette étude conclut que la marche ou le vélo, ainsi que l’utilisation de voitures électriques au lieu de voitures thermiques, sont des mesures qui sauvent des milliers de vies. En résumé, le remplacement des véhicules thermiques par des voitures électriques commence déjà à porter ses fruits : cela favorise une diminution des décès liés à la pollution. L’étude prend également en compte les économies potentielles que cela implique au niveau social, y compris, bien entendu, les dépenses de santé.


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