On a vu la Lotus Eletre, ce magnifique SUV sportif et technologique

 

Le grand SUV siglé Lotus ne manquait pas de faire parler de lui dans les allées du Festival of Speed de Goodwood. Trahison ou théorie de l’évolution ? Nous avons pu la découvrir pour la première fois en trois dimensions.

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Quand “light is right” (ce qui est léger est bien, en français) a toujours été le mantra de la marque Lotus et de son fondateur, Colin Chapman, voici que le label chouchou des aficionados de voitures de sport radicales passe lui aussi au SUV électrique. Ayant changé de mains plusieurs fois, la marque anglaise est désormais sous le giron du chinois Geely, propriétaire de Volvo, Lynk&Co et autres Zeekr…

Et même si la Lotus Eletre semble se diriger vers un poids “raisonnable” de moins de 2 tonnes (évoqué par la marque à Drive.com), certes léger dans cette catégorie de SUV électriques de plus de 5 mètres de longueur (5,10 m exactement) souvent plus proches des 2,5 tonnes, on est loin de l’esprit des origines. L’emploi de carbone, d’aluminium et de batteries de dernière génération permettrait d’atteindre ce résultat.

Pour les performances, avec 600 ch minimum, moins de 3 secondes de 0 à 100 km/h, 260 km/h en pointe et 600 kilomètres d’autonomie avec sa batterie de plus de 100 kWh et une architecture sous 800 volts, elle coche les bonnes cases dans la catégorie. La charge maxi à 350 kW DC permettrait de regagner 400 km en juste 20 minutes. En AC, l’Eletre culmine à 22 kW.

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Un SUV sportif magnifique

Les deux exemplaires que nous avons pu découvrir (de l’extérieur uniquement), l’une gris anthracite, l’autre jaune vif, nous ont permis de prendre la mesure du design de la familiale anglo-chinoise. L’avant joue la carte d’une certaine agressivité sportive, avec une sorte de calandre géante très sculptée, surmontant la réelle ouverture permettant l’aération de l’ensemble dans la partie basse du bouclier.

Le capot surplombe l’ensemble, tandis que des feux rappelant certaines productions Ferrari modernes assurent le regard de ce très gros SUV, long, large et haut. On note les rétroviseurs caméras, les fines poignées de portes rétractables, les élargisseurs d’ailes et bas de caisse noir carbone, et le décroché de la ligne d’épaules au niveau de la custode, un gimmick déjà vu, qui manque d’originalité.

Les flancs très sculptés allègent visuellement l’ensemble, d’autant que les ailes avant laissent passer un flux aérodynamique utile pour gérer le refroidissement et les turbulences. La Lotus Eletre est campée sur de massives roues de 23 pouces. L’arrière très étiré est ponctué au niveau du toit par un étrange spoiler en deux parties, tandis que l’incontournable bande de LED et le nom de la marque inscrit en toutes lettres en relief ornent la proue.

Résultat, un SUV aux lignes sportives certes, dessiné par Ben Payne, mais qui pourrait porter un peu n’importe quel badge. Il était certes difficile de transposer l’ADN de la marque facilement sur une carrosserie si diamétralement opposée aux productions de la firme de Hethel, dans le Norfolk. Un “hyper-SUV”, selon ses créateurs.

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Le plein d’options

La Lotus Eletre peut recevoir en option des disques céramique pour stopper l’ensemble, ainsi que l’incontournable toit panoramique. La suspension active est pneumatique, complétée d’un système d’anti-roulis actif et d’un torque vectoring utilisant les freins pour une répartition active du couple sur les 4 roues pour dynamiser son comportement. Quatre modes de conduite (Range, Tour, Sport, Off-Road) sont au programme. La conduite autonome est aussi partie prenante du programme, avec l’intégration d’un Lidar.

Dans l’habitacle, les tissus sont signés du spécialiste Kvadrat, tandis que la sono est signée par le britannique Kef, avec 2 160 watts et 23 haut-parleurs. Deux écrans fins (30 mm d’épaisseur) sont intégrés à la planche de bord devant le conducteur et son passager, tandis qu’une grosse tablette de 15,1 pouces trône au beau milieu de la planche de bord. Le conducteur a droit en plus à un affichage tête haute à réalité augmentée. Le volant très sportif intègre les commandes des aides à la conduite.

Prix et disponibilité

La production de ce modèle qui répond au nom de code Type 132 est annoncée dans une usine chinoise du groupe d’ici la fin de l’année. Les premières livraisons devraient démarrer en 2023, avec un prix d’appel supérieur à 100 000 euros. La Lotus Eletre n’est que le premier véhicule électrique de la marque qui prévoit également des berlines sportives.


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