Keenetic n’est pas une marque très connue en Europe, en tout cas pas en Europe de l’Ouest. L’entreprise s’est effectivement fait un nom dans certains pays de l’Est, en Russie et en Turquie notamment, avant d’envisager un débarquement en France. Plusieurs modèles sont déjà distribués, mais avant d’aborder les plus modernes, nous voulions étudier un routeur Wi-Fi 6.
Le Hopper KN-3811 est la suite logique d’un modèle déjà distribué en France, le Hopper KN-3810. Il s’agit d’une variation sur le même thème avec pour objectif d’améliorer les performances tout en faisant progresser certaines fonctionnalités et en réduisant les dimensions ainsi que l’échauffement du routeur. Sur le papier, le KN-3811 semble avoir bien des atouts pour s’imposer, et ce, même s’il n’est pas à la pointe de la technologie.
Fiche technique
| Modèle | Keenetic Hopper |
|---|---|
| Wi-fi | Wi-Fi 6 (ax) |
| Débit wifi maximal | Débit : 3 – Unité : Gbit/s |
| Nombre maximum d’appareils connectés | 256 |
| Système mesh | Oui |
| Nombre de ports ethernet | 4 |
| Débit ethernet maximal | 1 Gbit/s |
| Mémoire vive (RAM) | 0,512 Go |
| Application | |
| Fiche produit |
Le produit a été prêté par Keenetic pour les besoins de ce test.
Du Wi-Fi 6, ce n’est pas un peu has been ?
Autant être clair d’entrée, si nous testons – en 2026 – un routeur Wi-Fi 6 ce n’est pas pour satisfaire une passion pour l’archéologie. Non, malgré une liste de fonctionnalités longue comme le bras, le Wi-Fi 7 n’est pas si indispensable que ça à la maison. En tout cas, pas chez les utilisateurs lambda qui n’ont peut-être pas des dizaines d’appareils connectés en Wi-Fi à travers leur domicile. Le Wi-Fi 6 se contente des bandes de fréquence 2,4 GHz et 5 GHz. Il ne peut pas non plus proposer la MLO ou la 4K-QAM.

Pour autant, cela n’en fait pas une technologie complètement désuète en 2026. Loin de là même. Tout d’abord, dans beaucoup de foyers, le Wi-Fi 7 n’est clairement pas la norme : dans de nombreux cas, même le smartphone n’est pas passé à cette technologie alors que dire des autres appareils. De plus, il est souvent préférable d’opter pour un bon routeur Wi-Fi 6 plutôt que pour un routeur Wi-Fi 7 au rabais qui n’intègre pas la moitié des fonctionnalités de la nouvelle norme.

Dans sa forme, le Hopper KN-3811 est un routeur assez classique qui ressemble pas mal à son prédécesseur, en étant plus compact. À 16 centimètres de long sur 12 cm de large, c’est nettement moins que le KN-3810 (21 x 15 cm) et le nouveau venu est simplement plus épais (4,5 cm vs 3,3 cm) alors que son poids baisse de 31 grammes (369 g contre 400 g). La brique d’alimentation – externe – est aussi très compacte et, l’un dans l’autre, il ne sera pas difficile de trouver une place au routeur.
Comme toujours, l’avant du Hopper est dédié aux LED de contrôle alors qu’un port USB-A 3.0 est disponible sur le côté droit. Pratique. C’est à l’arrière que l’on trouve le gros de la connectique : un port RJ45 1 GbE pour le WAN et trois ports RJ45 1 GbE pour le LAN. À défaut de proposer des ports plus rapides, Keenetic a au moins eu la bonne idée d’autoriser l’agrégation de liens sur les ports 1 et 2. Reste que le Hopper ne va pas battre des records de vitesse en local.

Notez également, sur l’arrière, la présence d’un bouton de réinitialisation. Une fois n’est pas coutume, il est relativement facile d’accès : toujours appréciable en cas de gros problème. De manière un peu moins pratique en revanche, Keenetic a placé les paramètres par défaut du routeur, ainsi que le QR code de connexion rapide sous la machine. Pas très logique. Sous la machine aussi, se trouvent les deux trous pour une fixation murale par exemple. Ça ne coûte pas grand-chose et ça peut rendre service à certains usagers.


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Une installation/configuration rapide
Qu’il est loin le temps où il fallait un doctorat pour configurer un réseau local, plus encore en sans-fil. Comme chez la majorité des fabricants, la configuration se fait aujourd’hui via smartphone, même si cela reste possible en accès depuis un PC de bureau. Une application est proposée par Keenetic et à partir de là, il suffit de suivre les différentes étapes. Notons tout de même quelques questions qui ne seront pas évidentes pour le néophyte.
En réalité, la première réponse est à chaque fois la plus probable, mais Keenetic aurait dû le signaler plutôt que de demander s’il s’agit de configurer l’accès à Internet « via un modem externe » ou « via un câble Ethernet fourni par votre FAI » ?! Les usagers lambdas seront perdus et plus encore quand on leur demande de sélectionner une « option de service de transmission multimédia en continu » entre « plateforme de smart TV » et « décodeur IPTV ». Heureusement, là, une mention « recommandé » aide à opter pour le premier.
Heureusement, cette (courte) étape franchie… il n’y a plus rien à faire ou presque. Keenetic propose simplement de sélectionner des créneaux pour les mises à jour potentielles. Pratique pour ne pas risquer une interruption de connexion au moment où toute la famille tire sur le Wi-Fi en même temps. Le plus logique est de caler ça en pleine nuit. Keenetic lance d’ailleurs une vérification des mises à jour d’emblée et nous avons pu vérifier que celles-ci sont rapides à déployer. Bon point.
Une dernière question propose de choisir entre un mode de « performances équilibrées » et un mode de « performances maximales ». Cette fois, Keenetic prend le temps d’expliquer les avantages et défauts et de l’un et l’autre de ces modes. Bien vu. Cette ultime étape validée, on se retrouve sur l’interface principale de gestion, mais le Wi-Fi du KN-3811 est à présent parfaitement fonctionnel. L’opération, dans son ensemble, n’aura pas pris plus de 5 minutes.
L’interface de gestion mise ensuite sur la simplicité avec une page principale dépouillée sur laquelle les débits en temps réel sont largement mis en avant. La liste des appareils connectés est également en bonne place et, entre les deux, on peut accéder aux options de gestion des profils, du port USB, des applications et des événements (les notifications en somme). Les options de réglage du Wi-Fi sont aussi clairement identifiables : on ne cherche jamais ses petits.
Notons tout de même que les utilisateurs les plus expérimentés regretteront sans doute de ne pas avoir accès à tous les réglages, mais ce n’est pas l’objectif d’un tel routeur. En réalité, le seul réel reproche concerne l’agrégation de liens. Pourtant mise en avant par Keenetic, celle-ci n’est pas si évidente à mettre en œuvre : l’option est un peu trop masquée dans les profondeurs de l’application et ne comptez pas sur le portail Web pour être plus efficace ici : il reprend à l’identique l’interface de l’application smartphone avec juste, espace oblige, un peu plus de clarté.
Comment que ça tourne cette bêta-là ?
Inutile de tourner autour du pot, en proposant un routeur « simplement » Wi-Fi 6, Keenetic n’avait pas pour objectif de battre des records de performances. Pour toucher de plus hauts débits, c’est vers le modèle Titan de la marque qu’il faut se tourner… nous le ferons très bientôt. En attendant, nous avions à cœur de vérifier le comportement d’un produit plus basique certes, mais aussi dont la technologie éprouvée ne doit plus poser le moindre problème.

Là, reconnaissons qu’il n’y a guère de reproches à formuler à l’encontre de Keenetic ou du Hopper KN-3811. Non seulement la connexion se fait de manière automatique, sans délai, mais surtout elle est parfaitement stable dans le temps. Sur nos quelques semaines d’utilisation, nous n’avons pas rencontré la moindre perte de connexion… sauf quand Enedis a décidé de jouer aux apprentis sorciers avec notre fourniture d’électricité. Keenetic n’y est pour rien, évidemment.
Cela se ressent d’ailleurs plutôt pas mal sur nos graphiques de mesures de signal. À quelques mètres (environ cinq), la puissance sur la bande de fréquence des 2,4 GHz est plus que suffisante. Il y a de la perte, mais rien de gênant. Même chose d’ailleurs sur la bande des 5 GHz, la plus importante pour nos appareils les plus exigeants : elle ne va pas concerner les petits objets du quotidien ou tout ce qui fait que votre domicile est connecté, mais c’est elle qui va assurer les plus hauts débits.
Des débits qui, et ce n’est pas une grande surprise, n’ont rien d’extraordinaire, et ce, peu importe la qualité des contrôleurs réseaux utilisés sur les serveurs/clients lors de nos tests. Via le logiciel OpenSpeedTest, nous avons pu mesurer jusqu’à 1139,8 Mb/s sur la bande des 5 GHz à une distance de 5 mètres. Donc non, ce n’est pas extraordinaire, mais ça n’a rien de ridicule non plus, même si on remarque une chute assez rapide à mesure que l’éloignement augmente.

Alors qu’il était au-dessus de l’ASUS ZenWiFi BD4 sur courte distance, le Hopper KN-3811 s’incline sur notre test à 15 mètres et il est plus en difficulté encore sur le test à 25 mètres. Cela dit, dans un logement, nous n’aurons que rarement besoin de 15 mètres de distance et, même là, les débits relevés sont très corrects à 622,3 Mb/s. Notons aussi que le routeur est à même d’exploiter le mode de connexion optimal pour chaque appareil connecté.
C’est ce que l’on appelle le band steering et c’est particulièrement important sur un routeur comme celui-ci : cela permet de dissocier les petits appareils qui seront en 2,4 GHz de ceux pour lesquels la bande passante est importante, eux seront en 5 GHz. Et dans les faits, cela marche de manière impeccable. L’autre bonne surprise du KN-3811 est sa capacité à profiter au mieux de la qualité de la connexion Internet proposée.
Là, nous sommes évidemment limités par ce que nous propose notre fournisseur d’accès… à la campagne. Pour autant, il n’y a vraiment pas de quoi crier au scandale : 861,24 Mb/s alors que la connexion est donnée pour 1000 Mb/s, c’est plus que correct. Mention spéciale en outre pour le ping mesuré à seulement 7 ms. Là, c’est carrément excellent et c’est la preuve que ce routeur est capable de bien belles choses, « malgré » son Wi-Fi 6.

Prix et disponibilité
Disponible depuis un petit moment en Europe de l’Est, le Hopper KN-3811 est arrivé il y a peu en France où il remplace le Hopper KN-3810. Une mise à jour que Keenetic cherche à rendre aussi accessible que possible d’où le prix de vente plutôt bon marché pour un produit mesh.
Keenetic ne nous a pas communiqué de tarif public conseillé, mais de multiples revendeurs le commercialisent à des tarifs compris entre 99 et 119 euros. Un prix qui ne lui permet pas d’être « LE » moins cher sur le marché – il y a même des modèles Wi-Fi 7 mieux placés –, mais qui demeure très accessible compte tenu des technologies embarquées.
En revanche, Keenetic ne semble avoir aucune borne à proposer pour étendre le réseau maillé du Hopper KN-3811 : un peu surprenant.




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