
Le record n’aura pas tenu longtemps. C’est la loi de la jungle dans le monde du FPV (First Person View) de vitesse. Il y a à peine un mois, l’ingénieur australien Benjamin Biggs choquait tout le monde avec son drone Blackbird, flashé à 626 km/h. Une claque pour Luke et Mike Bell, le duo père-fils sud-africain qui détenait le titre précédent.
La réponse ne s’est pas fait attendre. Avec le Peregreen V4, ils viennent non seulement de récupérer leur couronne, mais ils ont mis la barre à un niveau effrayant : 657,59 km/h.
La guerre des moteurs et de la chauffe
La première étape pour aller vite, c’est évidemment la propulsion. Et ici, la logique voudrait qu’on prenne le moteur le plus puissant possible. C’est là que ça devient intéressant. L’équipe a testé trois références : l’AOS Supernova 3220, l’AMX 2826 et le T-Motor 3120.


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Sur le banc d’essai, l’AOS explosait tout le monde avec 9 à 15 % de poussée en plus. Sur le papier, le choix était vite vu. Mais la réalité des airs est différente.

Lors des tests à 90 % de puissance, les moteurs les plus puissants chauffaient dangereusement. Le choix s’est donc porté sur les T-Motor, qui offraient moins de poussée brute, mais une fiabilité thermique absolue. À quoi bon avoir de la puissance si le moteur fond avant la ligne d’arrivée ?

Côté aérodynamisme, Mike Bell (le père) a passé des heures sur des simulations CFD (mécanique des fluides numérique). Il a obtenu un corps plus large, mais paradoxalement plus aérodynamique, conçu pour réduire la traînée au minimum. Ils ont même poncé le corps du drone imprimé en fibre de carbone nylon pour gagner les derniers km/h.
L’impression 3D au cœur du réacteur
Ce qui fascine avec le Peregreen V4, c’est sa méthode de fabrication. On est loin des composites moulés en autoclave de l’industrie aéronautique. Tout a été réalisé avec une imprimante 3D grand public, la nouvelle H2D de Bambu Lab. Pourquoi est-ce important ? Parce que la double extrusion a permis de mixer les matériaux sur une même pièce.

Du coup, le corps est rigide pour la structure, mais la queue et les supports de caméra intègrent du TPU flexible. En cas de crash (et à cette vitesse, un crash équivaut à une désintégration), le drone a une chance de survie. Ils ont même dû imprimer un second drone « caméraman » capable de suivre la bête, équipé d’une caméra 360° logée dans la queue pour tenter de capturer l’action sans perturber l’aérodynamisme.

C’est là qu’on touche aux limites de l’exercice. Piloter un engin à 650 km/h est une torture. Même Darren, un pilote chevronné appelé en renfort, a eu du mal à gérer la bête. Entre les hélices à pas ultra-élevé et l’angle d’attaque agressif, le Peregreen V4 ne vole pas, il déchire l’air.
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