L’Europe donne son feu vert pour que Paramount croque Warner Bros

 
Paramount a accepté la concession exigée par la Comission européenne. La société gagne ainsi le feu vert pour racheter Warner Bros.

Les sociétés Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery peuvent célébrer une première victoire dans leur projet de fusion. Alors que le processus est pour le moment bloqué aux États-Unis, les deux sociétés viennent d’obtenir le feu vert de l’Union européenne.

La Commission européenne a annoncé que le rachat de Warner Bros par Paramount pouvait avoir lieu. Le règlement sur la concurrence ne sera pas enfreint, à condition que l’entreprise accepte de se retirer de ​United International Pictures JV.

C’est quoi ​United International Pictures JV  ?

​United International Pictures JV  est une « joint venture », c’est-à-dire une entreprise née d’un partenariat entre Universal et Paramount.

En étant à la fois le racheteur de Warner Bros et avec un pied dans cette association avec Universal, Paramount aurait eu trop de poids dans le cinéma.

La commission européenne avait donc fait du retrait de ​United International Pictures une condition sine qua non du projet de rachat. Paramount a accepté ce compromis.

Paramount n’a plus le droit de s’associer avec Universal en Europe pendant une période de 10 ans.

Dans le détail, la Commission européenne laisse à Paramount treize mois après la clôture de l’opération pour sortir de United International Pictures. Aujourd’hui réduite à quelques marchés (Danemark, Grèce, Croatie, Hongrie, Norvège, Pologne, Suède), la coentreprise n’a plus le poids qu’elle avait à sa création en 1981.

Ces engagements répondent pleinement aux préoccupations en matière de concurrence soulevées par la Commission, en garantissant que les films de l’entité issue de la fusion ne seront pas distribués conjointement avec ceux d’Universal ou de Disney.

D’autres feux verts encore à obtenir

Les deux sociétés peuvent désormais se concentrer sur les autres territoires où il faudra faire valider ce projet à 110 milliards de dollars (environ 96 milliards d’euros), comme le Royaume-Uni, la Chine, et bien sûr les États-Unis.

Dans le cas du rachat d’Activision Blizzard par Microsoft, une autre acquisition massive dans le monde de la culture, ce sont les États-Unis et le Royaume-Uni qui avaient posé le plus de difficulté pour faire valider le projet.


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