
Le plus gros deal d’Hollywood attendra. Vendredi, devant un tribunal fédéral de Californie, Paramount Skydance a accepté de ne pas boucler son rachat de Warner Bros. Discovery avant l’issue d’un procès antitrust. Ces deux géants de l’industrie cinématographique resteront encore officiellement séparés pendant au moins quelques mois, alors que David Ellison, le CEO de Paramount, espérait prendre le contrôle avant la fin septembre 2026.
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Petit rappel pour ceux qui n’ont pas suivi ce feuilleton à rebondissements. Le 13 juillet, une coalition de douze États américains, Californie en tête, a attaqué le projet en justice. Leur argument tient en une ligne : une fusion de cette ampleur écraserait la concurrence sur deux marchés, celui des salles de cinéma et celui des chaînes câblées.
Précisons au passage que cette fusion mettrait sous le même toit les plateformes Paramount+ et HBO Max.
Pourquoi Paramount a préféré reculer
Plutôt que de batailler recours après recours, Paramount a signé un accord. Il fait suite à l’ordonnance temporaire par laquelle une juge fédérale avait déjà suspendu la mégafusion quelques jours plus tôt. Selon Variety, le groupe s’engage désormais à ne pas conclure la transaction, évaluée à environ 111 milliards de dollars (près de 98 milliards d’euros), avant cinq jours après la tenue du procès, ou le 1er juin 2027, la première échéance l’emportant. Sauf qu’aucune date de procès n’est fixée, et les États visent avril 2027.
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Ce calendrier coûte cher à Paramount. Le groupe voulait absolument boucler avant le 30 septembre, faute de quoi il devra verser une pénalité d’environ 7 millions de dollars par jour (près de 6,2 millions d’euros) aux actionnaires de Warner Bros. tant que le rachat n’est pas finalisé.
Selon la plainte des États, le nouvel ensemble contrôlerait environ 27 % de la distribution des films en salles aux États-Unis, un poids que la juge a jugé suffisant pour présumer une atteinte à la concurrence. En échange de l’accord, l’audience prévue le 3 août est annulée et le syndicat des scénaristes (Writers Guild of America), qui attaquait lui aussi le projet, a retiré sa demande d’injonction.
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