Ce site permet d’acheter des voitures électriques chinoises pour les importer en Europe : pourquoi c’est une mauvaise idée

 
Les voitures électriques chinoises vous font de l’œil ? Vous pouvez désormais passer commande en ligne de modèles qui ne sont même pas vendus en Europe. Et le succès est au rendez-vous pour cette plateforme, qui n’est pas parfaite non plus.

Si vous suivez l’actualité automobile, vous savez sans doute que les constructeurs chinois sont de plus en plus nombreux sur le marché. En effet, on compte actuellement pas moins de 150 marques dans l’Empire du Milieu, et beaucoup ont lancé une grande offensive dans le reste du monde. Et tout particulièrement en Europe.

Une plateforme pratique

Certaines entreprises commercialisent déjà leurs voitures en France, telles que BYD, MG ou encore Xpeng, sans oublier Nio et Zeekr, qui sont déjà présents dans d’autres pays du Vieux Continent. Mais la grande majorité des marques chinoises n’ont pas encore fait le chemin jusqu’à chez nous. Dommage, car elles proposent bien souvent des autos très abordables, et particulièrement intéressantes sur le plan technologique. Mais si vous rêvez absolument d’une auto chinoise, sachez qu’il existe une alternative encore méconnue dans nos contrées.

Il s’agit tout simplement d’une plateforme permettant d’acheter une voiture venue de l’Empire du Milieu directement en ligne. Cette dernière est appelée China EV Market, et elle se présente comme la plus grande boutique en ligne de véhicules électriques chinois au monde. Peu connue chez nous, elle rencontre pourtant un grand succès, puisqu’elle a vendu 7 000 autos au premier semestre 2025. Soit une hausse de 66 % par rapport à la même période en 2024. Il faut dire que ce site facilite grandement la vie des acheteurs.

Zeekr 9X // Source : Zeekr

Il est possible d’acheter des voitures de marques déjà vendues en Europe, comme Xpeng ou Leapmotor. Mais aussi des modèles de constructeurs ne disposant pas encore d’un réseau sur le continent. Parmi eux, citons Xiaomi, Avatr ou encore Wuling. Les voitures électriques de Tesla ou Volkswagen réservées à la Chine sont aussi proposées. Et dans tous les cas, les tarifs sont particulièrement intéressants. Electrive indique qu’il est possible de commander une BYD Seagull moyennant 10 500 euros. Alors que la Dolphin Surf, son équivalent européen coûte 18 990 euros en France.

L’entreprise se charge également de toutes les procédures administratives, telles que le dédouanement ainsi que l’homologation. Un poids particulièrement important, car toutes les voitures vendues sur ce site répondent aux normes chinoises. De plus, il y a aussi un gros point noir à prendre en compte. Les autos électriques sont dotées d’un port de charge GB/T et non d’un connecteur CCS, comme nos véhicules européens. Certes, un adaptateur est livré avec, mais cela peut nuire aux performances de charge. De plus, les pièces sont parfois difficiles à trouver si la voiture n’est pas présente en Europe.

Des détails à connaître

Sans oublier que les centres de réparation sont parfois tout simplement inexistants pour les marques qui n’ont pas encore été importées chez nous. Ce qui compliquera grandement la vie des conducteurs en cas de panne ou d’accident. Et surtout, il ne faut pas oublier un détail très important. Les voitures électriques chinoises sont soumises aux droits de douane à l’importation en Europe. C’est le cas lorsqu’elles sont vendues par les constructeurs, mais aussi achetées directement par les clients sur ce type de sites.

Or, la taxe est particulièrement élevée, puisqu’elle peut atteindre les 45,3 % du prix des autos. Un pourcentage qui s’ajoute aux 10 % qui étaient déjà en vigueur jusqu’à présent. Ce sont d’ailleurs ces droits de douane qui ont eu raison de l’existence de ce service aux États-Unis. Ce dernier va disparaître faute de clients, à cause de la fiscalité. C’est d’ailleurs aussi pour cela qu’une grande partie des autos achetées via China EV Market sont en fait des modèles hybrides rechargeables.

Crédit : Nio

Car ces derniers ne sont pas concernés par les taxes punitives mises en place par Bruxelles. Cependant, il se dit que de nombreuses voitures électriques sont commandées via ce site par des constructeurs, qui achètent des autos concurrentes. Le but ? Les démonter afin de les étudier, comme l’avait fait Toyota avec Tesla ou des ingénieurs japonais avec un BYD Atto 2. Dans ce cas, ce n’est pas grave si les voitures ne sont pas aux normes européennes ou si les taxes sont un peu élevées.


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