Durée de vie des batteries : cette étude met fin pour de bon aux idées reçues sur la voiture électrique

 
La dernière étude en date de GeoTab indique que la dégradation des batteries de voitures électriques est très faible. Cependant, la recharge rapide reste le principal facteur d’accélération de cette dernière.
BYD Dolphin Surf // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Les ventes de voitures électriques continuent de progresser tout doucement dans le monde entier. Cependant, les automobilistes restent encore assez frileux, et cela notamment pour deux raisons : le prix et l’autonomie. Les conducteurs craignent que cette dernière soit insuffisante, mais pas seulement.

Une bonne nouvelle pour les batteries

Ils sont aussi très nombreux à ne pas vouloir passer à l’électrique, de peur de devoir remplacer la batterie. Il est vrai que cette dernière est très coûteuse, puisqu’elle représente environ 40 % du prix total d’une auto zéro émission (à l’échappement). Cependant, devoir changer intégralement l’accumulateur de son véhicule reste très rare, comme l’ont déjà prouvé plusieurs études. Et voilà que celle menée par GeoTab le montre une nouvelle fois. La société a en effet analysé les données de plus de 22 700 voitures électriques, de 21 marques différentes.

Et il en ressort que le taux de dégradation moyen est de seulement 2,3 % par an. L’étude confirme que « les batteries modernes de voitures électriques sont robustes et conçues pour durer bien au-delà de la durée de vie d’un véhicule classique ». Toutefois, ce chiffre reste un peu moins bon qu’en 2024, où le taux de dégradation était de seulement 1,8 %. Selon GeoTab, cet écart est lié à l’usage croissant de la charge rapide.

Et pour cause, la puissance de charge est actuellement le facteur ayant le plus d’influence sur la durée de vie des batteries. Les autos régulièrement chargées à plus de 100 kW en courant continu connaissent une dégradation plus rapide. Elle atteint environ 3 % par an, contre seulement 1,5 % pour les véhicules qui utilisent le courant alternatif. Ou tout simplement une puissance moins élevée. Et si le taux de dégradation moyen est plus élevé, c’est tout bonnement car le nombre de bornes rapides ne cesse de croître.

Xpeng G6 (2025) // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Le recours à la charge rapide est en effet passé de 10 à 25 %, avec une puissance passant de 70 à 90 kW en moyenne aux États-Unis. Néanmoins, et comme nous l’avions déjà expliqué, il n’est pas nécessaire de bannir la charge rapide pour autant.

En fait, l’important est de ne pas maintenir un SOC (state of charge) extrême de manière prolongée, qu’elle soit presque vide ou pleine. Ainsi, rester sous les 80 % demeure préconisé, car les voitures dépassant régulièrement ce seuil affichent une dégradation plus importante.

Pas d’inquiétude à avoir

À noter qu’une grande partie des voitures électriques subit une baisse de capacité plus marquée au cours des deux premières années. Puis, le taux a tendance à se stabiliser. De plus, l’évolution de la dégradation dépend des types de véhicules. Les utilitaires présentent un taux de 2,7 % par an, contre 2 % en moyenne pour les autos particulières. Et cela notamment en raison de la conception de la batterie.

Mais d’autres facteurs entrent aussi en compte dans la dégradation de cette dernière. C’est par exemple le cas de la température. Ainsi, les autos qui circulent dans des climats chauds voient leur batterie se dégrader 0,4 % plus vite. Si le froid fait chuter l’autonomie, il n’endommage en revanche pas les cellules des accumulateurs. L’étude montre également que l’intensité d’utilisation des VE accélère aussi le vieillissement des batteries. Cependant, GeoTab rappelle que ce n’est pas vraiment un problème, car les économies de carburant compensent largement la dégradation.

Une station Fastned

Quoi qu’il en soit, il faut se rappeler que ce phénomène est naturel et qu’aucun véhicule n’est épargné, même si les recommandations sont respectées à la lettre. Et même si la dégradation varie selon les usages, l’électrique reste une solution plus avantageuse que le thermique. C’est notamment le cas en ce qui concerne le coût total d’utilisation, comme nous l’avions déjà expliqué dans un précédent article. Sans oublier les émissions polluantes, même si cette motorisation n’est pas encore propre à 100 %.


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